Le pape Léon XIV a une remarquable présence bienveillante au milieu des autres, et elle inspire confiance. Il écoute et il communique sincèrement, rempli d'empathie et de générosité. À une fillette très handicapée, il s'approche et la réconforte doucement avec une grande compassion. Au Président de la République, il sait lui dire respectueusement mais fermement quelques vérités essentielles.
Le pape Léon XIV, par sa sincérité et sa bonté, a su rassembler les foules en France
Les chiffres des personnes qui ont suivi le pape durant les 4 jours où il était en France, dans les différentes manifestations en son honneur, sont impressionnants. 300 000 personnes sont présentes lors de sa déambulation dans Paris, à bord de sa papamobile. 80 000 jeunes chrétiens avaient pris place au Stade de France pour honorer les saints de France.
800 000 fidèles à la messe sur les Champs Élysées, 150 000 à celle de Lourdes, 35 000 à celle de Metz. La couverture médiatique a été intense et les téléspectateurs étaient au rendez-vous. Le samedi 26 septembre, les éditions spéciales de France Télévisions ont compté jusqu’à 11 millions de téléspectateurs.

Le pape a annoncé aux journalistes présents dans l'avion qui l'emmenait à Paris le 25 septembre : « Je voyage en France comme ailleurs dans le monde en tant que disciple de Jésus Christ souhaitant proclamer la paix, la paix du Christ dans le monde entier. » selon le journal en ligne fr.aleteia.org, dans son article Léon XIV en France, c’est toute une génération qui se lève !
Des vérités essentielles que le pape Léon XIV a rappelé avec fermeté à la France et à ses dirigeants
Derrière une attitude affable et un visage agréablement souriant, se tient un homme de conviction profonde et d'une grande capacité de communication. Depuis le Palais de l'Élysée, le vendredi jusqu'à la cathédrale Saint-Étienne de Metz le lundi, le pape Léon XIV a prononcé 17 discours et homélies.
Dès son arrivée en France, Léon XIV a été reçu au Palais de l'Élysée, où il a pu rencontrer les autorités de la nation, de la société civile et du corps diplomatique. Dans son discours, il a dit sa préoccupation concernant « les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée ».

Le pape a pris connaissance de la nouvelle loi votée cette année en France concernant l'euthanasie, ainsi que l'intégration de la loi sur l'avortement à côté des véritables textes fondateurs de la Constitution républicaine. Il a rappelé que chaque vie humaine conçue ne pouvait être volontairement détruite. Chaque vie a une raison divine de venir dans ce monde. Chaque vie a un chemin d'évolution et d'accomplissement que nous ne devons pas détériorer ou arrêter.
Il a réaffirmé devant le Président de la République, qui a été l'initiateur de ces deux faits récents touchant à l'intégrité physique et morale de l'être humain : « Je sais que pour certains d’entre vous, en raison de pathologies particulières et de douleurs parfois terribles, l’horizon peut apparaître sombre, incertain, sans issue. Mais aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. Au contraire, c’est au nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine que la tentation de donner la mort sous couvert de fausse compassion doit être fermement rejetée. Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral. »
Durant l'homélie de la messe, Place de la Concorde à Paris le samedi, il a exhorté à se poser les questions fondamentales : «Nous aspirons tous au bonheur, à l’amour, à l’épanouissement. Mais à quelle source cherchons-nous à étancher notre soif ? Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide ? Et il a donné une réponse : « L’être humain est fondamentalement un être de désir et seul Dieu peut combler le vide intérieur. »

À la veillée de prières au Stade de France, aux milliers de jeunes chrétiens, il leur a indiqué un chemin : « Il ne suffit pas d’éviter le mal : il faut choisir le bien.(…) Pour faire les bons choix, souvenez-vous de ce critère : le bien donne la vie, il ne l’enlève jamais. Le bien prend soin, il ne prend pas pour lui-même. Le bien n’est pas un beau concept, mais le visage rayonnant de l’amour : il est Dieu en personne !
Une nouvelle génération de jeunes chrétiens enthousiastes
Le vendredi 25 septembre, l'immense Stade de France est devenu pour un soir, le lieu d'une fervente foi et d'une célébration collective autant qu'intime pour chacun. Des milliers de jeunes chrétiens de 17 à 35 ans se sont recueillis autour du pape visiblement surpris, enchanté et attentif à tout. Il était assis au centre d'une estrade devant une gigantesque rosace magnifiquement colorée et lumineuse.
Jean-Baptiste d'Arentière, le metteur en scène et directeur artistique de cette soirée mémorable a accepté cette mission. Il ne pouvait rester insensible à un événement rassemblant le pape et la jeunesse chrétienne de France.
Il fut rattrapé par sa propre foi dans le cadre de cette mission. Il y avait une volonté de transmission évidente. Dans une vidéo du média Boulevard Voltaire, il confie : « Il fallait réussir à y apporter une touche de sacré. Il fallait réussir à transformer le Stade de France en cathédrale à ciel ouvert. »

Au cœur de cette immense veillée, une barque de bois à soudain surgit. Deux disciples de Jésus ont navigué sur la méditerranée et débarquent pour la première fois sur cette terre qui deviendra la France. Une grande fresque historique vivante de la France chrétienne s'est alors déroulée devant les yeux émerveillés des spectateurs.
Des chevaux et leurs cavaliers ont pris part au spectacle. Le tempo rapide de ces 2000 ans d'Histoire chrétienne a été parfaitement synchronisé, soutenu par la musique de l'orchestre et les chants sublimes de la chorale. Les diverses voix off ont apporté une compréhension claire du développement et du sens de la chrétienté en France. Des questions très actuelles étaient aussi posées dont les réponses étaient en lien avec le spectacle.
Les saints ont également été mis à l'honneur. Chaque saint des différentes époques a eu sa propre façon de répondre à l'appel de Jésus. La sainteté est apparue comme une multitude de chemins possibles, en accord avec les sensibilités, les compréhensions et les circonstances différentes.
Les événements autour du pape ont touché aussi des croyants d'autres religions et des non-croyants
Sur les réseaux sociaux, des personnes d'autres religions ont commenté cette joie et cette ferveur chrétienne qui ont accompagné le pape. Ainsi Mohamed Bouhafsi, animateur sur France 5 a confié sur X : « Qu’on soit musulman, juif, athée ou agnostique, les images du pape à Paris touchent quelque chose d’universel. Ces milliers de fidèles réunis dans un même élan, ces bébés bénis. Partout des sourires, des larmes de joie. Un moment de communion, d’amour qui restera dans l’histoire. »
De même, Estelle Denis, animatrice sur RMC, qui se dit athée, s'est avouée sincèrement « gagnée par l’émotion en regardant la communion de tous ces jeunes au Stade de France (…). » « Ces images de liesse, cette foule immense et magnifique, et surtout ces sourires m’ont remuée. Je ne suis pas croyante mais je me suis fait happer par cette joie communicative et ça fait un bien fou. »

Clément commente la déambulation du pape sur X : « Merci au pape !!! Je suis totalement athée mais pour autant voir cette foule avec des grands sourires, ça fait tellement plaisir !! C'est un bonheur pur de voir ça et pour la première fois de l'année, je suis fier de mon pays. »
Beaucoup d'hommes et de femmes politiques sont aussi touchés par cette ferveur religieuse qui unit les gens de toutes conditions sociales. N'est-ce pas ce qu'ils aimeraient retrouver de façon durable dans notre pays ? Telle Déborah Abisror, secrétaire d'un groupe politique à l'Assemblée Nationale, qui exprime sa joie : « Je ne suis pas chrétienne mais la ferveur dans les rues autour de la venue du Pape, la joie et la bonne humeur sur les visages me remplit de joie et pour mes amis chrétiens et pour notre pays. »
Avec ce voyage en France du pape Léon XIV, nous avons la plus belle démonstration que notre nation bien que laïque possède une réelle ferveur spirituelle et notamment portée par les jeunes. Des gestes simples et sincères, un cœur pur tourné vers Dieu, voilà qui suffit pour ranimer la flamme de la foi.
Collaboration Nicolas Pautet
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