Comment la bienveillance et la sincérité évitent un désastre

Par Michael Segarty
Le 01/03/2021
Un seul cœur bienveillant peut dissiper un désastre. (Image : avalok sastri / Pixabay)
Un seul cœur bienveillant peut dissiper un désastre. (Image : avalok sastri / Pixabay)
 

Il y avait un village dans le nord de l’Inde appelé le village de Geyima qui a été sauvé d’une catastrophe par un simple cœur bienveillant. La terre était aride et infertile. Les gens vivaient dans la pauvreté et le combat pour récolter suffisamment de nourriture était un défi permanent. Les villageois travaillaient très dur, mais ils arrivaient à peine à survivre.

Non loin du village se trouvait une simple route et les véhicules qui l’empruntaient avaient quelquefois des accidents. Il y a eu un incident notable impliquant un camion chargé de nourriture en conserve. Ce camion a basculé dans un fossé et le chauffeur a été blessé. Le chauffeur a arrêté une voiture pour l’emmener à l’hôpital, laissant derrière lui, sans surveillance, le camion chargé de marchandises.

Les villageois qui avaient été témoins de l’accident ont alors tranquillement ramené les conserves chez eux. Chaque ménage avait assez de conserves pour plusieurs jours. A la suite de cet incident, les villageois ont eu une idée.

Comme dit le proverbe : « Quand vous êtes près de la montagne, vous comptez sur la montagne, quand vous êtes près de l’eau, vous comptez sur l’eau, donc quand vous êtes près de la route, vous pouvez complètement compter sur la route ! ».

Les villageois savaient également que les accidents de camion sur la route étaient rares. Ils ont donc élaboré un plan. La nuit, quand il n’y avait personne sur la route, ils apportaient leurs outils et creusaient des nids de poule à sa surface, augmentant ainsi le risque d’accident.

Même s’il n’y avait pas d’accident, tous les véhicules empruntant cette route devraient sûrement ralentir en raison de son mauvais état. Les villageois suivraient alors le véhicule de près et, profitant d’un moment d’inattention du conducteur, se faufileraient discrètement et emporteraient une partie des marchandises.

Avec le temps, les villageois devinrent plus audacieux. Au début, ils ne volaient qu’une partie de la nourriture, mais ensuite ils ont aussi pris d’autres marchandises pour les vendre au marché. Comme ils devenaient de plus en plus arrogants, ils ont commencé à voler des camions en plein jour, sans plus se cacher derrière les véhicules.

Le juge a prononcé une peine sévère, mais en vain

Cette partie de la route fut rapidement considérée comme le territoire des bandits et la zone la plus dangereuse. Chaque mois, plusieurs rapports de police étaient déposés. La police a effectivement arrêté deux villageois pour vol. Ils ont été inculpés et présentés au tribunal. Le juge leur a infligé une lourde peine. Malgré la lourde peine, les autres villageois ne se sont pas découragés et au lieu de se reprendre en main, ont appris à être plus sournois encore. Ils ont même engagé des personnes pour veiller sur eux après avoir commis leur larcin. Ils ramenaient les marchandises chez eux et les cachaient ou changeaient l’emballage pour empêcher la police de trouver des preuves matérielles. Le gouvernement local a tenté de nombreuses façons pour remettre les villageois sur le bon chemin. Cependant, les villageois ne changeaient pas et ne pensaient qu’à leurs intérêts personnels, pillant toujours davantage. Peu à peu, les camionneurs évitaient d’emprunter cette route et les villageois n’avaient rien à voler pendant plusieurs jours.

 

Par compassion, le chauffeur a plaidé auprès des villageois pour qu’ils lui rendent les marchandises. (Image : kenartom / Pixabay)
Par compassion, le chauffeur a plaidé auprès des villageois pour qu’ils lui rendent les marchandises. (Image : kenartom / Pixabay)
 

Un jour, un camion chargé de sacs d’amidon est passé par ce tronçon de route. Les habitants du village de Geyima n’avaient qu’une éducation de base. Selon eux, tout l’amidon était comestible et pouvait être transformé en nourriture délicieuse. Alors tout le monde s’est précipité et a pris plus de 20 sacs de fécule. Le chauffeur du camion était un jeune homme. Lorsqu’il a vu les villageois s’emparer de sa marchandise, il a arrêté le camion et les a poursuivis, laissant son véhicule sans surveillance.

Cela a permis aux autres habitants du village de vider le camion sans aucun souci. Le jeune homme a supplié les villageois de lui rendre la marchandise. Les villageois ont refusé. Le jeune homme leur expliqua alors que la farine était de l’amidon industriel non comestible, qu’elle était toxique et qu’elle pouvait engendrer la mort si elle était consommée. Le jeune homme disait la vérité, mais les villageois ne le croyaient pas. Pour eux, il n’y avait pas de différence entre la farine et l’amidon comestible, ou tout autre amidon en termes de texture et de couleur.

Il n’avait pas le cœur de regarder les gens mourir !

Le jeune homme voulait aller au poste de police pour signaler l’affaire, mais il craignait qu’après son départ, ils ne consomment l’amidon et ne meurent. Même s’il savait qu’il n’était pas responsable des villageois, il n’avait pas le cœur de regarder les gens mourir ! Il s’est donc agenouillé devant les villageois et les a suppliés, en disant « Peu importe que vous ne rendiez pas les marchandises. Je subirai simplement une petite perte matérielle, mais je vous prie de ne pas manger cet amidon, car il peut vous tuer ». La sincérité du jeune homme émut les villageois, mais ils avaient encore quelques doutes. L’un d’eux a donc nourri son poulet avec l’amidon. Le poulet est mort peu après.

La sincère bienveillance

Les villageois étaient horrifiés, mais en même temps, ils étaient profondément émus. Ils avaient volé les biens du jeune homme, mais celui-ci ne leur en voulait pas. S’ils avaient été empoisonnés en mangeant l’amidon, ils l’auraient mérité. Mais pour leur sauver la vie, le jeune homme s’était agenouillé et les avait supplié de ne pas manger l’amidon. C’était un acte d’une profonde bonté ! Les villageois ont été très touchés. Ils ont rapporté les sacs d’amidon et les ont chargés dans le camion du jeune homme. Après cela, les habitants du village de Geyima n’ont plus jamais volé de marchandises. Même si quelqu’un voulait attaquer un véhicule qui passait, un autre dans le village se levait immédiatement et disait « Pensez à ce jeune homme bienveillant. Nous l’avons volé, mais il a sauvé le village entier. Pensez à lui : avons-nous encore le cœur de blesser les autres en continuant ces mauvaises actions ? ».

 

Depuis lors, la route près du village de Geyima est devenue très paisible et sûre. (Image : Simon / Pixabay) 
Depuis lors, la route près du village de Geyima est devenue très paisible et sûre. (Image : Simon / Pixabay
 

Depuis lors, la route près du village de Geyima est devenue très paisible et sûre. Les actions des autorités policières et les conseils du gouvernement n’ont donné aucun résultat. C’est le cœur sincère et bienveillant du jeune conducteur qui a touché le cœur des villageois et leur prise de conscience a évité une catastrophe.


Traduit par Swanne Vi

Version en anglais : How One Sincere Heart of Kindness Averted Complete Disaster!

Traduit du chinois par Chua BC