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Voyage. Copenhague, une ville scandinave chaleureuse

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Copenhague, visite en quelques jours

Copenhague, située près de la mer Baltique devient la capitale du Danemark, sous le règne de Christian IV et aurait été fondée par les Vikings au Xe siècle. Lorsque le visiteur arrive pour la première fois à Copenhague, son tout premier réflexe est de se rendre très tôt le matin au port historique de Nyhavn : Nyhavn et ses maisons colorées, célèbres sur les cartes postales du monde entier. Mais Copenhague ne se limite pas à ce joli petit port et à ses vieux gréments, elle est devenue très vite bien plus qu’un village de pêcheurs au fil du temps.


Copenhague, une ville scandinave chaleureuse
Nyhavn, et ses vieux gréments, Copenhague. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)
Copenhague, une ville scandinave chaleureuse
Les sculptures en bronze, immergées depuis 1992, de Suste Bonnén. Œuvre intitulée : Agnete et le merman. (Un homme-sirène dans le folklore danois). (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Copenhague au fil de l’eau 

Copenhague est une capitale où il fait bon vivre, où les valeurs d’égalité et de respect mutuel sont reines. Le commerce fondé sur l’honneur atteint des niveaux de confiance élevés sur tout le Danemark. C’est sans doute pour cela que le Danemark est reconnu aux yeux du monde comme « Le pays du bonheur ». Ainsi, Copenhague se découvre sans stress à pied, mais surtout à vélo, qui est l’authentique mode de déplacement dans cette ville, ainsi qu’en bateau. De nombreuses balades historiques sont organisées sur le grand canal et ses petits canaux de quartiers. L’eau est très présente dans la ville ainsi que dans ses mythes et légendes.

Ainsi, si le visiteur observe attentivement, il découvrira un secret bien gardé près du pont Højbrodans les eaux du canal de Slotsholm, des sculptures en bronze au nombre de huit.

Mais qui sont-elles ? Elles sont tout droit sorties du célèbre mythe de Agnete et le merman ou Triton. C’est une légende que les vieux marins danois connaissent bien et aiment raconter. 

Agnete, une humaine serait tombée amoureuse d’un merman, un homme-sirène. Elle l’aurait suivi sous l’eau pour vivre son amour plein de promesses et aurait fondé avec lui, une famille. Ils auraient eu sept fils. Et puis, un jour, l’appel de la terre auraient été plus fort. Alors qu’elle berçait dans ses bras son dernier-né, elle entendit, au loin, le tintement des cloches d’une église, et aurait souhaité assister à la messe, alors profondément mélancolique, son mari triton, la laissa partir, à condition qu’elle ne s’assoit pas sur les bancs de l’église, ce qui conclurait définitivement sa vie de sirène. Elle revint guidée par une force inconnue sur la terre ferme, abandonnant sa famille sous-marine, à qui pourtant, elle avait fait la promesse de revenir. Ainsi, sa famille sculptée, silencieuse, à fleur d’eau, semble l’attendre, les bras tendus pour l’éternité. Ces sculptures sont l’œuvre de l’artiste danoise Suste Bonnén, et sont immergées depuis 1992. Agnete og Havmanden, de son nom danois, n’est pas seulement une œuvre sculptée, c’est surtout une très célèbre chanson populaire traditionnelle danoise qui se transmet de génération en génération. Cette chanson folklorique a d’ailleurs été reprise par Hans Christian Andersen, sous forme d’un poème où il dépeint une Agnete sans doute mise à l’épreuve, par rapport à sa foi chrétienne. Elle aurait succombé un temps au chant des sirènes et puis serait revenue à la raison au son des cloches.

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Vue de face de la statue de la Petite Sirène sur de gros rochers au Danemark avec le port sous le ciel bleu en arrière-plan. (Image : Grey_Coast_Media / envato)

Copenhague et Hans Christian Andersen

Qui dit Copenhague, dit bien sûr : La Petite Sirène. Elle est le symbole de Copenhague. Évidemment, ne pas voir La Petite Sirène pendant votre visite serait un sacrilège. Elle représente une commande du fils des brasseries Carlsberg en 1909, à destination de la Ny Carlsberg Glyptotek, sculptée par Edvard Eriksen. Elle ne mesure que 1,25m. Seule sur son rocher, mais proche du rivage, mélancolique, elle n’a pas été épargnée par le vandalisme. Entre décapitation, amputation, et peinture sur les cheveux et le corps, son premier moulage est, en vérité, préservé dans un lieu secret. Les touristes ne photographient ainsi, sans le savoir, qu’une copie. Elle a traversé le globe terrestre jusqu’à Shanghaï pour l’Exposition universelle de 2010. 

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 (De gauche à droite) Copenhague : Vues derrière La Petite Sirène / Avec sa grande cheminée, usine valorisant les déchets sur laquelle on peut skier (Copenhill) et le Navire-Musée danois : le Peder Skram. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Seule sur son rocher, La Petite Sirène semble se questionner sur notre monde, tout comme le touriste, qui, la prenant en photo, s’aperçoit que derrière elle, se trouve à quelques encablures, vers Copenhill, une usine avec sa grande cheminée, valorisant et recyclant les déchets. En effet, le Danemark, qui l’a inaugurée en 2009, souhaitait s’engager pour l’environnement, en y associant un grand complexe sportif, ainsi les visiteurs pourront skier sur une piste artificielle ou grimper sur son grand mur d’escalade.

Derrière La Petite Sirène, est visible également un grand navire militaire, amarré à Holmen, du nom de Peder Skram, un amiral danois du XVIe siècle, désormais Navire Musée, il se visite durant les vacances scolaires et les week-ends d’été. 

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En direction de la Citadelle du Kastellet, sur les bords de rivière, de majestueux cygnes et leur cygnet se prélassent au soleil. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

À Copenhague, diverses flâneries, le long des rivières de la ville pourront tranquillement mener, vers le Kastellet, citadelle militaire de la ville, peut-être que le visiteur, retrouvera Le Vilain Petit Canard ? 

Rappelons que ce récit du Vilain Petit Canard, était semble-t-il une œuvre autobiographique. En effet, Hans Christian Andersen aurait été rejeté, critiqué et méprisé à l’école par les autres élèves ainsi que par les enseignants eux-mêmes. Rejeté car il aurait accédé à l’école très tardivement, et rejeté également à cause de ses ambitions d’écrivain. 

Le Vilain petit canard est donc une sorte de récit initiatique qui indiquerait aux enfants qu’il faut savoir s’accepter malgré les épreuves de la vie, pour mieux s’épanouir une fois adulte, grandi et plus fort suite au chemin parcouru, malgré les difficultés rencontrées. 

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Le théâtre de Pantomime (Tivoli, Copenhague) d’inspiration chinoise est dédié à l’art traditionnel italien de pantomime classique de la commedia dell’arte. Ballet et danse y sont proposés également, le paon est le rideau de façade mécanique de la scène de théâtre. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)
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Pagode chinoise et petit lac central, avec petites embarcations, au cœur du jardin de Tivoli, à Copenhague, au Danemark. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

À Copenhague, il faudra également visiter le célèbre parc Tivoli, dont les jardins ont ouvert le 15 août 1843. Une statue d’Hans Christian Andersen, pensive, regarde d’ailleurs en direction de l’entrée du parc. Peut-être qu’Andersen, bien que ne connaissant pas la Chine, avait anticipé l’inspiration chinoise qui se dégagerait des lieux, en écrivant son célèbre conte : Le Rossignol et l’Empereur ? Peut-être que s’il l’avait visité aujourd’hui, il l’aurait alors appelé Le paon et l’Empereur, qui sait ? En effet, Tivoli est le plus vieux parc d’attractions du Danemark, dans lequel le visiteur trouvera en plein air, Le Théâtre de la Pantomime, avec une scène théâtrale d’inspiration chinoise, occupée par un paon bleu géant. 

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(De gauche à droite)Le grand palais Nimb, d’inspiration mauresque, regroupe un hôtel et un ensemble de restaurants, attraction du parc appelé Himmelskib et en danois, traduit par « Le vaisseau du ciel ». (Tivoli, Copenhague). (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

En réalité, ce magnifique paon bleu est un rideau mécanique qui nécessiterait cinq hommes pour déployer l’oiseau, symbole de la renaissance et de la sagesse dans diverses traditions culturelles du monde. Tivoli comprend également une magnifique pagode, un immense palais d’inspiration mauresque, digne des contes Les Mille et une nuits. Diverses attractions, d’autres inspirations, d’autres pays sont également présentes, des restaurants, des expositions, des concerts, divers manèges, des montagnes russes et de multiples autres activités. Ce parc à thème a d’ailleurs été distingué par un Thea Classic Award décerné par la Themed Entertainment Association, à l’instar du parc du Puy du Fou en France.

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Mur de briques rouges, Brasseries Carlsberg, près de La Porte des Éléphants. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)
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(De gauche à droite et de haut en bas)Détails de La Porte des Éléphants et entrée du siège de la société Carlsberg, à Copenhague. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Copenhague et La Porte des Éléphants de la famille Carlsberg 

Alors que l’écrivain Hans Christian Andersen s’inspire de la culture chinoise pour son conte Le Rossignol et l’Empereur, Carl Jacobsen, fils du fondateur des brasseries Carlsberg, se serait inspiré quant à lui de la culture italienne et en particulier de l’éléphant portant l’obélisque de Bernini à Rome. En effet, quatre imposants et majestueux éléphants, fabriqués dans le granit de l’île de Bornholm, en 1901, symbole de force et de sagesse ont été choisis pour accueillir les visiteurs dès l’entrée du côté de Valby.  

Sur chacun des quatre « pachydermes-gardiens » de la maison Carlsberg, le visiteur trouvera les initiales gravées des quatre enfants de Carl Jacobsen, celui-ci souhaitant ainsi leur exprimer santé et prospérité. Il semblerait que la famille serait un pilier précieux chez les Jacobsen. 

En passant l’imposante porte, de grandes svastikas, ornant les flancs des éléphants impressionneront également le visiteur. Si le visiteur observe bien, en levant les yeux, il retrouvera un svastika doré, tout en haut du dôme bulbeux en cuivre, au-dessus des bustes de Carl et Ottilia Jacobsen. Et en promenant le regard, le visiteur pourra en découvrir d’autres, sur les briques rouges d’autres murs, formant ainsi des frises, en quelque sorte. 

Pour les non-initiés, rappelons que le svastika a un sens spirituel profond à l’origine, puisqu’il existe depuis plus de 2 500 ans. Les premiers ont été trouvés à l’époque du néolithique. De plus, il est surtout largement répandu dans les pays asiatiques, en Inde, où il représente la paix, et en Chine où il symbolise l’éternité. C’est vraiment un symbole universel que l’on retrouve depuis les temps reculés, sur tous les continents, sur des poteries, des mosaïques, les sols de divers bâtiments religieux. Il n’a donc rien à voir avec la croix gammée nazie, malheureusement beaucoup plus contemporaine et qui a détourné sa signification originelle à des fins haineuses. 

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(De gauche à droite et de haut en bas) Statues équestres de Jeanne d’Arc et du Connétable, Anne de Montmorency du sculpteur Paul Dubois et détails du sol du musée Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhague, Danemark. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)
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(De gauche à droite) Le Christ, une œuvre du sculpteur danois : Jens Adolph Jerichau, datant de 1849 et svastika blanc entouré de deux angelots. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Copenhague et La Ny Carlsberg Glyptotek

Le voyageur ne manquera pas, d’ailleurs, de retrouver des svastikas sur le sol du Musée de la Ny Carlsberg Glyptotek, au pied de deux statues équestres que les visiteurs français reconnaîtront facilement, à savoir : le Connétable Anne de Montmorency ainsi que la valeureuse Jeanne D’Arc, deux sculptures de Paul Dubois, et cheminant entre les différentes collections égyptiennes, grecques, étrusques, et de l’âge d’or danois et bien d’autres... Au sein de la collection d’art danois, le visiteur découvrira unestatue du Christ, non pas crucifié comme il est souvent représenté, mais sur pieds, en pleine force physique, dans une toge blanche, vêtu d’un drapé, une œuvre du sculpteur danois : Jens Adolph Jerichau, datant de 1849. 

En levant les yeux vers la voûte bleutée juste au-dessus du Christ, les visiteurs pourront, en suivant son index levé, découvrir un svastika blanc, entouré de deux petits angelots, comme indiquant peut-être aux humains de se rappeler de la signification originelle de ce symbole ?

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(De gauche à droite et de haut en bas) Mozart enfant, d’Ernest Barrias, Pénélope de Jens Adolph Jerichau, et Tarcicius d’Alexandre Falguière, au Musée Ny Carlsberg Glyptotek. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Le visiteur dans le musée pourra admirer, de même, la statue de Pénélope, épouse célèbre dans l’Odyssée, femme fidèle d’Ulysse, toujours sculptée par l’artiste danois Jens Adolph Jerichau. Au détour de la promenade, le visiteur croisera un Mozart enfant, d’Ernest Barrias ou encore un Tarcicius d’Alexandre Falguière. Tarcisius de Rome, martyre chrétien, que nous retrouvons d’ailleurs au Musée d’Orsay en France, Tarcicius, lapidé à mort, car il aurait protégé les « Saintes Espèces ». Il est célébré comme la Vierge Marie le 15 août. Bien d’autres œuvres satisferont à la curiosité des nombreux visiteurs.

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(De gauche à droite et de haut en bas) Citadelle du Kastellet, datant du XVIIe siècle, Smorrebrods typiques danois, Château Rosenborg où le visiteur trouvera les joyaux de la couronne danoise, le moulin à vent du Kastellet. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Copenhague et d’autres lieux

En forme d’étoile, le Kastellet est une citadelle, avec des casernes militaires aux façades de tons chauds du XVIIIe siècle, un moulin ancien surplombant l’ensemble.

En marchant, non loin de là, les visiteurs arriveront au cœur du quartier Nyboder, abritant les anciens logements des membres de la marine royale, ce qui représentait à l’époque environ 600 familles. Construit en 1620, sous Christian IV, tout le quartier coloré, affiche un orange typique que personne ne peut louper.  

La Tour ronde, encore appelée « La Rundetarn » permettra au visiteur lorsqu’il aura gravi ses 34m de haut, d’avoir une vue sur toute la capitale à 360°.  

Le visiteur pourra également flâner dans les grands parcs fleuris de la ville, notamment celui attenant au Château Rosenborg. Ce château accueillit la famille royale danoise jusqu’en 1710. Les passionnés des têtes couronnées pourront d’ailleurs y admirer les joyaux de la couronne danoise du XVIe au XIXe siècle.

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Dôme de l’Église luthérienne Marmorkirken. Celui-ci possède un diamètre de 31m. Elle a été construite dans le quartier de Fredericksstaden. Copenhague. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Poursuivant sa promenade dans Copenhague, le visiteur pourra également s’émerveiller devant le Dôme de l’Église luthérienne Marmorkirken, en effet, celui-ci possède un diamètre de 31m. Elle a été construite dans le quartier de Fredericksstaden. 

De nombreuses surprises attendent encore le visiteur dans le cœur de Copenhague, des statues équestres, comme celle de l’Évêque Absalon, de belles fontaines comme celles de Caritas (la plus ancienne de Copenhague, visible sur la zone désormais piétonne) ou La Fontaine de Gefion, d’inspiration mythologique nordique, elle se trouve près de la citadelle du Kastellet. 

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Jeux d’origine danoise, les légos. (Image : Sophie Forge / VisionTimes)

Lorsque le visiteur aura bien sillonné les rues de Copenhague que ce soit à pied ou à vélo, une petite pause gourmande s’imposera sans nul doute. Aussi, les fameuses tartines traditionnelles danoises ou smorrebrod seront fortement appréciées et s’il s’agit du goûter, la spécialité danoise, en forme d’escargot à la cannelle, appelée kanelsnegle, le sera encore plus comme dessert.

Et si le visiteur est accompagné par sa famille, il ne manquera certainement pas de pousser la porte du magasin de légos qui se trouve près de Tivoli. Ainsi, les parents redécouvriront leur âme d’enfant avec le célèbre jeu danois. Celui-ci ayant développé une collection pour les adultes sur le thème de la botanique et de la nature, par exemple.

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