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Homme. Le monde des sapeurs-pompiers, une histoire régie par le courage, la solidarité, le dévouement

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Leurs camions d’un rouge rutilant ne passent pas inaperçus, sillonnant les rues, alertant au passage les riverains au son d’une sirène retentissante. Prêts à sauver des vies au péril de leur vie, les soldats du feu fascinent. Brisons le silence. Autrement dit découvrons le monde des sapeurs-pompiers dont l’histoire rime avec courage, solidarité et dévouement.

Combat contre le feu : une lutte ancestrale

C’est dans la ville de Rome que se trouvent les premières traces de lutte contre l’incendie. Cette tâche fut confiée aux charpentiers comme les constructions en bois étaient les plus fréquentes. Selon l’écrivain Pline l’Ancien, le roi de Rome, Numa Pompilius, disait à ce sujet : « Les charpentiers et les couvreurs seront prêts à contrôler les incendies et ceux-ci seront déjà préparés comme je l’ai déjà ordonné. » Tout naturellement, ces hommes avaient l’expertise requise pour circuler dans les maisons.

Des années plus tard, l’empereur Auguste juge insuffisant le nombre d’hommes affectés à la lutte contre les nombreux incendies éclatant dans la ville. Il crée en 22 av. J.-C. un service de vigiles s’élevant à environ 600 hommes. C’est d’ailleurs le mot italien vigili del fuoco qui désigne le sapeur-pompier. Ces vigiles romains pour combattre le feu détenaient déjà un matériel diversifié : des pompes hydrauliques, des seaux, des échelles.

Les vigiles du Moyen-Âge en France

Dans un même état d’esprit au temps du roi Clotaire II sont créés des vigiles ou veilleurs chargés de veiller aux risques d’incendies aux conséquences graves compte tenu des nombreuses maisons en bois très proches les unes des autres. Le roi issu de la dynastie des Mérovingiens émit un décret en l’an 595 à cet effet.

Environ trois siècles plus tard, en l’an 803 l’empereur Charlemagne créait un corps de veilleurs de nuit en guise de vigiles nommés pour prévenir les sinistres vols, violences et bien sûr les incendies : c’étaient les précurseurs des agents de premiers « secours ». En cas d’incendies, ils étaient tenus de donner l’alerte.

Par ailleurs, savez-vous d’où vient l’expression « couvre-feu » ?

 Le site sdis78 nous donne un élément de réponse : « À cette époque, il s’agissait seulement d’éteindre ou de couvrir le feu dans les cheminées avant d’aller se coucher pour limiter le risque d’incendie durant la nuit. » Puis, l’explication suivante nous est révélée : « Cette obligation nécessitant d’être à son domicile, on l’associa bien plus tard au fait de devoir rentrer chez soi. »

Origine des pompes à incendie 

La population, vous l’aurez compris utilisait du matériel acquis avec les moyens du bord pour éteindre les feux. Le XVIIe siècle voit apparaître les premières pompes à incendie permettant de projeter l’eau à une certaine distance. Plusieurs utilisateurs peuvent les manœuvrer. Leur mise en service marque une étape majeure dans la lutte contre des incendies : l’activité se professionnalise.

En 1699 en particulier Louis XIV décrète trois ordonnances liées au personnel en charge de combattre les feux. Sur le site mentionné plus haut, nous lisons : « L’emploi de pompes et de personnel va complètement modifier la lutte contre l’incendie. Les pompes sont copiées sur le modèle hollandais et allemand où elles sont connues depuis le XVIIe siècle. (…) Le roi achète alors, en première dotation pour la ville de Paris douze pompes de ce modèle ».

Naissance des corps organisés de sapeurs-pompiers

Après 1789 où les communes sont dotées de pouvoirs plus importants, leur responsabilité en matière de lutte contre les incendies et l’avènement des sapeurs-pompiers modernes se dessine. Citons la loi du 16-24 août 1790 qui définit les fonctions dévolues aux maires : « Le soin de prévenir par des précautions convenables et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies, les inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre et de rochers, les avalanches ou autres accidents naturels ».

 Ouvrons une parenthèse pour expliquer l’origine du mot français « sapeurs-pompiers ». Contrairement à l’italien, l’anglais ou l’allemand, en français, le mot « feu » n’est pas mentionné pour nommer celui qui éteint le feu. Pourquoi sapeur-pompier ? Le pompier est celui « qui actionne la pompe pour propulser l’eau sur l’incendie » tandis que sapeur, terme d’origine militaire désigne celui qui sapait ou détruisait les murs pour éviter la propagation des flammes.

Le monde des sapeurs-pompiers, une histoire régie par le courage, la solidarité, le dévouement
Le décret impérial du 18 septembre 1811 émis par Napoléon suite à l’incendie survenu en
juillet 1810 représente un tournant majeur vers la professionnalisation des sapeurs-pompiers. (Image : wikimedia / François Gérard and workshop / Domaine public)

Le décret impérial du 18 septembre 1811 émis par Napoléon suite à l’incendie survenu en juillet 1810 représente un tournant majeur vers la professionnalisation des sapeurs-pompiers. La création du Bataillon des sapeurs-pompiers de Paris fait date dans l’Histoire. Le corps gagne en discipline en efficacité et en loyauté.

Création du SDIS : le nouveau monde des sapeurs-pompiers

Avec le XXe siècle le monde des sapeurs-pompiers accède à la modernité. En particulier après les deux guerres mondiales, dès 1945, les équipes sont plus fréquemment motorisées, ce qui facilite les déplacements. Jusqu’aux années 1990 les interventions se déploient surtout au niveau communal. Dans le même temps, elles dépassent de plus en plus la mission de soldat du feu. Les services de secours à la personne, de plus en plus diversifiées sont prépondérantes.

La loi du 6 février 1992 change la donne avec la création du SDIS, de portée départementale (Services Départementaux d’Incendie et de Secours). Le choix axé vers la départementalisation est optimisée grâce à la loi du 3 mai 1996. Les avantages d’une telle orientation promettent « une meilleure couverture du territoire et une mutualisation des ressources. »

Les sapeurs-pompiers du XXIe siècle

Dans notre pays, les sapeurs -pompiers sont en majorité des volontaires, environ 200 000, soit 78%. Les professionnels atteignent le nombre de 45 000 et les militaires environ 12 000.

Cette noble profession compte parmi les plus respectées. Le monde des sapeurs-pompiers a pour devise : Intervenir avec compétence, sang-froid et humanité même dans les situations les plus difficiles.

Il n’en faut pas moins pour affronter les divers défis auxquels sont soumis les intrépides soldats du feu.

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