Le changement climatique a-t-il atteint le point de non-retour ?

Par Vision Times
Le 15/12/2020
Une étude alarmiste sur le changement climatique a été démystifiée. (Image : pixabay / CC0 1.0)
Une étude alarmiste sur le changement climatique a été démystifiée. (Image : pixabay / CC0 1.0)
 

Un groupe de scientifiques a récemment démystifié un rapport alarmiste affirmant que l’humanité est « au-delà du point de non-retour » en matière de changement climatique. L’étude affirme que le pergélisol de l’Arctique (sol gelé en permanence), riche en carbone, serait en train de fondre de manière irréversible et que le processus se poursuivra pendant de nombreux siècles, causant le réchauffement de la planète. Les résultats de cette étude réalisée par Jørgen Randers & Ulrich Golüke, ont été publiés dans le magazine Nature.

Démystification

Selon le rapport, la combustion de combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole, le gaz, etc., libère des gaz à effet de serre, responsables de l’augmentation de la température mondiale, finissant par provoquer une montée en flèche du niveau des mers. Les chercheurs de l’étude ont créé des modèles climatiques de l’impact de la hausse des températures et ont conclu qu’il ne sera pas possible de stopper la fonte du permafrost en se concentrant uniquement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’étude postule que d’ici à 2500, la température de la Terre sera supérieure d’environ 5,4°C à ce qu’elle était en 1850, tandis que le niveau des océans augmentera de plus de 2,5 mètres. Pour éviter une telle catastrophe, il faudrait capturer 33 gigatonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère chaque année à partir de 2020. Cela correspond à la quantité de CO2 libérée par l’industrie des combustibles fossiles en 2018.

Le rapport a été critiqué par de nombreux scientifiques qui s’interrogent sur sa méthodologie et son analyse. « Pour être franc, ce document est nul et n’aurait pas dû faire l’objet d’un examen compétent par des pairs... C’est une expérience de réflexion intéressante, mais ses résultats devraient être pris avec un scepticisme extrême jusqu’à ce que des modèles plus complexes du système terrestre produisent des résultats similaires », a déclaré Zeke Hausfather, un climatologue et analyste des systèmes énergétiques, à Gizmodo.

Selon l’écologiste Merritt Turetsky, l’hypothèse de l’étude selon laquelle le permafrost « fondrait » est elle-même un problème puisque le permafrost ne fond pas mais dégèle. Le fait que les chercheurs n’aient pas réussi à faire la différence entre les deux lui laisse à penser qu’ils ne savent pas ce qu’est réellement le permafrost. De plus, les modèles de changement climatique utilisés dans l’étude semblent trop simplistes. Des modèles complexes peuvent illustrer plus précisément des éléments comme les schémas de circulation des océans, la vapeur d’eau dans l’atmosphère, etc. qui contribueront au réchauffement.

 

Le mouvement à grande échelle de l’eau et de l’air dans les océans n’est pas inclus dans le modèle. (Image : Pixabay / CC0.1)
Le mouvement à grande échelle de l’eau et de l’air dans les océans n’est pas inclus dans le modèle. (Image : Pixabay / CC0.1)
 

L’étude n’inclut pas le mouvement à grande échelle de l’eau et de l’air dans les océans et l’atmosphère. En outre, l’étude présenterait un autre défaut majeur en surestimant le potentiel de réchauffement dû aux émissions de méthane. Selon les chercheurs, le méthane sera à l’avenir le principal facteur de la hausse des températures. Ce point de vue peut les pousser à exagérer l’augmentation potentielle de la température que les concentrations de méthane de leur modèle produisent.

Température et santé

L’augmentation de la température représente également une menace pour la santé humaine. Chaque année, la chaleur fait de plus en plus de victimes. La chaleur peut aggraver les symptômes de certaines maladies comme les maladies rénales, le diabète et l’asthme.

 

Chaque année, la chaleur fait de plus en plus de victimes. (Image : Pixabay/ CC0.1)
Chaque année, la chaleur fait de plus en plus de victimes. (Image : Pixabay/ CC0.1)
 

La hausse des température peut également favoriser le développement de maladies infectieuses comme la maladie de Lyme.


Traduit par Fetty Adler

Version en anglais : Climate Change Report Claiming ’Point of No Return’ Exposed