Le Palais du Potala au Tibet reste un mystère

Par Vision Times
Le 02/06/2020
Situé sur les hauts plateaux du Tibet, le Palais du Potala attire l’attention du monde entier. (Image : Coolmanjackey / Wikimedia / CC BY-SA 3.0)
Situé sur les hauts plateaux du Tibet, le Palais du Potala attire l’attention du monde entier. (Image : Coolmanjackey Wikimedia / CC BY-SA 3.0)
 

Situé sur les hauts plateaux du Tibet, le Palais du Potala attire l’attention du monde entier. Ce temple fascinant renferme des trésors incomparables et cache de nombreux secrets qui suscitent la curiosité et l’envie de trouver des réponses.

Le Palais du Potala est situé sur le sommet de la colline rouge ou colline Marpori, au nord-ouest de la ville de Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet en Chine. Cet immense complexe aux allures de forteresse, a été construit au VIIe siècle. Quelques temps plus tard le palais a été partiellement détruit par un incendie causé par la foudre. Après avoir été reconstruit au XVIIe siècle, il est devenu le palais d’hiver des Dalaï-Lamas et le centre politique et religieux du Tibet.

Perché à 3700 m d’altitude sur la Colline rouge, le palais du Potala  illustre de façon remarquable le style bouddhiste tibétain, dans une ambiance majestueuse. Ce palais renferme aussi d’innombrables oeuvres d’art. Il a été déclaré « unité nationale importante de reliques culturelles » en 1961 par le conseil d’État chinois et a été inscrit au patrimoine culturel mondial en 1994.

 

Les anciens quartiers du Dalaï Lama. La figure du trône représente Tenzin Gyatso, l’actuel Dalaï Lama. (Image : Luca Galuzzi / Wikimedia / CC BY-SA 2.5)
Les anciens quartiers du Dalaï Lama. La figure du trône représente Tenzin Gyatso, l’actuel Dalaï Lama. (Image : Luca Galuzzi / Wikimedia / CC BY-SA 2.5)
 

Le Palais du Potala est un bâtiment de 13 étages, d’une hauteur de 117,2 mètres, avec une orientation est-ouest de 360 mètres, une orientation nord-sud de 140 mètres et une superficie d’environ 130 000 mètres carrés. Ses solides fondations garantissent sa sécurité. Les murs construits avec des blocs de pierre à arêtes supportent son énorme volume, et la base du mur, profondément ancrée dans la roche , peut atteindre 5 mètres d’épaisseur avec une diminution progressive jusqu’à 1 mètre au sommet. La haute muraille de plusieurs centaines de mètres est aussi plate qu’un couteau, ce qui est impressionnant.

Ding Changzheng, chef du bureau de gestion du palais du Potala, a déclaré que selon les archives historiques, du métal liquide était coulé dans les fondations de certains murs du palais pour le rendre résistant aux séismes. La paille qui est résistante et peut être utilisée pour l’isolation thermique et la ventilation, tout en étant résistante aux vers, a été teinte en rouge et utilisée dans les matériaux des murs, ce qui a également permis de réduire considérablement son poids.

Par ailleurs, la rumeur dit qu’il y avait dans le Potala un palais souterrain en forme de labyrinthe, qui contenait des trésors et des livres précieux. Ding Changzheng a déclaré aux journalistes qu’à l’exception du mur à arête, il n’y avait pas de palais souterrain. Le palais du Potala renferme une grande richesse de vestiges historiques : un large éventail de peintures murales, de stupas, de statues, de thangkas, de sutras sur feuilles de palmier, de Kangyur, et une grande quantité d’or, d’argent, de porcelaine, d’émail et de jade pour ne citer que quelques-uns des nombreux objets précieux qui se trouvent dans l’enceinte du palais.

Cependant, un tel lieu sacré avait accumulé beaucoup de déchets. Dans les années 1980, lors de la première phase d’entretien du Palais du Potala, le personnel a fait un inventaire complet de tous les objets, et finalement, une douzaine de véhicules ont été nécessaires pour évacuer les déchets.

 

Vue du Potala depuis l’ancienne porte ouest de Lhassa.  (Image : Antoine Taveneaux / Wikimedia / CC BY-SA 3.0)
Vue du Potala depuis l’ancienne porte ouest de Lhassa.  (Image : Antoine Taveneaux Wikimedia / CC BY-SA 3.0)
 

Selon Ding Changzheng, les déchets étaient principalement concentrés dans l’espace souterrain des murs à crête et des entrepôts, et certains d’entre eux étaient même depuis des siècles. Pendant la construction du mur à crête, certains matériaux de construction abandonnés et des crêtes inutiles n’ont pas été bien dégagés. Une partie des déchets provenait de matériaux faisant suite à l’altération du mur de faîte, et de morceaux de chevrons cassés décomposés.

Pour les Tibétains, le palais du Potala est un lieu sacré du bouddhisme. Chaque objet du palais est divin. Ils considèrent que jeter les déchets porte malheur. C’est pourquoi ces déchets ont été empilés dans les entrepôts.

Comme le palais du Potala est rempli de trésors, certains petits objets de valeur peuvent facilement être mélangés aux déchets, donc personne n’ose se débarrasser à la légère des déchets, par crainte que ces trésors ne soient aussi jetés.

Lors de la première phase d’entretien, le personnel a soigneusement contrôlé les déchets et certains trésors tels que du corail, des turquoises et des pièces d’argent ont été trouvés. Ce magnifique bâtiment est rempli de magie, attendant que les gens prennent le temps de l’apprécier et de l’explorer.


Traduit par Fetty Adler

Version en anglais : Tibet’s Potala Palace Remains an Unsolved Mystery After Centuries