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Monde. Les Etats-Unis, le Japon et les Pays-Bas en pourparlers pour restreindre les exportations de puces électroniques vers la Chine

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Cette semaine, les États-Unis ont entamé des pourparlers avec le Japon et les Pays-Bas en vue de restreindre les exportations de puces électroniques vers la Chine, au moment même où le gouvernement communiste chinois s’y oppose.

Le conflit technologique entre les États-Unis et la Chine semble s’intensifier, les deux parties tentant de se surpasser dans la course à la fabrication de semi-conducteurs.

Les exportations de puces en attente

S’appuyant sur des témoignages de personnes au courant du dossier, Bloomberg a rapporté que Washington s’était mis d’accord avec le Japon et les Pays-Bas pour convenir du contrôle des exportations.

Lundi, Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a confirmé les discussions entre les trois pays.

« Je ne vais pas devancer les annonces », a-t-il déclaré aux journalistes, ajoutant : « je dirai simplement que nous sommes très satisfaits de la franchise, de la substance et de l’intensité des discussions. »

Dans le cadre des tentatives visant à freiner les développements technologiques et militaires du Parti communiste chinois (PCC), le gouvernement américain espère couper la Chine des puces à semi-conducteurs fabriquées partout dans le monde avec des équipements américains, indique Reuters.

Interrogé sur le rapport, Yasutoshi Nishimura, le ministre japonais du Commerce a déclaré qu’il s’était entretenu avec la secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo, au sujet du contrôle des exportations, refusant de donner d’autres détails.

« Je ne peux pas entrer dans les détails car il s’agit d’échanges diplomatiques, mais le Japon applique strictement son contrôle des exportations, sur la base de la loi sur les changes et le commerce extérieur, dans l’esprit de la coopération internationale », a-t-il expliqué aux journalistes.

Bien que le ministère néerlandais des affaires étrangères se soit refusé à tout commentaire, sa ministre du commerce, Liesje Schreinemacher, a déclaré le 25 novembre que les Pays-Bas étaient en pourparlers avec les États-Unis pour contrôler les exportations vers la Chine. Toutefois, les pourparlers se sont enlisés du fait que les Pays-Bas conservent des avantages économiques trouvés en Chine.

En réponse aux mesures de contrôle prises par les États-Unis sur les exportations de puces électroniques vers la Chine, Pékin a riposté lundi, déclarant que la pays devait sauvegarder ses « droits et intérêts légitimes », selon The Financial Times.

« Au minimum, l’affaire concerne la Chine qui se défend contre la façon dont elle est perçue comme un acteur déloyal dans le monde du commerce mondial », a déclaré au Financial Times, Ben Kostrzewa, expert des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine chez Hogan Lovells.

Les fabricants de puces sous contrôle

Parmi les fabricants de puces chargés de développer des équipements de fabrication pour la technologie avancée des puces figurent l’entreprise japonaise Tokyo Electron Ltd et l’entreprise néerlandaise ASML Holding NV.

ASML a déjà été encouragée par le gouvernement néerlandais à cesser d’expédier ses équipements en Chine en 2019. Les récents pourparlers sur le contrôle des exportations par les États-Unis iront plus loin dans l’effort. La société a déclaré en novembre que ses perspectives financières jusqu’en 2030 ne seraient pas affectées par les sanctions contre la Chine, confiante dans le fait qu’elle pourrait vendre ailleurs 15 % de son carnet de commandes à des clients chinois.

En revanche, Tokyo Electron serait dans l’incapacité de réagir, compte tenu des réglementations de chaque pays, a déclaré un porte-parole de la société. Son plus grand marché est la Chine, qui représente 26 % de ses ventes d’équipements de fabrication de puces, soit 14,1 milliards de dollars.

Advantest Corp, un fabricant japonais d’équipements de test de semi-conducteurs, a également un marché important en Chine, avec des commandes atteignant 189 milliards de yens dans le pays au cours de l’exercice précédent.

Par ailleurs, l’entreprise américaine IBM Corp et le nouveau fabricant de puces japonais Rapidus, ont annoncé mardi un partenariat visant à créer des puces plus avancées d’ici la fin de la décennie.

Rédacteur Fetty Adler
Collaboration Jo Ann

Source : US, Japan and the Netherlands in Talks Over Restricting Chip Exports to China

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