La Semaine mondiale de l'harmonie interconfessionnelle existe depuis 2010. Elle est fixée à la première semaine de février. Son but est d’améliorer la compréhension et la coopération entre les religions. Les religions ont toutes des points communs qui sont la foi en une puissance divine, l’authenticité, la compassion, la tolérance. Néanmoins, chacun a ses traditions.
Le thème de l'authenticité, de la compassion, de la tolérance, de la patience et de l'endurance traverse l'histoire de la Semaine mondiale de l'harmonie interconfessionnelle comme un fil conducteur. Les forums interconfessionnels ont réuni des croyants de toutes les confessions à travers les Nations Unies depuis 2012.
Ils discutent de la vie réelle des individus, de leurs peurs, de leurs espoirs, de leurs blessures. Dès le début, la diaspora est peinte comme une force. Des hommes et des femmes qui ont déménagé mais n'ont pas abandonné leur culture et leur croyance. Tous travaillent à apprendre à coexister dans un nouveau pays. Leur tolérance quotidienne, leur patience face aux préjugés, leur endurance face aux difficultés font d'eux des artisans de paix silencieux.

2013: inclure les traditions spirituelles indigènes
En 2013, c’est la tolérance qui est mise en avant, lorsque les grandes religions accueillent les traditions spirituelles indigènes. Les représentants des peuples autochtones nous rappellent une vérité. Les humains font partie de la nature. Ils en sont les gardiens, non les maîtres. Dans ces sagesses ancestrales, la compassion vise aussi les forêts, les rivières et les animaux. Être tolérant implique alors de comprendre les différences de culture et d'environnement. Cette vision nécessite de la patience pour réussir à modifier nos modes de vie. Être capable de se réinventer pour résister à la logique de consommation qui ruine une planète.

2014 : Nelson Mandela est à l’honneur
L'authenticité, la compassion et la tolérance sont magnifiquement représentées dans le caractère de Nelson Mandela . Il refuse de haïr ou de se venger, malgré tant d'années de prison et de souffrances. Il opte pour la conversation avec ses anciens ennemis. Ce choix exige une patience surhumaine et une force morale incroyable. Pour lui, le pardon n'est pas l'oubli, ni l'inactivité. C'est une décision consciente de briser le cycle de la violence. Bien que son approche authentique puisse être mal comprise et souvent mal interprétée, elle mène à une voie de réconciliation pour une nation entière.

2015 : retour sur l’entraide après l’ouragan Sandy
Après l'impact de l'ouragan Sandy de 2012, nous avons vraiment eu besoin de la compassion et de la tolérance. Les communautés religieuses de diverses traditions de foi s'unissent. Elles retroussent leurs manches. Elles distribuent de la nourriture, des vêtements et des biens. Elles écoutent les familles en détresse. Plus important encore, elles prient et agissent aussi. Cette collaboration interreligieuse démontre comment la foi peut devenir une source d'assistance mutuelle qui traverse les barrières religieuses. La patience des bénévoles, leur persistance et leur persévérance sur le terrain, face à la souffrance et aux différences prouvent que lorsqu’il y a une calamité, la solidarité est là.

2016 : les religions face aux épidémies comme l’Ebola
L'épidémie d'Ebola rappelle que la peur voyage plus vite que le virus. Les leaders religieux s'engagent à combattre les rumeurs, à expliquer les mesures de protection, à ajuster les rituels funéraires et à aider les familles en deuil. Ils doivent faire preuve d'une grande patience pour expliquer ce qui se passe afin de rectifier les interprétations erronées, en répétant les messages d’information. Il faut aussi une endurance remarquable pour rester présent malgré un grand risque. Cette authenticité a conduit les gens à avoir confiance, ce qui a permis de protéger à la fois la santé publique et l'harmonie sociale.

2019 : résister aux discours de haine
En 2019, la Semaine met l'accent sur le développement durable et la résistance aux discours de haine. À une époque où les mots sont de plus en plus violents et pernicieux dans un monde rempli d'incitation, de propagande et de manque de respect, la communauté religieuse opte volontairement pour le langage authentique de la paix. Elle encourage le respect dans les médias et les réseaux. À travers des projets collectifs dans l'aide sociale, l'éducation ou l'écologie, la tolérance n'est pas un idéal abstrait, la tolérance est mise en pratique. Cela demande du temps et de la patience, de la persévérance pour avancer face à la résistance. Il faut aussi de la charité, être prêt à tendre la main aux plus pauvres.

2020-2022 : comment réagir face aux effets de la Covid 19 sur le mental
Pendant la pandémie de Covid-19, soit de 2020 à 2022, la Semaine mondiale de l'harmonie interconfessionnelle ne se termine pas, elle change. Les réunions se font en ligne. Les formats sont réduits, mais le cœur continue. Soutenir les personnes isolées, aider les individus qui ont perdu leurs proches, aider les communautés à surmonter la peur et l'incertitude. Cette période met la compassion au premier plan. Elle révèle également la résilience des bénévoles qui s'accrochent, semaine après semaine, pour rester connectés socialement et spirituellement malgré la distanciation.
En 2023, malgré l'absence de mesures contraignantes réelles, les pandémies, les catastrophes naturelles ne font qu’augmenter la précarité. Des observations sont partagées. Des appels sont lancés. La Semaine prend alors principalement un rôle symbolique et éducatif. Elle met en lumière les cicatrices du monde. Elle donne la parole aux personnes qui, avec le temps et la résilience, tentent de construire des ponts, au lieu de murs. Sans textes de clôture significatifs, la véracité des témoignages et la sincérité des promesses peuvent susciter des réponses communautaires.

2024 : la santé mentale des jeunes préoccupe
Les crises à répétition ont un impact négatif sur la santé mentale des jeunes. Elles les épuisent, provoquent anxiété et désespoir chez de nombreux jeunes. Ils quittent l'école sans réponse. Les rencontres interconfessionnelles travaillent à briser les tabous sociaux autour de la dépression, des addictions et du malaise. Des espaces d'écoute sont créés. Des activités conjointes sont organisées. Les bénévoles s'engagent à aider les plus vulnérables. La volonté de ne pas laisser ces jeunes derrière fait de cette année une année importante de compassion.
2025 : mettre l’accent sur les droits de l’homme
Le concept est simple et puissant : parler des droits de l'homme avec le langage de la foi. Les leaders religieux lient la dignité humaine et la justice ainsi que la liberté à leurs textes sacrés. Ils exhortent leurs communautés respectives à mettre ces croyances en action en refusant la discrimination, en s'attaquant aux discours de haine et en protégeant les victimes. Pour cela, il faut une véritable tolérance pour accepter la diversité ; une volonté de changer les façons de penser et une endurance pour acquérir les droits essentiels, particulièrement dans ces pays vivant sous la dictature.

2026 : le message est : « le monde est une famille »
L’idée est de reconnaître l'autre comme un frère et non comme un étranger. C'est reconnaître que la souffrance des autres fait partie de notre réalité. Cela signifie choisir la vérité plutôt que l'hypocrisie, la compassion plutôt que l'indifférence, la tolérance plutôt que le rejet. Pour que les communautés de foi passent de la prière à l'action, la Semaine encourage des actes de solidarité, des projets de justice, des efforts de réconciliation.
Reconstruire des relations brisées prend du temps. Continuer à croire en la paix dans un monde fracturé demande beaucoup d'endurance. C'est précisément là que réside la force de ce message. L'authenticité, la compassion, la tolérance, la patience et l'endurance peuvent changer lentement la façon dont nous vivons tous ensemble sur la même planète.
Soutenez notre média par un don ! Dès 1€ via Paypal ou carte bancaire.












