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Société. Le goût des vieilles choses, témoignage de respect et de gratitude envers les anciens

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Des vieilles choses rencontrées au hasard de la vie. Pas celles qu'on trouve dans les magasins des antiquaires ou sur les vide-grenier des brocanteurs professionnels. Plutôt celles qui s'offrent à notre regard sans qu'on s'y attende. Un étonnement et peut-être un souvenir, d'enfance ou de plus loin encore.


Des objets de tous les jours dont on imagine l'histoire

Ce qui attire notre regard et nous rend sensible à la vue d'objets et d'ouvrages anciens, c'est généralement la beauté de leurs formes et de leurs matières nobles, travaillées par la main de l'homme. Parfois c'est une situation plaisante, un événement marquant de notre passé qui se rappelle à nous à travers l'objet ou l'ouvrage. 

Le goût des vieilles choses, témoignage de respect et de gratitude envers les anciens
Ce qui attire notre regard et nous rend sensible, c'est généralement la beauté de leurs formes et de leurs matières nobles. (Image : Albert Thyme / VisionTimes)

Ce sont des corps de bois, de métal, de tissu, de cuir, de végétal ou minéral. Ils sont rayés, tachés, ébréchés, ils ont vécu longtemps. Ce sont des meubles ou des outils, des articles de toutes sortes, parfois de la déco ou des vêtements qu'on aimerait faire revivre. 

On veut s'en servir encore parce qu'ils appartenaient aux anciens. Ils auraient continué de les utiliser, et nous nous les approprions avec gratitude. Ces objets ont leur histoire propre et ils portent avec eux, au moins dans notre imaginaire, l'histoire de leurs utilisateurs du passé.

Des objets admirables par leur ingéniosité, leur service sans faille, ou leur beauté

Tout objet et ouvrage ancien peut nous fasciner, surtout s’il a été fait de manière artisanale. On imagine la dextérité et le savoir-faire de la personne qui l'a fabriqué.

Le goût des vieilles choses, témoignage de respect et de gratitude envers les anciens
On imagine la dextérité et le savoir-faire de l'artisan qui a produit l'ouvrage. (Image : wikimédia / Jules Breton / Domaine public)

Certains vieux outils de jadis ont été au service de plusieurs générations de travailleurs. Ainsi les ciseaux des tailleurs de pierre ou des menuisiers duraient plus longtemps que l'artisan lui-même et ils étaient confiés à ses descendants ou d'autres personnes du métier. Ainsi, ils étaient maniés avec beaucoup de respect.

La charrue, jadis tirée par des bœufs ou des chevaux, rouillant maintenant dans le coin d'une cour de ferme, était essentielle pour retourner la terre et produire du grain. Cette vieille charrue, un jour, devra-t-elle à nouveau creuser son sillon pour nourrir les hommes ?

La beauté d'une grande armoire en noyer, toute simple, juste une ligne d'échancrure sur le bord des portes et de la corniche. Les nuances de teintes ocres et la patine naturelle du bois sont magnifiques, on les admire continuellement.

Le goût des vieilles choses, témoignage de respect et de gratitude envers les anciens
La vieille charrue, un jour, devra-t-elle à nouveau creuser son sillon pour nourrir les hommes ? (Image : wikimédia / Jules Breton / Domaine public)

Les vieilles choses nous apprennent le respect et l'humilité

Certaines choses du passé nous côtoient tous les jours, sommes-nous indifférents à leur présence, à leur témoignage du temps et de la vie des anciens ? Beaucoup de ces œuvres du passé perdureront encore sur cette planète pendant de nombreuses décennies ou de nombreux siècles. Nous-mêmes, où serons-nous alors ?

Utiliser ou contempler des choses de l'ancien temps, c'est se rapprocher de ce que vivaient les anciens. Ils n'avaient pas notre technologie, cependant ceux qui s'étaient cultivés, pouvaient faire preuve d'une sensibilité et d'un savoir profonds. Nous, qui sommes souvent surinformés de manière superficielle, n'avons peut-être plus de telles capacités. 

Le goût des vieilles choses, témoignage de respect et de gratitude envers les anciens
Utiliser ou contempler des choses de l'ancien temps, c'est se rapprocher de ce que vivaient les anciens. (Image : wikimédia / Pierre André Leclercq  / Domaine public)

Le rythme des activités et des vies était plus lent autrefois. Finalement,  les anciens n'étaient-ils pas plus enclins à réfléchir aux questions essentielles de l'existence ? Peut-être avaient-ils des réponses que nous ne connaissons plus aujourd'hui ?

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