Il est dans la nature humaine de voir les choses de son propre point de vue et, parfois, de condamner et de critiquer autrui lorsqu’on se sent lésé ou que les choses ne se déroulent pas comme on le souhaite. En réalité, on ignore ce qui se passe dans la vie des autres et, par conséquent, on ne peut partager ni leurs joies ni leurs peines. Il serait sage de s’abstenir d’accuser ou de juger autrui. On ne peut pas connaître le parcours de vie des autres. Il est donc difficile de comprendre leur situation à moins de l’avoir vécue soi-même.

Le point de vue d’une truie, d’un mouton et d’une vache
Une truie, un mouton et une vache étaient enfermés dans le même enclos. Un jour, le fermier voulut attraper la truie, qui se mit à mugir bruyamment et à se débattre avec acharnement. Agacés par ses cris, le mouton et la vache le réprimandèrent avec colère : « Tu exagères ! Il nous attrape tout le temps, et nous, on ne fait pas tout un plat. » La truie rétorqua : « Il y a une grande différence. Quand il vous attrape, il ne veut que votre laine et votre lait. Mais quand il s’en prend à moi, il veut me tuer ! » Le mouton et la vache se sont tus.
Il est difficile de comprendre les sentiments d’autrui car les circonstances et les points de vue diffèrent. Cependant, en se mettant à leur place et en essayant de les comprendre, on peut minimiser les malentendus et les conflits. Rien n’arrive par hasard, et les actions de chacun sont guidées par leurs motivations. La vie est faite de hauts et de bas, de joies et de peines. Le monde ne tourne pas autour de nous. Nous sommes tous uniques et avons chacun notre propre histoire, ordinaire ou extraordinaire, et notre vie est ponctuée de bonheurs et d’épreuves.

Le chirurgien et le père
Un chirurgien a reçu un appel d’urgence. Il s’est précipité à l’hôpital et a immédiatement enfilé sa tenue de chirurgien. Le père du patient lui a crié dessus : « Pourquoi avez-vous mis autant de temps à arriver ? Ignorez-vous que mon fils est dans un état critique ? Où est votre sens des responsabilités ? » Le médecin a répondu calmement avec un sourire : « Je suis vraiment désolé. Je n’étais pas de garde à l’hôpital plus tôt, mais je suis venu immédiatement après avoir reçu l’appel. Essayez de vous calmer. »
« Me calmer ? Resteriez-vous calme si votre fils était allongé dans cette salle d’opération ? Que ressentiriez-vous si votre fils était sur le point de mourir ? Que feriez-vous ? » cria le père, furieux. Le médecin répondit calmement : « Je dirais une prière. Priez pour votre fils, s’il vous plaît. » Le père rétorqua avec amertume : « Seul quelqu’un d’indifférent face à la vie des autres dirait une chose pareille. »
L’opération dura quelques heures et fut un succès. Le médecin sortit gaiement du bloc opératoire et dit au père : « Dieu merci, nous avons pu sauver votre fils ! » Avant que le père puisse répondre, le médecin ajouta : « N’hésitez pas à vous adresser à l’infirmière si vous avez des questions », et il partit précipitamment. « Quelle arrogance ! Il n’a même pas daigné me consacrer quelques minutes pour parler de l’état de mon fils. » Le père laissa libre cours à sa frustration auprès de l’infirmière.
L’infirmière, en larmes, lui a dit : « Son fils est décédé hier dans un accident de la route. Il se rendait au funérarium lorsque nous l’avons appelé pour opérer votre fils. Maintenant qu’il l’a sauvé, il doit se dépêcher d’assister aux obsèques de son propre fils. »
Abstenez-vous de tout jugement hâtif
Vous ignorez les difficultés que traversent les autres. De ce fait, votre seul point de vue vous permet de percevoir seulement la surface des choses. Chacun de nous porte en soi des peines et des souffrances inexprimées et apprend à gérer ses propres difficultés. Il serait préférable de comprendre les luttes d’autrui en se mettant à leur place.
Chaque fleur renferme un monde, et chaque feuille de bodhi recèle un chemin vers l’éveil. Traitons-nous les uns les autres avec bienveillance et compréhension, et nous trouverons la paix intérieure au sein de ce monde éphémère.
Il y a du vrai dans l’adage suivant : « Le bonheur ne dépend ni de la richesse, ni du pouvoir, ni de l’apparence, mais de la qualité de nos relations avec autrui. » Évitez. D’imposer votre point de vue. Soyez bienveillant envers les autres et soyez heureux !
Rédacteur Marlène Deloumeaux
Source : Looking at Things From Other People’s Perspectives
www.nspirement.com
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