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Culture. La musique et la danse dans la culture de transmission divine

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Yue ou 樂, qui peut se traduire en français par musique ou harmonie, est la partie la plus ancienne de la culture chinoise. Selon la littérature ancienne, la naissance de la civilisation chinoise s’est accompagnée de rituels et d’éducation musicale. La musique est l’une des sources de la civilisation chinoise. Elle a joué un rôle vital dans toute cette civilisation.

Alors, que signifie Yue ? Dans les temps anciens, Yue ne signifiait pas la musique au sens strict comme nous pouvons le comprendre aujourd’hui, mais ce terme comprend la poésie, la musique et la danse. Son contenu est ainsi plus riche et profond.

La musique et la danse dans la culture de transmission divine
Dans les temps anciens, les poèmes du Classique des Vers étaient tous utilisés pour chanter et faire de la musique, comme les couplets lyriques de la dynastie Song (宋詞) et les chansons de la dynastie Yuan (元曲). (Image : wikimedia / National Palace Museum / Domaine public)

La trinité de la poésie, de la musique et de la danse

Par exemple, nous savons maintenant que le plus ancien recueil de poésie en Chine est le Classique des Vers, dans lequel tous les poèmes anciens connus sont transmis, soit plus de 300 poèmes. Dans les temps anciens, les poèmes du Classique des Vers étaient tous utilisés pour chanter et faire de la musique, comme les couplets lyriques de la dynastie Song (宋詞) et les chansons de la dynastie Yuan (元曲).

Ce n’était en fait pas seulement pour chanter, mais c’était aussi souvent accompagné de danses, qui pouvaient être chantées et dansées en même temps. Par exemple, en jouant les Odes sacrificielles des Zhou, il est courant de faire la Danse des images (象舞). Les mélodies et les danses ont été perdues dans l’histoire, et seuls les poèmes écrits ont été transmis.

En dehors de la Chine, la trinité de la poésie, de la musique et de la danse était aussi présente dans la civilisation de la Grèce antique, le berceau de la culture occidentale. En même temps que la naissance de la poésie, la mélodie était produite et les poètes jouaient et chantaient, tandis que la danse les accompagnait.

Le Commentaire de Mao est la préface du Classique des Vers. On y trouve ce passage : « Les émotions sont générées dans le cœur, s’agitant et ne pouvant plus être contenues, elles seront exprimées par des mots. Si les mots ne suffisent pas à exprimer les émotions, des soupirs seront émis. Si en soupirant vous ne pouvez pas exprimer vos émotions, vous chanterez longuement. Si le chant ne suffit pas à exprimer vos émotions, vous danserez avec force et élégance ».

Ce passage exprime la relation entre la poésie, la musique et la danse. Dans les temps anciens, la poésie, la musique et la danse formaient un tout : la poésie comprenant la musique, la musique comprenant la danse. Les trois s’unissaient en un seul, collectivement appelé Yue, ou « musique et danse ». La portée de la musique ancienne est également abordée dans cet article.

La musique et la danse dans la culture de transmission divine
Ces flûtes en os peuvent non seulement jouer de la musique traditionnelle à cinq tons ou sept tons, mais aussi produire des sons riches et changeants de minorités ethniques ou des compositions étrangères. (Image : Capture d’écran / YouTube)

Un héritage des mondes préhistoriques

Pour vraiment comprendre une chose, il est d’abord nécessaire de s’informer sur sa source. Alors, quand le premier Yue a-t-il vu le jour ? Cette question n’a pas encore été élucidée. Nous savons seulement que Yue existait dans une période lointaine de la civilisation préhistorique.

La peuplade chinoise forme l’un des plus anciens peuples de cette civilisation humaine, avec une histoire qui remonte à plus de 5 000 ans. Elle a été créé par les Cinq Empereurs, avec comme premier ancêtre l’Empereur Jaune. Cependant, selon la littérature antique, avant l’Empereur Jaune a encore existé la période des Trois Empereurs (三皇), et les règnes d’un grand nombre d’empereurs anciens, qui appartenaient tous à la civilisation préhistorique.

Les anciens divisaient autrefois les civilisations préhistoriques qu’ils pouvaient connaître en « dix ères » ,selon un ordre chronologique. Selon les Annales des Printemps et Automnes, du temps de Pangu à la 14ème année de Lu Aigong (481 av. J.-C.), on a connu un total de dix ères, couvrant 3 276 millions d’années.

Chaque ère est peut-être un cycle de civilisation humaine. Aujourd’hui, sur la terre, des centaines de milliers, des millions, voire des dizaines de millions d’années de civilisations et de fossiles ont été découverts, provoquant de nombreuses incertitudes chez les archéologues.

Le continent Mu qui a été détruit il y a plus de 10 000 ans comprenait la civilisation très développée de l’Atlantide, qui demeure encore un mystère… Ces anciennes civilisations préhistoriques ont existé sur Terre, mais elles ont finalement été détruites par différentes sortes de grandes catastrophes. Après une longue période de temps, il n’en reste presque plus aucune trace. Mais avec chaque catastrophe, un très petit nombre de personnes ont survécu et prospéré pour produire une nouvelle humanité, comme Noé qui a survécu au déluge avec sa famille.

Ils ont lentement développé de nouvelles civilisations et en même temps hérité d’un très petit nombre de civilisations préhistoriques dans la civilisation suivante. Ainsi, le Yi Jing et les Huit Trigrammes, Hetu et Luoshu, le Yin Yang et les Cinq Éléments, etc., sont tous issus des civilisations préhistoriques de différentes périodes. Ils nous sont parvenus après avoir survécu à des catastrophes.

C’est pourquoi ils dépassent de loin la compréhension de la science moderne et l’homme moderne ne sait pas comment les étudier. Il en va de même pour la musique et la danse. Elles ont également été transmises depuis une période préhistorique lointaine de civilisation, ce sont les « fossiles vivants » de la civilisation préhistorique.

De 1984 à 2001, plus de 30 flûtes en os de cubitus de grue ont été déterrées sur les ruines de Jiahu à Wuyang, dans le Henan. Selon les recherches, ces flûtes en os ont été enfouies dans le sol il y a entre 7 800 et 9 000 ans. Il a été testé et constaté que ces flûtes en os ont deux gammes d’octaves et comprennent toute la gamme chromatique. Elles peuvent non seulement jouer de la musique traditionnelle à cinq tons ou sept tons, mais aussi produire des sons riches et changeants de minorités ethniques ou des compositions étrangères. La gamme formée est très scientifique et complète.

Cela montre qu’il y a plus de 8 000 ans, le peuple chinois avait une connaissance avancée et complète de la théorie musicale : ce qui dépasse de loin l’histoire de notre civilisation humaine. Cela confirme également que la musique et la danse chinoises sont nées dans la lointaine civilisation préhistorique.

Selon la littérature ancienne, dans la période préhistorique des Trois Empereurs, Fu Xi a inventé la cithare Se (瑟), et a créé la musique et la danse telles que Li Ji, Jia Bian. Nuwa a inventé le shenghuang (笙簧), a unifié le rythme du monde et a créé la musique et la danse de Chong Yue. Shennong a inventé le qin à cinq cordes (五絃琴) et créé la musique et la danse de Fu Li. Il y a aussi la harpe à cinq cordes de Zhu Xi et la musique et la danse Ba Que de la tribu Ge Tianshi… Ces musiques et danses anciennes rapportées pourraient avoir traversé plusieurs épisodes de la civilisation humaine.

Bien qu’elles aient été perdues depuis longtemps, ce sont d’anciennes empreintes qui sont déposées dans les profondeurs de la mémoire humaine.

Le sens intérieur de Yue

Yue a une histoire très ancienne. Comment a-t-il été créé, et quel est son sens intérieur et son rôle ? Ce qui suit est une exploration étape par étape de la période préhistorique, se basant sur des documents historiques : Dans le Livre des généalogies il est précisé que : « Sous le commandement de Nüwa, les deux hommes de Fuling et Shengshi ont inventé les deux instruments, le " tube Duliang " (都良管)et le " tube à bec " (斑管), qui unifient le rythme du monde et imitent la loi du mouvement du soleil, de la lune et des étoiles dans l’univers, en harmonie avec celui-ci, créant la musique et la danse de Chong Yue (充樂). Après la musique et la danse, la transformation est silencieuse, et tout dans le monde en partant du plus minuscule est assimilé au grand Tao, tout est harmonieux et ordonné. »

Ce qui précède est le contexte et le processus de création de Chong Yue. Il ressort de ce texte que la musique et la danse de Nüwa sont basées sur la loi naturelle de l’univers et en accord avec le développement des phénomènes célestes. Leur rôle est de tout cultiver à partir des aspects profonds et microscopiques de toutes choses, de tout rendre harmonieux avec la nature, de se conformer aux cieux et d’amener l’ordre au monde.

Il est écrit dans les Annales des Printemps et des Automnes de Lü : « Dans la période préhistorique du règne de Zhu Xi, il ventait beaucoup, produisant une accumulation de yang et entraînant un déséquilibre du yin et du yang, de sorte que toutes choses tombaient : les fruits ne pouvaient pas mûrir. Un ministre de Zhu Xi a donc créé une harpe à cinq cordes, en jouant pour attirer le yin, afin de stabiliser tous les êtres dans le monde. »

Il est également mentionné que : « Lorsque l’ancien empereur Yao gouvernait le monde, le yin était trop fort, l’accumulation était stagnante, le yang était bloqué, et il ne suivait pas les règles normales. En conséquence, les gens étaient déprimés et mal à l’aise, et les muscles étaient contractés et malsains, alors Yao créa la danse pour réconcilier et guider ».

D’après ces deux documents, on peut voir que dans les temps anciens, lorsque le yin et le yang n’étaient pas ajustés, tout s’écartait du grand Tao, et la loi naturelle était détruite. La musique et la danse ont été créées pour équilibrer le yin et le yang, pour débloquer toutes choses et pour rendre à la nature son harmonie et faire revenir le monde au grand Tao.

La musique et la danse dans la culture de transmission divine
L’Empereur Jaune a tenu un rassemblement pour les esprits et divinités au sommet de la montagne Xitai. Il a rencontré ici les esprits et divinités d’une manière splendide, c’est de cette manière qu’il a composé l’air de la Corne Pure. (Image : Shenyunperformingarts.org)

Dans les temps anciens, la musique et la danse avaient une énergie surnaturelle

On peut voir que dans les temps anciens, la musique et la danse avaient une énergie surnaturelle. À l’époque des Cinq Empereurs de la civilisation chinoise, cette énergie merveilleuse dans la musique et la danse était encore très évidente.

Pendant la période de l’Empereur Jaune, une musique et une danse à grande échelle Yunmen Dajuan, ou Porte des Nuages en français, ont été créées pour le sacrifice du Ciel. Le Yunmen Dajuan de l’Empereur Jaune et le Da Xian de l’Empereur Yao, le Da Shao de l’Empereur Shun, le Da Xia de Da Yu, le Da Huo de Shang Tang et le Da Wu de Zhou Wu sont connus depuis des temps anciens.

Les six formes de musique et de danse, Zhou Li s’appelaient « six dynasties de musique et de danse ». Les enfants aristocrates de la dynastie Zhou devaient apprendre ces six musiques et danses à un certain âge : ce qui était un apprentissage obligatoire, car sinon, ils ne pouvaient pas être introduits dans la société.

Pendant la dynastie Zhou, une grande institution éducative nationale, appelée Da Si Yue, a été créée. Elle avait pour mission d’enseigner ces musiques et danses. Les six formes de musique et de danse étaient utilisées pour la vénération, Yunmen Daju pour la vénération du ciel, Da Xian pour la vénération de la terre, Da Shao pour la vénération des quatre directions, Da Xia pour la vénération des montagnes et rivières, Da Huo pour vénérer les ancêtres féminins, Da Wu pour vénérer les ancêtres.

L’Empereur Jaune a également créé l’ancienne comédie divine Hua Xu Yin et Qing Jiao, qui signifie Corne Pure. On dit que dans le rêve de l’Empereur Jaune, après avoir visité la terre natale de Fuxi, le pays divin Hua Xu, il s’est éveillé au grand Tao du gouvernement du pays. Après 28 ans de dur labeur, il a géré le monde comme un pays mi-humain mi-divin et a créé Hua Xu Yin : voilà toute l’histoire de Hua Xu Yin.

Il est écrit dans le Han Feizi : « L’Empereur Jaune a tenu un rassemblement pour les esprits et divinités au sommet de la montagne Xitai. Il se déplaçait dans une calèche divine tirée par six dragons, tandis que de chaque côté de la calèche marchait un oiseau Bi Fang, Maître Vent balayant le chemin, Maître Pluie aspergeant la route de gouttes de rosée, tigres et loups ouvrant le chemin, esprits et divinités fermant la marche, serpents s’aplatissant au sol pour montrer leur respect, et les phénix volant au-dessus, le protégeant du soleil ardent. Il a rencontré ici les esprits et divinités d’une manière splendide, c’est de cette manière qu’il a composé l’air de la Corne Pure (清角). » On raconte que la Corne pure peut relier le Ciel et la Terre, ordonner aux esprits et aux divinités. Quand on la joue, il est possible d’attirer des grues célestes et des phénix, ils remplissent le ciel et volent avec majesté.

Selon les livres d’histoire, durant la période des Printemps et Automnes, Jinping Gong ordonna à un maître de jouer l’air de la Corne Pure, ce qui provoqua des vents violents, fit s’envoler les tuiles des toits, et entraîna une sécheresse qui dura trois ans, faisant du pays une terre aride sur mille kilomètres.

Par conséquent, Corne Pure ne peut pas être jouée arbitrairement, et ce n’est pas quelque chose que les gens ordinaires peuvent apprécier. Le pouvoir qu’il y a derrière est trop puissant. Elle ne peut être interprétée que par une personne noble de grande vertu : une personne moyenne ne peut pas le contrôler et cela apportera le désastre.

Après la musique de l’Empereur Jaune, nous allons examiner d’autres musiques et danses des Cinq Empereurs.

Selon les Annales des Printemps et des Automnes de Lü, l’empereur Ku a ordonné à Xian Hui de créer les neuf mouvements (九招), les six colonnes et les six braves (六英). Chui a inventé les instruments du tambour pi (鼙), du bianqing, de l’ocarina, de la flûte guanzi et du tambour à boules fouettantes (鞀). L’empereur Ku, étant un homme sage, il a frappé le tambour pi, a frappé le bianqing et soufflé dans la flûte guanzi. Des phénix sont apparus et ont dansé dans le ciel. L’empereur Ku était comblé de joie, c’était la manifestation de l’heureuse vertu de l’empereur.

Les Annales des Printemps et des Automnes indiquent également que lors de l’établissement de l’empereur Yao, la vie était harmonie : Yue. Son effet était comme le chant des montagnes et des vallées, créant la musique et la danse de la « grande symphonie ». C’est l’une des six formes de musique et de danse mentionnées ci-dessus, utilisée pour les offrandes. En jouant cette musique et cette danse, toutes les créatures danseront les unes avec les autres et tout sera en harmonie.

En outre, le Classique des documents, le Diwang shiji et d’autres livres anciens enregistrent tous cet élément suivant : Shun a créé la musique et la danse Da Shao (大韶). Da Shao est aussi l’une des six formes de musique et de danse ayant été transmises. On dit que Da Shao comprend neuf mouvements, également connus comme musique vénérable (箫韶). Lorsque l’empereur Shun a joué Da Shao, après avoir terminé les neuf mouvements, des phénix vinrent pour rendre hommage et danser, et toutes les créatures se mirent à danser.

Après près de deux mille ans, Confucius a eu le privilège de faire l’expérience de la musique et de la danse Da Shao dans le royaume de Qi. Après avoir écouté, il a été si impressionné qu’il a perdu le goût. Après trois mois, il ne pouvait plus goûter la saveur de la viande. Il soupirait : « Je ne m’attendais pas à ce que la musique atteigne un niveau si merveilleux ! » Cet épisode est rapporté dans les Analectes de Confucius. Il a également relaté que : « La musique Da Shao est d’une beauté parfaite ! »

On peut voir qu’à l’époque des Cinq Empereurs, le pouvoir de la musique et de la danse était encore très fort, et qu’elles étaient capables de faire directement des miracles. Elles pouvaient ordonner aux esprits et divinités de résonner avec la nature, de rassembler les oiseaux immortels et les animaux étranges, de faire danser toutes les créatures et de rendre le monde harmonieux et pacifique.

En fait, les miracles de la musique et de la danse ont toujours existé dans le développement de l’histoire jusqu’à présent. Ce n’est que plus tard, suivant le développement de la civilisation matérielle de l’humanité, que les hommes ont été constamment liés par des désirs et des attachements. L’énergie spirituelle s’est détériorée de plus en plus et la manifestation de tels miracles est devenue de moins en moins visible : ce n’était plus les manifestations directes et puissantes des temps anciens. Mais tant qu’une personne utilise son cœur pour explorer, elle peut encore ressentir les anciens pouvoirs enfouis dans les profondeurs de la musique Yue

La musique et la danse dans la culture de transmission divine
La nouvelle que la musique classique avait permis à Carlo Cignozzi de cultiver des vignes luxuriantes s’est rapidement répandue. (Image : Kai / Pixabay)

Quand les plantes rencontrent la musique

En 1950, le biologiste britannique Julian Huxley a rendu visite au Dr. T.C. Singh, directeur du Département de botanique de l’université Annamalai de Tamil, en Inde. Il a appris que le Dr. Singh observait au microscope le mouvement cellulaire de la plante aquatique Hydrilla verticillata. Julian Huxley a alors parlé de la possibilité d’observer si les plantes seraient affectées ou non par le son.

L’assistante du Dr. Singh jouait très bien du violon. Le Dr. Singh lui a alors demandé de jouer près de la plante aquatique. Il a alors constaté que le mouvement cytoplasmique, à l’intérieur de la cellule, de la plante aquatique s’accélérait. Encouragé par ce résultat, le Dr. Singh a voulu jouer à du Mimosa pudica un raga indien, une sorte de mélodie amenant les auditeurs dans une humeur de dévotion. Deux semaines plus tard, il a constaté que le nombre de stomates sur toute la surface de la plante avait augmenté de 66 %, que la surface de l’épiderme devenait plus épaisse, et que la membrane plasmique des cellules avait même augmenté de moitié.

Après cela, le Dr. Singh invita Gouri Kumari, professeur au Conservatoire de musique d’Anana, à jouer du luth Vina pour des plants du genre Impatiens à raison de 25 minutes de musique par jour. Dans le groupe de plantes ayant écouté la musique, les résultats après un mois ont montré que les feuilles étaient 72 % plus nombreuses et 20 % plus hautes.

Le Dr. Singh a ensuite fait plusieurs expériences avec différentes sortes de plantes. Les résultats ont été publiés dans le magazine du Bihar Agricultural College, Dr. Singh y affirme que les concerts harmoniques favorisent la croissance des plantes, le développement, la fructification et la production de graines.

Avec les résultats de l’expérience, Dr. Singh a essayé d’augmenter les rendements des cultures de riz. Entre 1960 et 1963, il a expérimenté dans les régions de Pondichéry et de Madras de la musique jouée par des haut-parleurs dans les champs. Les récoltes en résultant étaient toujours de 25 % à 60 % plus abondantes que la normale.

À la fin des années 1950, un botaniste de l’Illinois, Joe Smith, avait fait des expériences avec du maïs et du soja et planté des graines de la même espèce dans des serres avec la même température et la même humidité. Il a été diffusé à une partie le morceau Rhapsody in Blue du compositeur Gershwin, et l’autre partie n’a pas été exposée à la musique. Il a finalement été constaté que les graines qui avaient « écouté » la musique avaient germé deux semaines plus tôt que les autres graines qui n’avaient pas été exposées à la musique, et que les tiges des premières étaient beaucoup plus épaisses. Joe Smith a été très surpris. Il a par la suite continué son expérience en passant de la musique classique à des plants de maïs hybride, de l’ensemencement à la récolte.

Les résultats ont révélé de façon surprenante que 700 kilos de maïs ont été récoltés en plus par rapport à un champ de même taille qui n’avait pas « écouté » de musique. Il a aussi été agréablement surpris de constater que le maïs qui a poussé en « écoutant » de la musique a poussé plus vite, a pris de la taille et a mûri plus tôt.

L’université de Stanford a également conduit une expérience en faisant écouter à des plantes des musiques différentes. Le groupe de plantes ayant écouté de la musique classique a poussé de façon luxuriante. Le plus incroyable est que les plantes ont poussé dans la direction de la source musicale, les plantes s’étant penchées à 60° dans la direction de la source musicale.

Il y a plus d’une décennie en Toscane, au Nord-Ouest de l’Italie, a été lancé un vignoble appelé Paradisa di Fracina. Le propriétaire du vignoble s’appelle Carlo Cignozzi. Il était à l’origine avocat et venait de se lancer dans la plantation de vignes, sans avoir aucune expérience. Carlo Cignozzi, qui adorait la musique, a découvert que sa musique d’accordéon pouvait faire pousser la vigne plus vite. Il a ainsi joué de la musique classique pendant longtemps à ses vignes. Il a constaté que les vignes ayant poussé en « écoutant » donnaient des grappes abondantes, avec moins de nuisibles.

Certains habitants locaux n’ont d’abord pas tenu en grande estime son projet de faire écouter de la musique à du raisin. Mais Carlo Cignozzi a persévéré pendant trois ans, faisant écouter chaque jour de la musique classique aux vignes. Trois ans plus tard, les vignes qu’il avait plantées étaient toutes fructueuses, produisant des fruits savoureux et en grande quantité. Les vins produits étaient meilleurs que ceux des vignerons les plus expérimentés de la région, et ils étaient reconnus par tous.

La nouvelle que la musique classique avait permis à Carlo Cignozzi de cultiver des vignes luxuriantes s’est rapidement répandue. Après avoir entendu cela, en 2006, des chercheurs de l’université de Florence ont commencé à étudier un domaine de vingt-quatre acres pour comprendre l’impact de la musique sur la croissance des plantes.

Le professeur Mancuso de l’université a indiqué ne pas avoir de conclusions, mais que les vignes ou les plantes en pot qui écoutent de la musique poussent plus rapidement que celles n’en écoutant pas, et que la surface de croissance des vignes qui écoutent de la musique est effectivement plus grande.

Avec la diffusion des effets merveilleux de la musique sur les plantes, l’émission MythBusters de Discovery Channel a également mené une expérience de deux mois en 2004 afin de déterminer si communiquer avec les plantes ou leur jouer de la musique pouvait ou non être bénéfique aux plantes.

Ils ont construit sept serres ayant les mêmes conditions pour cultiver des pois, dans certaines on passait de la musique, dans d’autres on communiquait avec les plantes, et les dernières étaient cultivées dans des conditions standards. Deux mois plus tard, il a été découvert que tous les pois dans les serres avec de la musique, ou de la communication avaient en effet mieux poussés que ceux des serres sans musique. Il a finalement été conclu que communiquer avec les plantes ou passer de la musique pouvait faciliter leur croissance.

Avec la diffusion de ces exemples miraculeux, ces dernières années, le monde entier a vu une vague « d’écoute de musique classique pour les plantes ». De nombreuses fermes écologiques vertes ont été établies et un grand nombre de cultures ont suivi l’exemple de faire écouter de la musique classique, obtenant des résultats significatifs.

La musique à la rencontre des animaux

Il existe en Chine un idiome bien connu appelé « Jouer du qin à une vache » (對牛彈琴), décrivant des efforts inutiles pour faire apprécier une chose élégante à une personne ne pouvant ou n’acceptant pas de comprendre. Cela veut-il pour autant dire qu’une vache resterait insensible à la musique ? Au cours de la période des Royaumes Combattants, il y a près de 2500 ans, Zu Xin a écrit : « Un jour, en jouant au bord de l’eau de la cithare se, les poissons sont venus à la surface pour écouter, une harde de chevaux broutant s’est paisiblement approchée pour écouter. »

Il s’avère que non seulement la musique a un effet merveilleux sur la croissance des plantes, mais elle a aussi le même effet sur les animaux.

Aujourd’hui, on assiste à une vague d’écoute de la musique classique chez les éleveurs de volailles et de bétail, comme les poulets, les bovins et les porcs, dans les fermes et les exploitations agricoles du monde entier. Ce n’est pas nouveau.

Des expériences ont montré qu’en passant de la musique classique légère et harmonieuse dans une exploitation, les vaches laitières sont stimulées à produire plus de lait, et le lait produit est plus sain et a meilleur goût. La musique peut aussi stimuler les poules à pondre plus d’œufs. Elle peut rendre les porcs et le bétail plus sains. La viande est plus tendre et fraîche.

Cela a aussi formé une nouvelle chaîne industrielle, tant de restaurants et de fermes lancent maintenant des aliments écologiques comme le porc, le bœuf, les œufs, la nourriture, les légumes et les fruits qui ont grandi dans la musique classique. Cela a un coût, mais la saveur et les qualités nutritives sont en effet bien meilleures que d’autres aliments comparables, ayant été testés et reconnus par les consommateurs.

La musique et la danse dans la culture de transmission divine
Un boom de « l’effet Mozart » s’est mis en place dans le monde entier, entraînant une augmentation des ventes de CD de maîtres de la musique classique tels que Mozart. (Image : wikimedia : AnonymousUnknown author / possibly by Pietro Antonio Lorenzoni (1721-1782) / Domaine public)

Une expérience fortuite a déclenché un boom de « l’effet Mozart »

En 1993, la célèbre revue britannique Nature a publié une importante étude réalisée par un psychologue de l’université de Californie, Francis H. Rauscher, et ses collègues. Le résultat a été que l’écoute de la musique créée par des compositeurs classiques tels que Mozart peut rehausser le niveau de capacité d’analyse spatiale en 3D des étudiants. Depuis lors, un boom de « l’effet Mozart » s’est mis en place dans le monde entier, entraînant une augmentation des ventes de CD de maîtres de la musique classique tels que Mozart.

Par exemple, la « thérapie musicale » et « l’éducation prénatale » sont maintenant populaires dans le monde. Aujourd’hui, de nombreuses mères écoutent de la musique classique pendant la grossesse et croient que le bébé peut être en meilleure santé, plus intelligent, plus beau et avoir une nature plus positive.

Le rôle positif de la musique sur l’insécurité

La culture chinoise attache une grande importance à l’éducation rituelle et musicale, et la musique rituelle est un élément important de la culture chinoise. Avant que le Parti communiste chinois (PCC) ne sème le chaos, pendant des milliers d’années, malgré les changements de dynasties, les changements brusques de situation, le statut de la gouvernance rituelle et musicale n’a jamais été remis en question.

Il est possible de voir que les rites et la musique peuvent fortement amener le cœur de l’homme à se civiliser. Écouter de la musique raffinée peut modérer le cœur des gens et apaiser leur esprit. Cela peut de même améliorer le tempérament des gens, les rendre plus affables et, corriger la moralité et le caractère.

Selon plusieurs journaux, la zone commerciale City Mall et les alentours de Christchurch, la troisième plus grande ville de Nouvelle-Zélande, étaient à l’origine des zones à haut risque de criminalité. La situation posait des difficultés aux entreprises locales, aux habitants et à la police. Depuis juin 2009, lorsque le centre commercial a commencé à passer tout au long de la journée les œuvres de musiciens du XVIIIe siècle tels que Mozart, il a obtenu des résultats étonnants dans la réduction de la criminalité.

Selon les statistiques, en octobre 2008, le nombre de crimes dans le district s’élevait à 77 par semaine, et en octobre 2010 il a été réduit à 2 par semaine. En 2008, il y a eu 16 cas de troubles liés à la drogue et à l’alcool, et il n’y en a eu aucun en 2010.

Lonsdale, directeur de la Christchurch City Center Business Association, a déclaré : « Les gens vont maintenant s’établir dans ce quartier parce qu’ils sont plus en sécurité ». La police a également convenu que la musique classique avait changé l’environnement dans le centre commercial et les quartiers avoisinants. En raison de l’effet remarquable, en plus de ce centre commercial, de nombreuses entreprises dans les environs passent maintenant de la musique classique. En plus de Christchurch, la ville d’Auckland en Nouvelle-Zélande a également adopté cette mesure.

La musique et la danse dans la culture de transmission divine
Écouter de la musique raffinée peut modérer le cœur des gens et apaiser leur esprit. Cela peut de même améliorer le tempérament des gens, les rendre plus affables et, corriger la moralité et le caractère. (Photo : Shenyunperformingarts.org)

Des chansons à cinq tons pour en finir avec la maladie

Les méthodes de diagnostics de la médecine chinoise sont l’observation, l’écoute et la prise du pouls. Parmi elles, l’observation est au second plan et il n’est pas nécessaire de voir les gens. Il suffit d’écouter la voix de la personne pour distinguer les changements des cinq tons qu’elle émet, afin de déduire l’état de fonctionnement des méridiens du corps, des organes internes, etc. Cela permet de déterminer la cause de la maladie et de poser un diagnostic. Ce mode d’examen semble avoir un effet divin. En comparaison, la prise du pouls paraît un jeu d’enfants.

Il y a des milliers d’années, les bases théoriques du traitement de la musique ont été discutées dans le Classique interne de l’Empereur Jaune, l’un des quatre classiques de la médecine chinoise. Il est écrit dans le Classique interne de l’Empereur Jaune : « Les cinq organes internes du corps humain correspondent aux cinq tons et les six entrailles aux six lois. Les six lois se divisent encore en six lois Yin et en six lois Yang, connues collectivement sous le nom de loi des douze tempéraments (十二律), ils correspondent aux douze mois, douze heures, douze fêtes : les vingt-quatre termes solaires, aux douze eaux de la terre et douze méridiens du corps humain. »

Dans le Classique interne de l’Empereur Jaune, les cinq tons correspondent aux cinq notes des cinq organes internes, aux cinq éléments, ainsi qu’aux cinq émotions de l’homme. La maladie peut être diagnostiquée selon les cinq tons, et les cinq tons peuvent être assortis en musique harmonieuse pour ajuster l’équilibre du corps humain et des organes internes : de sorte que le corps peut revenir à un état harmonieux et naturel, et atteindre le but de guérir et de soigner.

Le célèbre médecin Chen-heng Chu de la dynastie Yuan a ainsi déclaré : « La musique (樂) est aussi un médicament (藥). »

En plus de la médecine chinoise, la musicothérapie, apparue en Occident à l’époque moderne, est également devenue populaire dans le monde entier.

Le livre qui introduisit pour la première fois la musique pour traiter les maladies en Occident à l’époque moderne fut Elementa Medicinae de John Brown, publié en 1780. Au milieu du XIXe siècle, la musicothérapie était populaire en Europe et a été largement utilisée pendant la période de la Seconde Guerre mondiale. D’abord utilisée comme traitement pour les maladies mentales, la musicothérapie s’est vite répandue en raison de ses effets évidents.

En 1944 et 1946, des cours spécialisés de musicothérapie ont été créés à l’université de l’État du Michigan et à l’université du Kansas pour former des musicothérapeutes professionnels. En 1950, les États-Unis ont pris l’initiative de créer l’American Music Therapy Association (NAMT), qui a marqué la naissance de la musicothérapie comme nouvelle discipline. Jusqu’à aujourd’hui, la musicothérapie a été populaire dans le monde entier, et de nombreux hôpitaux et centres de réadaptation l’ont adoptée avec des résultats remarquables.

Ces exemples merveilleux, bien que la science actuelle n’ait toujours pas d’explication, amènent les hommes à redécouvrir dans la musique les empreintes divines des temps anciens. Ils montrent que la musique Yue contient des pouvoirs merveilleux inconnus, et montrent également que les miracles des temps anciens du Yue enregistrés dans le passé ont bien existé.

Rédacteur Charlotte Clémence

Source : La musique et la danse dans la culture de transmission divine
minghui.org


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