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Tradition. La mythologie chinoise et la création de l’univers (4/4)

CHINE ANCIENNE > Tradition

Shennong , le Laboureur Céleste et l’un des Trois Augustes

Il existe de nombreuses légendes autour de la création de l’Univers. La mythologie chinoise, attribue à Pangu (槃古), un Dieu originel, la séparation du Ciel et de la Terre et à Nuwa ((女媧 ), un des Trois Augustes, la réparation de l’Univers et la création du peuple chinois. Fuxi (伏犧) et Shennong (神農 ), les deux autres Augustes, ont apporté au peuple chinois des connaissances sur la vie et la compréhension de la nature.

Shennong, le laboureur céleste dans la mythologie chinoise

Selon la tradition, c’est Shennong qui a enseigné aux premiers chinois comment fabriquer des outils de ferme, comment cultiver la terre stérile, et faire pousser les moissons.

Après que Fuxi a institué le mariage dans la société, la population de la Chine ancienne a commencé peu à peu à croître. Alors le peuple chinois a de nouveau rencontré des difficultés. D’abord, il ne savait pas quoi manger, ayant du mal à distinguer le comestible du non-comestible. De plus, les Chinois mourraient de maladies souvent impossibles à soigner, faute de connaissances dans ce domaine.

Ce sont essentiellement dans le Guanzi et le Zhuangzi, respectivement une encyclopédie et un texte fondateur du Taoïsme, remontant à la période des Royaumes combattants, que l’on retrouve des mentions de Shennong.

Shennong est aussi l’un des Trois Augustes, ou empereurs mythiques de la mythologie chinoise. Selon la légende, Shennong était né avec un ventre clair comme le cristal et tous ses organes étaient clairs et visibles. À trois jours il a pu parler; à cinq jours il était capable de marcher, et à son septième jour toutes ses dents avaient poussé.

Pour résoudre les problèmes de nourriture et de guérison. Shennong allait souvent dans les montagnes chercher des plantes et des herbes comestibles. En sélectionnant différentes plantes, il tombait souvent malade. Mais, il a pu vaincre le poison contenu dans les plantes, grâce à son ventre de cristal. Il pouvait regarder les herbes travailler dans son corps et savoir lesquelles manger, ou pas, et connaître leur pouvoir de guérison.

Le père de la médecine traditionnelle

Au total, Shennong a découvert 365 herbes guérisseuses. Il a référencé ses découvertes dans le Shennong bencao jing, ou Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste : un ouvrage pharmaceutique qui dresse la liste de tous les animaux, plantes et autres produits naturels, auxquels on prête des propriétés médicinales. Ce livre est devenu synonyme de la médecine traditionnelle chinoise.

En fait, le Classique de la matière médicale reste la bible médicale la plus importante, faisant autorité en Chine. Il n’est pas difficile de déduire de l’impact que Shennong a eu sur la future médecine traditionnelle que les dieux étaient bien intégrés dans la civilisation chinoise. Les milliers d’années d’évolution de la médecine chinoise sont basées sur les découvertes de Shennong, qui est reconnu comme le père de la médecine chinoise.

Shennong a aussi créé le banjo pour enrichir la vie des gens avec la musique. Il a inventé la charrue pour aider l’agriculture et enseigné aux gens la poterie, à cuire leur nourriture, et comment faire de la soie à partir de vers à soie.

C’est aussi Shennong qui a fait entrer le peuple chinois dans une société tribale agricole. De plus, il a établi des marchés où les gens pouvaient échanger des biens, ce qui a amélioré substantiellement la vie du peuple chinois qui pouvait avoir recours à toute une variété de produits. Depuis lors, des générations de fermiers et de médecins ont vénéré Shennong comme une déité.

Pour résoudre les problèmes de nourriture et de guérison. Shennong allait souvent chercher des plantes et des herbes comestibles. Au total, Shennong a découvert 365 herbes guérisseuses. Il a référencé ses découvertes dans le Shennong bencao jing, ou Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste. (Image :  cclqkk / Pixabay)

Nuwa, Fuxi et Shennong : les Trois Augustes

La partie de l’histoire chinoise des trois monarques divins, ou Trois Augustes, implique que pendant une période spéciale de l’histoire, les dieux ont vécu parmi le peuple chinois ordinaire et ont directement enseigné au peuple chinois. La civilisation chinoise divinement conduite a été tempérée et est devenue forte avec le temps. C’est la raison pour laquelle les Chinois ont un immense respect pour le ciel.

Le concept commun de « respect du ciel » prouve non seulement que le respect de Dieu est le fondement de la civilisation chinoise, mais il se manifeste aussi comme le noyau d’une culture qui a été dirigée par les dieux.

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