Combien y a-t-il de planètes habitables ?

Par Vision Times
Le 08/11/2020
Cette illustration représente Kepler-186f, la première planète de la taille de la Terre validée à orbiter autour d’une étoile éloignée, dans la zone habitable. (Image : NASA Ames / JPL-Caltech / T. Pyle)
Cette illustration représente Kepler-186f, la première planète de la taille de la Terre validée à orbiter autour d’une étoile éloignée, dans la zone habitable. (Image : NASA Ames / JPL-Caltech / T. Pyle)
 

Grâce à de nouvelles recherches utilisant les données du télescope spatial Kepler, on estime qu’il pourrait y avoir jusqu’à 300 millions de planètes potentiellement habitables dans notre galaxie. Certaines pourraient même être assez proches, dont plusieurs probablement à moins de 30 années-lumière de notre Soleil.

Les résultats seront publiés dans The Astronomical Journal. La recherche a été menée en collaboration avec des scientifiques de la NASA, de l’Institut SETI et d’autres organisations du monde entier. Le co-auteur Jeff Coughlin, chercheur sur les exo-planètes à l’Institut SETI et directeur du bureau scientifique de Kepler a déclaré : « C’est la première fois que toutes les pièces sont assemblées pour fournir une mesure fiable du nombre de planètes potentiellement habitables dans la galaxie. C’est un élément clé de l’équation de Drake, utilisé pour estimer le nombre de civilisations extraterrestres - nous avons fait un pas de plus sur le long chemin pour savoir si nous sommes seuls dans le cosmos. »

L’équation de Drake est un argument de probabilités qui détaille les facteurs à prendre en compte afin d’estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec qui nous pourrions entrer en contact. L’équation de Drake est également souvent considérée comme une feuille de route pour l’astrobiologie et guide une grande partie des recherches à l’Institut SETI. Pour développer une estimation raisonnable, les chercheurs ont examiné des exo-planètes de taille équivalente à la Terre et donc très probablement des planètes rocheuses.

 

Illustration représentant les résultats du télescope spatial Kepler de la NASA. Après neuf ans passés dans l’espace lointain à collecter des données qui ont révélé que notre ciel nocturne était rempli de milliards de planètes cachées - plus de planètes même que d’étoiles - le télescope spatial Kepler de la NASA était à court de carburant nécessaire pour d’autres opérations scientifiques en 2018 (Image : NASA / Ames Centre de recherche / W. Stenzel / D. Rutter. Source : Une nouvelle vue de notre nuit étoilée
Illustration représentant les résultats du télescope spatial Kepler de la NASA. Après neuf ans passés dans l’espace lointain à collecter des données qui ont révélé que notre ciel nocturne était rempli de milliards de planètes cachées - plus de planètes même que d’étoiles - le télescope spatial Kepler de la NASA était à court de carburant nécessaire pour d’autres opérations scientifiques en 2018 (Image : NASA / Ames Centre de recherche / W. Stenzel / D. Rutter. Source : Une nouvelle vue de notre nuit étoilée)
 

Ils ont également examiné des étoiles dites « de type Soleil », à peu près du même âge que notre Soleil et à peu près à la même température. Une autre considération pour l’habitabilité est de savoir si la planète pourrait avoir les conditions nécessaires pour supporter de l’eau liquide.

Les estimations précédentes sur la détermination du nombre d’exo-planètes potentiellement habitables dans notre galaxie étaient fortement basées sur la distance de la planète par rapport à son étoile. Cette nouvelle recherche considère également la quantité de lumière qui frappe une planète depuis son étoile, ce qui aurait un impact sur la probabilité que la planète puisse supporter de l’eau liquide.

Pour ce faire, l’équipe a non seulement examiné les données de Kepler, mais également les données de la mission Gaia de l’Agence spatiale européenne sur la quantité d’énergie émise par l’étoile d’une planète. En prenant en compte à la fois les données de Kepler et de Gaia, les résultats reflètent mieux la diversité des étoiles, des systèmes solaires et des exo-planètes de notre galaxie. La co-auteure Michelle Kunimoto, qui a travaillé sur cet article après avoir terminé son doctorat sur les taux d’occurrence des exo-planètes à l’Université de la Colombie-Britannique, a déclaré : « Connaître les différents types de planètes est extrêmement précieux pour la conception des prochaines missions de recherche d’exo-planètes. Les enquêtes visant les petites planètes potentiellement habitables autour d’étoiles semblables au Soleil, dépendront des résultats comme ceux-ci pour maximiser leurs chances de succès. »

Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour comprendre le rôle de l’atmosphère d’une planète sur sa capacité à supporter l’eau liquide. Dans cette analyse, les chercheurs ont utilisé une estimation prudente de l’effet de l’atmosphère pour estimer l’occurrence d’étoiles semblables au Soleil avec des planètes rocheuses pouvant contenir de l’eau liquide.

La mission Kepler, qui a officiellement cessé de collecter des données en 2018, a identifié plus de 2800 exo-planètes confirmées, et plusieurs milliers d’autres candidates attendent d’être confirmées. Jusqu’à présent, les chercheurs ont identifié plusieurs centaines de planètes dans la zone habitable de leur étoile, dans les données Kepler. Il faudra peut-être un certain temps pour trouver les 300 millions de planètes !


Source : Seti Institute (Note : le contenu et la longueur des documents peuvent être modifiés).

Traduit par Nello Tinazzo