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Nature.  Les plantes musiciennes sont une porte sur une nouvelle relation entre le règne végétal et humain (2/3)

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Le règne végétal est un des piliers de la vie sur terre. Bien avant notre époque, l’être humain était conscient que les plantes ont des compétences incroyables. Actuellement, plusieurs études démontrent que les plantes sont capables d’interagir avec leur environnement direct et indirect en communiquant, grâce à des réactions chimiques et électromagnétiques.

Plusieurs études sont étonnantes : le règne végétal n’est pas en compétition, comme on a pu le croire. Il y a une relation bienveillante entre les plantes qui sont capables de s’autoréguler, de s’associer pour s’entraider. Le professeur Gérard Nassim Amzallag a mené de nombreuses recherches qui lui ont permis d’écrire des livres dont L’homme végétal : pour une autonomie du vivant qui traite en détail de ce sujet.

Si le règne végétal a la capacité de s’auto-harmoniser, comment se fait-il que nos cultures sont détruites par des parasites ? Serait-ce parce que nous ne sommes pas à l’écoute de leurs besoins et de ce fait, les plantes n’ont plus les moyens de se protéger elles-mêmes ?

Des découvertes récentes révèlent que les plantes communiquent entre elles par des mécanismes chimiques. Plus étonnant, le règne végétal a la capacité de reconnaître son environnement, d’avoir des émotions et d’interagir en émettant des ondes qui peuvent être transmutées en sons.

Depuis les années 1970, l’association Damanhur explore la communication avec le monde végétal. Dans le cadre de ses recherches, ils ont créé un instrument capable de détecter les variations électromagnétiques depuis les feuilles et les racines de la plante. Ils ont découvert que les flux d’impulsions de chaque organisme sont uniques, chaque plante manifestant sa propre « signature sonore » biologique. De plus, les plantes manifestent leurs besoins et reconnaissent les personnes.

Ces expériences ont démontré que les plantes apprennent à communiquer avec les humains. L’Association Damanhur est un des précurseurs en la matière. Ils ont participé à la création d’un appareil capable de transformer les ondes des plantes en notes de musique. Leur site explique « Lorsqu’elles interagissent avec des musiciens par exemple, elles répètent même parfois les mêmes gammes, les mêmes airs et les mêmes notes. » Ils ont également constaté que des plantes devenues expertes en relation humaine grâce à cet appareil forment d’autres plantes, les aidant à apprendre rapidement comment faire fonctionner l’appareil.

Les plantes musiciennes sont une porte sur une nouvelle relation entre le règne végétal et humain
On peut voir que les arbres évitent d’empiéter les uns sur les autres afin que tous aient assez de lumière pour vivre. (Image : lefteye81 / Pixabay)

Les plantes communiquent

L’ingénieur forestier et écrivain Peter Wohlleben a constaté que les arbres ont des relations entre eux. Certains s’aiment, tels de vieux amis, quand l’un meurt, l’autre dépérit. On peut voir que les arbres évitent d’empiéter les uns sur les autres afin que tous aient assez de lumière pour vivre. Par contre, leurs racines s’entrelacent et partagent des réseaux fongiques qui agissent comme un système nerveux étendu. Dans une forêt primaire, l’arbre « mère » est le centre de ce réseau.

Les plantes communiquent entre elles par leurs racines et par des ondes acoustiques. Joël Sternheimer, docteur en physique théorique, spécialisé en physique quantique, et musicien, soutenu par le professeur Louis de Broglie, qui avait émis l’hypothèse que toute matière est dotée d’une onde associée, a mené des recherches démontrant que ces ondes peuvent être transcrites en musique. Ces ondes permettent aux différentes cellules de communiquer entre elles. Sur le site genodics.com, il explique qu’à l’aide d’équations de la physique quantique, il calcule ces diverses fréquences et révèle l’existence de ce qu’il nomme des « ondes d’échelle ».

Il s’est penché sur les acides aminés qui composent les protéines et découvre que chaque acide aminé émet une onde unique dont la vibration correspond à une note musicale précise. Il explique que « chaque protéine, formée par une séquence particulière d’acides aminés plus ou moins longue, peut donc être représentée par une partition musicale inédite. »

Le professeur Olivier Gallet, directeur du laboratoire biologie cellulaire de l’Université Cergy-Pontoise, a mené une étude avec son équipe. Il est spécialisé dans la recherche sur les relations matrice extracellulaire-cellules. Il a mené une étude rigoureuse en triple aveugle en utilisant des concepts simples et éprouvés de biologie. Ils ont pu prouver que les plantes peuvent reconnaître et utiliser des sons de façon très subtile pour moduler leur croissance en réponse à un stress environnemental. Leur étude portait sur la capacité des graines de petits pois à résister à la sécheresse grâce à la protéodie (mélodie émise par les acides aminés).

Son efficacité est assez probante pour ouvrir la voie à cette nouvelle méthode de soin aux plantes. Les quelque cent trente maraîchers et viticulteurs français qui utilisent cette méthode consomment beaucoup moins de pesticides, voire plus du tout, chauffent moins leurs serres et obtiennent une meilleure qualité de légumes. Le procédé ne tue pas les parasites mais renforce la capacité des plantes à se défendre et leur permet de retrouver un équilibre.

La musique produite par des plantes saines permet de fortifier des plantes qui doivent résister à des maladies. (Image : Agricom / Pixabay) 

Jean et Frédérique Thoby ont une pépinière à Gaujacq, ils se nomment musiniéristes. C’est-à-dire qu’ils travaillent avec les plantes en écoutant leurs ondes transformées en notes de musique. Ils utilisent le biodynamiseur botanique de Gaujacq. La base est un osmoseur Natarys qu’ils ont modifié en fonction de leurs travaux avec la musique des plantes. Ils expliquent « Ce biodynamiseur est botanique parce que nous avons pu additionner les actions issues de nos propres travaux en phyto-neurologie à ceux de la partie biodynamique développée par Marcel Violet (1887-1973), lui-même inspiré par les travaux de Stanislas Bignand et modernisé par la société Natarys avec qui nous travaillons en étroit partenariat. »

Les plantes émettent des ondes à 1800 mégahertz qui sont captées par leur environnement, comme par les insectes. C’est de cette façon que les plantes dirigent les insectes et tout ce qui est mobile. Jean Thoby dit que les végétaux savent très bien où ils sont et on peut le mesurer. Leur activité électrique change en fonction de leur environnement direct. Jean Thoby sait si la plante est cultivée en bio, si elle a été semée ou transplantée, etc. Ils utilisent cette méthode avec succès lors de blocages inexpliqués des cultures courtes, pour réguler l’ensemble des cryptogames et des insectes, etc.

Selon Jean Thoby, les produits synthétiques troublent l’activité électrique de la plante, ce qui lui fait perdre ses fonctions cognitives. En décryptant les sons émis par les plantes, il a découvert que les plantes peuvent appeler des prédateurs pour équilibrer leur croissance. Il a donné l’exemple d’un prunier à qui on avait donné trop d’azote. Celui-ci a appelé les pucerons pour l’empêcher de pousser trop vite. En effet, lorsqu’un bois pousse trop vite, il est plus tendre et résiste moins au gel.

Souvent, c’est notre mode de culture qui affaiblit les plantes. Par exemple, lors de la récolte de certains fruits comme les olives, l’arbre est violemment secoué. Cela coupe son activité électrique durant huit jours. Répété chaque année, l’arbre s’affaiblit progressivement. Un autre exemple : les fils de fer qui maintiennent les vignes sont trop chauds en été et trop froids en hiver et il est bien connu que le fer est un transmetteur d’électricité, tout cela perturbe la vigne.

La problématique est le déséquilibre, tout est utile. Plus il y a de diversités, que ce soit dans le sol, dans les mélanges des plantes, dans l’accueil des insectes et des petits animaux, plus les plantes développent leur plein potentiel. Ce n’est pas une nouveauté, le Capitulaire De Villis promulgué par Charlemagne, contient 90 plantes différentes à cultiver dans son jardin pour être autonome.

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