Plus de 30 ans d’aides des pays Occidentaux à la Chine

Par Vision Times
Le 28/07/2020
Les États-Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, le Royaume-Uni et les pays de l’UE tels que l’Allemagne et la France fournissent non seulement une aide gratuite à la Chine, mais sont également les principaux partenaires commerciaux de la Chine. (Image : wikimedia / BlankMap-World.svg / Domaine public)
Les États-Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, le Royaume-Uni et les pays de l’UE tels que l’Allemagne et la France fournissent non seulement une aide gratuite à la Chine, mais sont également les principaux partenaires commerciaux de la Chine. (Image : wikimedia / BlankMap-World.svg / Domaine public)
 

Depuis 1979, les pays développés, dont l’Australie, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Allemagne, les États-Unis, le Canada et la France, ont tous accordé des aides importantes à la Chine.

Bien qu’ils aient progressivement réduit leur aide gratuite à la Chine, ils apportent toujours une aide au développement de son économie sous forme de coopération économique et d’assistance technique. Bien qu’ils enregistrent souvent un déficit annuel, ils continuent à soutenir la Chine.

La Chine est l’un des plus grands bénéficiaires de l’aide dans le monde. Selon des statistiques « incomplètes », de 1979 à 2003, la Chine a reçu un total de 107,2 milliards de dollars d’aide officielle.

En 2009, à l’occasion du 30e anniversaire de l’aide multilatérale et bilatérale à la Chine et du premier anniversaire de l’aide internationale aux régions frappées par le tremblement de terre de Wenchuan, le ministre chinois du Commerce de l’époque a déclaré que, au cours des 30 dernières années, la Chine a travaillé en étroite collaboration avec le Programme de l’Organisation des Nations Unies pour le développement, l’UNICEF et l’Union européenne, le Japon, l’Allemagne, l’Australie, le Canada et d’autres pays.

Plus de 20 organisations internationales et gouvernements ont mené une coopération fructueuse pour le développement dans plus de 30 domaines, dont la lutte contre la pauvreté, la protection de l’environnement, l’éducation, la santé, la réforme du sport et l’énergie, recevant ainsi près de 6,7 milliards de dollars d’aide non remboursable et mettant en œuvre près de 2 000 projets.

 

En 2018, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé la cessation complète de toutes nouvelles formes d’aide à la Chine lors de sa visite dans ce pays. (Image : wikimedia / Prime Minister of Japan Official / CC BY)
En 2018, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé
la cessation complète de toutes nouvelles formes d’aide à la
Chine lors de sa visite dans ce pays.
(Image : wikimedia / Prime Minister of Japan Official / CC BY)
 

Le Japon, l’un des plus importants donateurs

L’aide économique du Japon à la Chine a débuté en 1979. Le gouvernement japonais a commencé à fournir une aide gratuite à la Chine en 1981. Selon les données de l’Aide Publique au Développement (APD) du ministère japonais des Affaires Etrangères, entre 1979 et 2010, la Chine a reçu du Japon environ 263,8 milliards de RMB (37,7 milliards de dollars) sous forme de prêts au développement, 12,4 milliards de RMB ( 1,7 milliard de dollars) sous forme d’aide gratuite et 13,8 milliards de RMB (1,9 milliard de dollars) sous forme de fonds de coopération technique, pour un montant total d’environ 290 milliards de RMB (41,4 milliards de dollars), impliquant plus de 200 projets. Ainsi, 66,9 % de l’aide étrangère de la Chine provient du Japon.

À la fin de 2010, les fonds d’aide du Japon à la Chine avaient été utilisés pour mettre en œuvre 144 projets dans divers domaines, notamment la santé, la protection de l’environnement, l’éducation, l’agriculture et la lutte contre la pauvreté. Au XXIe siècle, l’aide du Japon s’est déplacée dans le domaine des infrastructures tels que les quais, l’énergie, les ports, les chemins de fer, l’électricité, les communications, etc., vers la protection de l’environnement, la formation technologique et des ressources humaines…

Le versement des prêts est passé d’un montant forfaitaire sur cinq ans à un montant forfaitaire annuel. Le montant annuel de l’aide fournie pour l’échange de personnel et la formation est d’environ 30 millions de dollars US. En 2003, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) avait formé plus de 15 000 cadres chinois, et l’Association japonaise des bourses techniques à l’étranger (JETSA) avait formé plus de 22 000 Chinois.

Parmi les projets d’aide japonais typiques en Chine, citons l’aéroport de la capitale Pékin, l’électrification de la ligne ferroviaire Pékin-Qinzhou, la ligne ferroviaire Kunming Sud, le Baosteel de Shanghai, l’aéroport de Shanghai Pudong, le deuxième pont du fleuve Yang-Tsé à Wuhan, le traitement des eaux usées de Pékin et l’hôpital de l’amitié Chine-Japon.

Il y a dix ans, le gouvernement japonais a mis fin à son aide remboursable à la Chine et a continué à conserver des prêts pour des projets existants et à maintenir des programmes d’aide et d’assistance technique non remboursables. En 2018, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé la cessation complète de toutes les autres formes d’aide à la Chine lors de sa visite dans ce pays.

L’aide non-remboursable du gouvernement allemand

Depuis 1982, la Chine est également le plus grand bénéficiaire de l’aide non remboursable du gouvernement allemand, avec 1,21 milliard de dollars d’aide non remboursable sur une période de 30 ans à partir de 1982.

Le gouvernement allemand a commencé à fournir une aide non remboursable à la Chine le 13 octobre 1982, lorsque les gouvernements chinois et allemand ont signé un accord général sur la coopération technique. Fin 2011, le gouvernement allemand avait fourni à la Chine un total de 1,21 milliard de dollars américains d’aide non remboursable.

 

En 2005, la Chine est devenue le plus grand bénéficiaire des fonds de l’Agence Française de Développement (AFD). (Image : Wikimedia / Turlin.frederic / CC BY-SA)
En 2005, la Chine est devenue le plus grand bénéficiaire des fonds de l’Agence Française de Développement (AFD). (Image : Wikimedia / Turlin.frederic / CC BY-SA)
 

Les fonds de l’Agence Française de Développement

En 2005, la Chine est devenue le plus grand bénéficiaire des fonds de l’Agence Française de Développement (AFD) : en 2009, elle avait accordé à la Chine des prêts non liés d’un montant de 552 millions d’euros (647 millions de dollars). 

La France a été relativement active dans la fourniture d’aide à la Chine, et selon les données de l’OCDE de 2008, la France est le troisième plus grand pourvoyeur d’aide économique à la Chine après le Japon et l’Allemagne. La coopération entre le ministère des finances de la République Populaire de Chine et l’Agence française de développement (AFD) a débuté à la fin de l’année 2003. En octobre 2004, les deux parties ont signé l’« Accord-cadre de coopération entre le ministère des finances de la République populaire de Chine et l’Agence française de développement (AFD) ».

Selon l’accord-cadre de coopération, l’Agence française de développement (AFD) accordera chaque année à la Chine des prêts non liés de l’AFD, pour un montant d’environ 120 à 150 millions d’euros (140 à 176 millions de dollars), principalement pour des projets dans le domaine de l’amélioration de l’atmosphère et de l’environnement mondial.

En 2005, la Chine était devenue le plus grand bénéficiaire des financements de l’Agence française de développement, avec un total de 152 millions d’euros (178 millions de dollars) de prêts-projets financés par la France : les fonds étant principalement destinés à cinq provinces, à savoir le Yunnan, le Guangxi, le Guizhou, le Sichuan et Chongqing, pour la construction de projets énergétiques, routiers, ferroviaires et de centrales électriques. En 2009, la Chine avait mis en œuvre 10 projets avec des prêts de l’Agence française de développement (AFD), pour un montant total de 552 millions d’euros (647,7 millions).

Le plan d’aide à la Chine du Royaume-Uni

En 2006, le ministère britannique du Développement International (DFID) a lancé un « Plan d’aide à la Chine 2006-2011 » très médiatisé. Le plan définissait le cadre général de l’aide du Royaume-Uni à la Chine sur cinq années, et précisait que l’aide restait axée sur la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, des Nations unies : les principaux domaines d’aide étant l’éducation de base, la prévention et le traitement du VIH/sida, la prévention et le traitement de la tuberculose, ainsi que l’approvisionnement en eau et l’assainissement.

Selon le département des relations économiques et commerciales internationales du ministère du Commerce, fin 2012, la Chine et le Royaume-Uni avaient réalisé 24 projets de coopération, d’une valeur totale de 230 millions de livres sterling (295,9 millions de dollars). La coopération était concentrée sur trois domaines : la santé, l’éducation et l’environnement, et le changement climatique.

Après que le Royaume-Uni ait annoncé en 2011 qu’il mettait fin à son aide habituelle à la Chine, le Royaume-Uni a encore fourni environ 270 millions RMB (38,5 millions de dollars) d’aide à la Chine en 2012, avec un total de 2,3 milliards RMB (328,4 millions de dollars) d’aide gratuite sur 23 ans.

En 1999, les gouvernements chinois et britannique avaient déjà signé un protocole d’accord sur la coopération au développement, après quoi le gouvernement britannique a fourni une aide gratuite à la Chine par l’intermédiaire du ministère britannique du Développement international (DFID), avec pour objectif la « réduction de la pauvreté ».

L’aide des États-Unis à la Chine

En 2012, l’aide américaine à la Chine s’élevait à environ 556 millions de dollars sur 33 ans, couvrant plus de 30 programmes d’assistance tels que la préservation de la culture des communautés tibétaines, la prévention et le traitement du sida, etc.

Selon les données publiques de l’Agence américaine pour le développement international, l’aide américaine à la Chine a commencé en 1980. Au cours des 19 années comprises entre les exercices fiscaux 1980 et 1998, l’aide américaine à la Chine s’est élevée à 19,41 millions de dollars, avec une croissance rapide de l’aide américaine à la Chine depuis 1999.

Au cours des 14 années allant de l’année fiscale 1999 à l’année fiscale 2012, pour lesquelles des statistiques publiées sont disponibles, l’aide américaine à la Chine s’est élevée à environ 536 millions de dollars. En termes de projets et d’organismes participants, il existe actuellement environ 30 types de programmes d’aide américains en Chine, avec près de 20 organismes gouvernementaux chargés de fournir des fonds et de mettre en œuvre les programmes.

Le Fonds américain de soutien économique à la Chine, qui a débuté en 1999, a atteint 110 millions de dollars pour l’exercice 2009, avec une moyenne annuelle de plus de 10 millions de dollars, ce qui représente un quart de l’aide américaine à la Chine pendant la même période, principalement pour la promotion des droits de l’homme et la préservation culturelle des communautés tibétaines, la protection de l’environnement et le développement économique.

Les projets d’aide au développement (AD) financés et mis en œuvre par l’Agence pour le développement international (USAID) concernent principalement l’État de droit et la protection de l’environnement. En outre, par le biais de ses programmes d’aide au développement, l’USAID travaille avec les universités et les instituts de recherche chinois dans des domaines tels que l’environnement, les ressources et la construction.

Les programmes d’aide à la santé publique représentent également une grande partie de l’aide américaine à la Chine et sont mis en œuvre par le ministère américain de la santé et l’Agence pour le développement international (USAID). Ils comprennent des programmes de lutte contre les maladies, de recherche et de formation, l’initiative mondiale de lutte contre le VIH/sida, la survie et la santé des enfants, ainsi que la nouvelle initiative mondiale pour la santé et la survie des enfants (Global Health and Child Survival), lancée en 2008. Avec plus de 82,6 millions de dollars américains, cela représente environ 20 % de l’aide américaine à la Chine sur la même période.

 

Ursula von der Leyen est depuis le 1er décembre 2019, présidente de la Commission Européenne. L’Europe fait partie des contributeurs au développement de la Chine. (Image : Wikimedia / © European Union 2019 – Source: EP / CC BY)
Ursula von der Leyen est depuis le 1er décembre 2019,
présidente de la Commission Européenne. L’Europe fait
partie des contributeurs au développement de la Chine.
(Image : Wikimedia / © European Union 2019 – Source: EP / CC BY)
 

La contribution de l’union Européenne

À la fin de 2012, l’aide cumulée de l’UE à la Chine s’élevait à environ 810 millions d’euros (949,9 millions de dollars), avec 85 projets concernant le commerce, la justice, l’éducation, la santé et la sécurité sociale, etc.

L’UE a commencé à fournir une assistance financière et technique à la Chine en 1984. Avant 1995, l’aide au développement de l’UE à la Chine était axée sur la réduction de la pauvreté, principalement dans le secteur agricole. Après 1995, elle a été réorientée vers la promotion des relations bilatérales et l’aide à la Chine pour faire face aux défis mondiaux tels que l’environnement, l’énergie et le changement climatique, qui sont une préoccupation générale de la communauté internationale. Dans le cadre de l’aide au développement, l’UE élabore des documents de stratégie par pays (DSP) depuis 2002.

La participation de l’Australie

En octobre 1981, l’Australie et la Chine ont signé l’accord sur le plan de coopération technique pour le développement entre la Chine et l’Australie.

En 2011, l’Australie avait fourni un total de 1,2 milliard de dollars australiens (855,8 millions de dollars) d’aide à la Chine et avait mené à bien 132 projets de coopération dans des domaines tels que l’agriculture, la sylviculture, l’élevage, l’énergie, les transports, le textile, l’éducation, la santé, l’urbanisme, la protection de l’environnement, la lutte contre la pauvreté, le renforcement des capacités et le développement rural.

En 2011, l’Australie a annoncé la fin officielle de son aide habituelle non remboursable à la Chine. Ces dernières années, l’aide de l’Australie à la Chine a pris davantage la forme d’une coopération économique et commerciale bilatérale, principalement dans les domaines de la protection de l’environnement, de la santé et de l’éducation.

 

Les pays Occidentaux ont aussi contribué à la construction de la Chine et comme le dit un net-citoyen : « Il faut toujours être reconnaissant avant que les autres ne soient plus disposés à traiter avec vous ». (Image : Wikimedia / Grégoire / CC BY-SA)
Les pays Occidentaux ont aussi contribué à la construction de la Chine et comme le dit un net-citoyen : « Il faut toujours être reconnaissant avant que les autres ne soient plus disposés à traiter avec vous ». (Image : Wikimedia / Grégoire / CC BY-SA)
 

L’Occident a contribué en partie à la construction de la Chine d’aujourd’hui

Les États-Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, le Royaume-Uni et les pays de l’UE tels que l’Allemagne et la France fournissent non seulement une aide gratuite à la Chine, mais sont également les principaux partenaires commerciaux de la Chine.

Environ 80 % des exportations chinoises sont destinées à ces pays. Plus de 90 % de l’excédent commercial et de la balance des changes de la Chine proviennent de ces pays. Plus de 95 % des technologies de pointe importées par la Chine proviennent des pays susmentionnés. Le progrès et le développement scientifiques et technologiques de la Chine sont essentiellement le fruit des formations organisées par ces pays.

Il est possible d’avancer que le développement économique rapide de la Chine après 1978 est, premièrement dû à la politique de réforme et d’ouverture, deuxièmement au travail acharné du peuple chinois et troisièmement à la contribution de ces pays en termes de formation des talents, de transfert de technologie, d’assistance financière et de soutien au commerce.

Compte tenu de ces faits, il n’est pas étonnant qu’un net-citoyen ait dit de manière significative : « Il faut toujours être reconnaissant avant que les autres ne soient plus disposés à traiter avec vous », cela reviendrait-il à dire : « il ne faut jamais mordre la main qui vous nourrit » ?

Cela permet d’avoir une lecture différente des événements actuels mettant en cause les responsables du gouvernement communiste chinois, les luttes intestines de ces « loups de guerre », comme sont qualifiés les dirigeants du parti, le manque de transparence sur de nombreux sujets, comme celui du Covid-19, ou la lutte incessante du régime communiste pour faire de la Chine le numéro un mondial et cela à n’importe quel prix, ou encore le non-respect des droits de l’homme et de la liberté d’opinion ou de conscience, premier droit de tout être humain.

Ces faits conduisent à se poser la question sur le devenir de la Chine et le début global de l’extinction d’un régime, car selon la sagesse populaire : « il ne faut jamais mordre la main qui vous nourrit ».


Traduit par Charlotte Clémence

Source : https://www.secretchina.com/news/gb/2020/07/27/941003.html