La Fête de la mi-automne ou fête de la lune

Par Jessica Wang
Le 02/10/2020
La Fête de la mi-automne. (Image : Spencer Hsieh & Voicechien / Flickr)
La Fête de la mi-automne. (Image : Spencer Hsieh & Voicechien / Flickr)
 

La fête traditionnelle chinoise de la mi-automne a lieu le quinzième jour du huitième mois du calendrier lunaire chinois.

Chaque année à la Fête de la mi-automne, la lune claire brille dans le ciel. Le clair de lune illumine la nuit de sa blancheur et de sa pureté, devenant à cet instant, le sujet de discussions et d’admiration.

De nombreux poètes à travers l’histoire ont été inspirés pour composer des poésies sur « la nuit de la pleine lune ». Ces poésies ont été transmises jusqu’à nos jours.

La mi-automne

Poète Li Pu (1063-1127, Dynastie Song)

La Lune blanche monte dans le ciel tel un miroir précieux,
Même la musique céleste parmi les nuages s’est tue.
Seule la Lune pleine porte en partie la beauté de l’automne,
Elle accompagne longuement les chemins célestes
Etendant sa lueur sur des milliers de kilomètres.
Le lapin rusé tombe vainement de la Lune,
Le crapaud lutin ne viendra pas devant mes yeux.
J’attends avec la Lune de prendre le bateau céleste pour voyager ensemble,
Mais seulement lorsque la galaxie sera totalement purifiée.

Le lapin rusé dans ce poème désigne le lapin lunaire, ou lièvre de jade, de la mythologie chinoise : le compagnon de la déesse de la Lune Chang’e. Il écrase toujours avec un pilon des herbes médicinales qui deviendront pour elle un élixir de longue vie.

Le crapaud lutin dans ce poème fait aussi référence à la mythologie chinoise, qui considérait à l’époque les éclipses lunaires comme la représentation de la Lune dévorée par un crapaud géant.

Li Pu, de son nom de naissance Xianzhi, était un grand poète de la dynastie Song, originaire du district Xingguo de la province Qianzhou (aujourd’hui appelée Jiangxi). Professeur à l’université impériale, il avait toujours l’ambition de sauver le monde et d’aider le peuple, il osait parler sans détour en tant que fonctionnaire et n’avait pas peur des courtisans au pouvoir.