Le 26 juin, le China Zun (Tour CITIC), plus haut gratte-ciel de Pékin, a soudainement été percuté par un petit avion blanc. Un Bulletin d'accident de sécurité aérienne interne, qui a fuité, détaille le décollage de l'appareil, sa trajectoire devenue incontrôlable et l'identité de la personne aux commandes. L'opinion publique soupçonne fortement un acte de vengeance délibéré : un drame que de nombreux internautes ont déjà surnommé « le 11 septembre chinois ».
La Tour CITIC percutée par un avion
Selon le média hongkongais HK01, le 26 juin peu après 18h, la Tour CITIC (China Zun), à Pékin, aurait été percutée par un petit avion. Deux façades vitrées du gratte-ciel se sont brisées, tandis que l'appareil s'est rompu, ses débris se dispersant sur la chaussée. Une épaisse fumée s'échappait du socle de l'immeuble et les personnes présentes ont été évacuées en urgence. À ce stade, aucune communication officielle n'a été publiée et les vidéos concernées ont été retirées.
Citant Reuters, le média rapporte que, selon des témoins, un important dispositif policier s'est soudainement déployé autour de la tour, dans une atmosphère tendue. Des agents seraient intervenus pour empêcher passants et touristes de photographier en direction de l'immeuble. D'autres sources indiquent qu'une partie des voies proches du gratte-ciel ont été temporairement bouclées par la police, obligeant les véhicules à faire un détour.
Des vidéos diffusées en ligne montrent qu'au moins deux pans du mur-rideau de verre, sur la face est de la tour, ont été défoncés par l'avion. Le fuselage s'est disloqué : l'empennage et les ailes gisent au sol, mais le nez de l'appareil demeure introuvable — vraisemblablement encastré à l'intérieur du bâtiment. Le fuselage porte le numéro d'immatriculation « B-12PP ».
Sur les images, une fumée noire s'élève en volutes du socle de la tour. Un témoin s'exclame : « L'avion est tombé ! Il y a le feu ! »
💥 Un « mini 11 septembre » à Pékin : un petit avion percute le « China Zun ». Le vendredi 26 juin 2026, vers 18h, dans le quartier d'affaires (CBD) de Guomao, district de Chaoyang, à Pékin — le China Zun (tour CITIC), plus haut immeuble de la ville (108-109 étages, 528 mètres)… pic.twitter.com/iC8vOhuuXz
— Truth Media (@TruthMedia123), 27 juin 2026
D'après RFI (Radio France Internationale), un livreur interrogé près de la tour a déclaré avoir entendu, vers 18h, une violente détonation, avant qu'un engin volant « de la taille d'une voiture » ne percute l'immeuble. « Le bruit était assourdissant, plus fort que des pétards », a-t-il dit. Il affirme avoir filmé l'appareil encastré dans le bâtiment, avant d'effacer la vidéo par crainte de poursuites policières.
Avant et après les faits, l'aéroport de Pékin-Capitale a connu une réorganisation inhabituelle de son trafic. Des internautes ont rapporté sur les réseaux sociaux chinois que l'aéroport avait diffusé, vers 18h le 26 juin, une notification d'urgence : des vols initialement orientés vers le Nord ont été déroutés vers le Sud. Les contrôleurs aériens auraient demandé à plusieurs reprises aux équipages s'ils avaient « observé en vol un appareil à voilure fixe » ; peu après éclatait la nouvelle de la collision. Selon la rumeur, le point d'impact se situerait au 83e étage de la tour, où se trouve le siège de la maison de courtage China Securities (中信建投证券).
Le China Zun abrite le siège du groupe CITIC. Haut de 528 mètres, il est actuellement le plus haut gratte-ciel de Pékin. Son architecture s'inspirant du zun(尊), un ancien vase chinois en bronze, l'édifice est surnommé « China Zun » (中国尊). Situé non loin du siège de CCTV, il s'inscrit au cœur du quartier financier de la capitale. Selon certaines sources, le sommet du China Zun offrirait une vue sur Zhongnanhai, siège du pouvoir du Parti communiste chinois (PCC). Ses derniers étages auraient pour cette raison été confiés aux services de la Sécurité d'État.
Un « Bulletin d'accident de sécurité aérienne » qui a fuité
À l'intérieur de la Chine, l'information a été étroitement verrouillée, mais vidéos et photos se sont rapidement propagées à l'étranger. Wang Dan, l'une des figures du mouvement étudiant de Tiananmen (1989), a relayé sur la plateforme X un Bulletin d'accident de sécurité aérienneportant le numéro 2026-06-26-STFS-01.
D'après ce document, l'appareil accidenté, immatriculé B-12PP, était exploité par la société Dongshi Shuangyue (Pékin) Aviation générale. L'événement y est qualifié de « perte de contact et accident présumé lors d'un entraînement local d'aviation générale ».
Le bulletin détaille la chronologie des faits :
- 17h30 : le B-12PP décolle normalement de l'aéroport d'aviation générale de Shifosi pour un vol d'entraînement en solo d'un adhérant, dans l'espace aérien local.
- 17h40 : alors que l’avion se prépare à rejoindre le circuit de piste en direction Ouest de la piste 18 pour l'atterrissage, une anomalie de pilotage survient brutalement. L'appareil n'intègre pas le circuit selon la procédure standard, conserve un cap plein ouest à 270°, sort de l'espace aérien contrôlé local et poursuit vers l'ouest ; sa trajectoire s'étend jusqu'aux abords du cinquième périphérique est de Pékin, où son signal ADS-B disparaît.
La tour de contrôle a coordonné à plusieurs reprises avec le contrôle régional et le contrôle d'approche (les services qui gèrent respectivement les avions en route et ceux qui s'apprêtent à atterrir), ainsi qu'avec le contrôle aérien militaire, pour appeler l'appareil, sans jamais obtenir de réponse radio : l'aéronef est porté disparu.
Le bulletin précise que le vol était assuré par une adhérente nommée Liu Junhua, dans le cadre d'un entraînement en solo, sans instructeur à bord pour superviser. Ce jour-là, le ciel de Pékin était dégagé et la visibilité excellente.
Dans la rubrique « causes possibles », le bulletin avance trois pistes à examiner.
- Premièrement, le facteur humain : erreur de pilotage, désorientation spatiale ou défaillance physique soudaine.
- Deuxièmement, la panne mécanique : défaillance des commandes de vol, du moteur ou de l'alimentation électrique, empêchant la correction du cap et interrompant communication et surveillance.
- Troisièmement, la panne d'équipement : défaillance de l'ADS-B ou du transpondeur radio, entraînant la perte du signal et l'impossibilité d'établir le contact.
Qui est la pilote ?
La nouvelle du petit avion percutant le China Zun a suscité de vifs débats en ligne. Selon certaines sources, la pilote de l'appareil accidenté, Liu Junhua, titulaire d'un master de finance de l'Université Renmin de Chine, occupait le poste de directrice générale adjointe du département des mandats discrétionnaires et solutions, au centre de gestion d'actifs de China Citic Bank. Forte de seize ans d'expérience sur les marchés financiers, elle disposait d'une solide expérience auprès de clients de très grande fortune et de clients stratégiques en gestion de comptes dédiés.
Une information publiée en 2023 sur le site de China Citic Bank mentionne une directrice générale d'une filiale de gestion de patrimoine du groupe CITIC, portant le même nom que cette « Liu Junhua ».
Censure sur les réseaux sociaux et soupçons d'attentat
Après les faits, sur les réseaux sociaux chinois : Weibo, WeChat, Douyin, des mots-clés tels que « China Zun » ou « avion percutant l'immeuble » sont devenus interdits à la recherche. Les courtes vidéos tournées sur place ont été retirées sitôt publiées, et les comptes des personnes les ayant mises en ligne ont vu leur diffusion bridée.
De nombreux internautes y voient une collision délibérée : la pilote, résolue à mourir, aurait coupé son transpondeur pour percuter volontairement le China Zun. Certains supposent que cette cadre nommée Liu Junhua, victime d'une injustice, aurait précipité son appareil sur le groupe CITIC par vengeance.
Un internaute ironise en ces termes : « Les sans-le-sou se sacrifient avec leur voiture ; les riches, avec un avion ». D'autres qualifient l'accident de « 11-Septembre pékinois » et estiment qu'il portera un coup psychologique majeur aux dirigeants du PCC.
Certains soulignent qu'en tant que centre politique du PCC, Pékin applique un contrôle très strict de son espace aérien. Qu'un avion d'entraînement ait pu filer vers l'ouest, franchir le cinquième périphérique et pénétrer le ciel du cœur du CBD sans être intercepté pendant un long moment révélerait, à soi seul, une faille systémique.
Selon les analystes, le moment de cette collision est particulièrement sensible :
- Il coïncide avec la veille du 105e anniversaire de la fondation du PCC, le 1er juillet, la cible est le gratte-ciel le plus haut et le plus emblématique de Pékin.
- Le contrôle de l'information a été d'une rapidité inhabituelle, les vidéos étant effacées de l'ensemble du Web dès les premières heures.
- Les autorités gardent le silence, les faits élémentaires n'ayant toujours pas été rendus publics.
Le 27 juin, Shen Rongqin, professeur associé à l'Université York, au Canada, a écrit sur Facebook que la femme qui aurait précipité l'avion sur la tour CITIC se nommerait Liu Junhua, directrice générale adjointe du département des mandats discrétionnaires et solutions au centre de gestion d'actifs de China Citic Bank. Au moment de la publication, elle serait toujours en réanimation, son pronostic vital demeurant engagé.
Shen Rongqin a indiqué que, d'après une conversation QQ circulant en ligne mais non vérifiée, Liu Junhua aurait subi de lourdes pertes lors d'un appel de marge, ce qui l'aurait décidée à lancer l'avion contre l'immeuble de CITIC. L'étage qu'elle a percuté serait précisément celui où se trouve son entreprise.
Il a ajouté que cette affaire pourrait valoir des sanctions, de la part de Xi Jinping, aux généraux chargés de la défense de l'espace aérien de Pékin : le China Zun est un bâtiment important de la capitale, à seulement sept kilomètres de Zhongnanhai.
Depuis quelques années, Xi Jinping aurait particulièrement renforcé la sécurité antiaérienne de Pékin, si bien qu'une collision aérienne survenue malgré tout sous ses yeux fait craindre une nouvelle vague de purges au sein de l'armée.
Rédacteur Yi Ming
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