Le fait de naître dans une famille pauvre limite inévitablement les perspectives et les ressources d’une personne. Pourtant, beaucoup de ceux qui ne parviennent pas à progresser finissent par blâmer leur famille, pensant que leur destin est déterminé par les parents.
Comme le dit un vieil adage : « un soupir peut entraîner trois années de pauvreté. » Plutôt que de se plaindre de ses origines, il vaut mieux chercher des moyens de se transformer soi-même et de briser le cycle de la pauvreté.
Le destin d’une personne commence peut-être au sein de sa famille, mais il ne s’arrête pas nécessairement là. Pour ceux qui sont nés dans la pauvreté, certaines des meilleures façons de changer leur destin s’avèrent étonnamment simples.
L’éducation : la voie la plus économique vers la réussite
Aujourd’hui, quelle que soit la situation financière d’une famille, il est toujours possible de trouver des occasions d’apprendre. Si vous n’avez pas les moyens d’acheter des livres, vous pouvez les emprunter. Si vous ne pouvez pas vous offrir une lampe, vous pouvez emprunter une bougie. Si vous ne pouvez pas payer les frais de scolarité, vous pouvez solliciter une aide financière ou accepter le soutien de la société. D’un point de vue économique, l’éducation reste l’une des voies les moins coûteuses vers la réussite.
Sous la dynastie Jin, Sun Kang aimait lire dès son plus jeune âge, mais sa famille était extrêmement pauvre. Il devait travailler le jour, le soir, comme sa famille n’avait pas les moyens d’acheter de l’huile pour une lampe, il n’avait guère d’autre choix que de se coucher tôt.
Cependant, une nuit d’hiver, Sun Kang aperçut une lueur à l’extérieur de sa fenêtre. Il se leva aussitôt, prit son livre et commença à lire près de l’entrée. La neige était tombée, et la lumière qu’elle réfléchissait était suffisamment vive pour lui permettre de distinguer les mots sur la page.
Des années plus tard, Sun Kang devint un haut fonctionnaire. Le lieu où il avait étudié fut baptisé « Salle de la lecture à la lumière de la neige réfléchie ». Son fils, Sun Boyi, progressa également grâce à l’étude et servit plus tard auprès du prince de Poyang, le général de la Cavalerie Agile.

On admire souvent les familles pouvant se targuer de compter « trois lauréats aux examens impériaux sous un même toit », pourtant, rares sont ceux qui songent aux hivers rigoureux que ces familles ont pu endurer avant de connaître la prospérité — ces années où les livres étaient inabordables et les frais de scolarité difficiles à payer.
Kuang Heng perça un trou dans un mur pour pouvoir étudier grâce à la lumière provenant de chez son voisin. Li Mi accrocha un livre à la corne d’un bœuf afin de lire tout en voyageant. Su Xun ne commença à étudier sérieusement qu’à l’âge mûr. Tous parvinrent à la même conclusion : une étude persévérante peut mener un individu de l’obscurité vers la réussite.
Si vous avez lu quelques livres mais n’avez pas encore accompli grand-chose, ne vous découragez pas. Peut-être n’avez-vous tout simplement pas assez lu, ou pas assez en profondeur. Lorsque l’on comprend véritablement un livre, la sagesse peut jaillir telle une source, nourrissant notre vie et nous permettant d’entrevoir l’aube d’un avenir différent. À chaque pas en avant, nous nous rapprochons de la bonne fortune et du bonheur.
Plus vous assimilez en profondeur vos lectures, plus les pierres sur lesquelles vous prenez appui deviennent solides. Vous pourrez alors aller plus loin et laisser la pauvreté derrière vous.
La piété filiale : une vertu qui peut attirer les bénédictions et changer le destin
Les enfants élevés dans la pauvreté s’exclament parfois sous le coup de l’impulsion : « j’aurais préféré ne jamais naître. » D’autres déclarent avec amertume : « une fois adulte, je couperai tout lien avec mes parents. » Ils peuvent avoir le sentiment que la pauvreté de leurs parents a gâché toute leur existence.
Les anciens enseignaient toutefois que, parmi toutes les vertus, la piété filiale occupe la première place. Honorer ses parents peut, en soi, devenir une occasion de changer son destin. Lorsque des enfants demeurent dévoués à leurs parents en dépit des épreuves au sein d’un foyer démuni, ce dévouement est particulièrement précieux et peut leur ouvrir de plus grandes perspectives.

La famille de Zhu Yuanzhang vivait dans une misère extrême. Lorsque des membres de la famille décédaient, ils n’avaient même pas les moyens d’acheter un lopin de terre pour les inhumer. N’ayant pas d’autre choix, Zhu Yuanzhang errait de ville en ville, empruntant de l’argent. Son dévouement filial lui valut le respect d’autrui et, avec le temps, jeta les bases du soutien qu’il reçut plus tard lorsqu’il leva une armée.
Ceux qui connaissent bien l’histoire de la Chine savent peut-être aussi qu’il existait autrefois une pratique consistant à recommander des personnes pour la fonction publique en fonction de leur dévouement filial et de leur intégrité. Une personne reconnue pour avoir honoré ses parents pouvait attirer l’attention des fonctionnaires et se voir offrir des opportunités d’entrer dans la fonction publique.
Mencius disait : « ce n’est qu’en étant dévoué à ses parents que l’on peut être libéré de tout chagrin.»
Prendre soin de ses parents demande beaucoup de temps et d’énergie, mais cela attire aussi des bénédictions. Désireux d’offrir une vie meilleure à vos parents, vous chercherez des moyens de gagner davantage. Vous apprendrez peut-être à faire preuve de plus de tolérance lorsque des conflits surviennent au sein de la famille. En étant reconnu pour votre piété filiale, vous contribuez à instaurer de bonnes traditions familiales. Lorsque les autres reconnaissent ce dévouement, ils sont plus enclins à vous apporter leur aide.
Comme le dit un vieux dicton : « ceux qui suivent la Voie reçoivent une aide abondante. »
Donner : les bonnes actions portent leurs fruits
Certaines personnes démunies vont d’un endroit à l’autre dans l’espoir de recevoir de l’aide. Pourtant, après avoir été secourues par des personnes plus aisées, certaines ne ressentent aucune gratitude. Au contraire, elles considèrent cette aide comme un dû : « vous avez tellement d’argent, pourquoi ne pas en donner une partie aux pauvres ? » Une telle mentalité est erronée.
Ceux qui méritent le plus d’être aidés sont ceux qui savent éprouver de la gratitude. La véritable noblesse appartient souvent à ceux qui, bien que vivant eux-mêmes dans la pauvreté, sont prêts à aider autrui. Dans la société actuelle, la plupart des gens ont de quoi offrir un bol de riz. La question est de savoir s’ils sont prêts à le faire.
Une histoire raconte qu’un jeune homme de la campagne, qui conduisait son bœuf pour labourer un champ, tomba sur une petite charrette embourbée. Sans hésiter, il utilisa son bœuf pour dégager la charrette.

La propriétaire, une femme âgée, demanda : « comment puis-je vous remercier ? »
Le jeune homme répondit : « il n’est pas nécessaire de me remercier. Contentez-vous d’accomplir deux bonnes actions pour quelqu’un d’autre. » Quelques jours plus tard, l’épouse du jeune homme se rendit en ville à la recherche d’un emploi et en trouva un dans une petite entreprise. Il s’avéra que la vieille dame était la mère du propriétaire de cette entreprise.
Les bonnes actions portent leurs fruits. Le lien de cause à effet n’est pas toujours évident, mais nos actes peuvent nous revenir sous une autre forme. Partagez un peu de nourriture avec quelqu’un de plus démuni que vous. Faites ce que vous pouvez pour aider ceux qui sont en difficulté, qu’ils soient pauvres ou riches. La vie pourrait vous réserver des récompenses que vous n’auriez jamais imaginées.
Un vieux dicton chinois dit : « les fleurs plantées avec soin peuvent ne pas éclore, tandis que les saules plantés sans intention particulière peuvent prospérer et offrir de l’ombre. » Lorsqu’une personne porte la bienveillance dans son cœur, même des actes de gentillesse qui semblent anodins ou spontanés peuvent porter leurs fruits, et la chance peut surgir de manière inattendue.
En s’inspirant d’une parabole de l’Évangile selon saint Matthieu, le sociologue américain Robert K. Merton a introduit le terme « effet Matthieu » en 1968. Ce concept a ensuite été appliqué à de nombreux autres domaines, notamment pour analyser les inégalités socio-économiques, afin de décrire la tendance des avantages à s’accumuler tandis que les désavantages s’aggravent : les riches deviennent plus riches et les pauvres, plus pauvres.
Mais la pauvreté n’est pas qu’une question d’argent. On peut aussi s’appauvrir spirituellement. Si vous souhaitez échapper à la pauvreté, ne gardez pas les yeux rivés uniquement sur l’argent. Enrichissez également votre vie intérieure.
La pauvreté est une situation, et elle peut n’être qu’une étape de la vie. Mais si vous vous obstinez à rester là où vous êtes et à vous étiqueter continuellement de pauvre, même des opportunités nombreuses pourraient ne pas changer votre sort. Naître dans la pauvreté n’est pas ce qu’il y a de plus effrayant. Ce qui est véritablement dangereux, c’est de passer sa vie à blâmer le destin et les autres.
Prenez un livre. Aimez vos parents. Intéressez-vous à la société qui vous entoure.
Tout cela peut marquer le début d’un nouveau départ.
Rédacteur Fetty Adler
Collaborateur Jo Ann
Source : 3 Ways to Change Your Destiny and Build a Better Life
www.nspirement.com
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