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Histoire. François Ier, roi chevalier fasciné par l’Italie

FRANCE > Histoire

François Ier compte parmi les rois les plus célèbres de l’histoire de France. Dans l’imaginaire collectif, la prestance, le charisme, la bravoure sont les qualités qui le caractérisent. En outre, François Ier, le roi chevalier est connu pour son amour des arts et des lettres. Nous mettrons l’accent sur son penchant légendaire pour l’Italie en général et la renaissance italienne en particulier.

Les prétentions italiennes du roi François Ier : exploit, défaite et captivité

Le roi François Ier fut sacré roi le 25 janvier 1515 mais qu’allait-il donc chercher en Italie et pourquoi ce besoin de guerroyer ? L’article du site OpenEdition Books apporte un élément de réponse : « Il ne fait que revendiquer le Duché de Milan par droit d’héritage de son arrière-grand-mère, Valentine Visconti, fille du duc de Milan et femme de Louis d’Orléans, tout comme son prédécesseur Charles VIII avait fait valoir ses droits héréditaires sur le Royaume de Naples, lançant ainsi à l’automne 1494 la première guerre d’Italie. Ensuite, il succède à un Louis XII qui a dû affronter entre 1511 et 1513 une redoutable coalition européenne dont l’objectif, assez largement atteint, était de chasser les Français d’Italie. »

François 1er, roi chevalier fasciné par l’Italie
Le jeune roi François Ier impressionnant par son charisme et son élan remporte une retentissante victoire à Marignan en territoire italien en septembre 1515. (Image : wikimedia / See page for author / Domaine public)

Le jeune roi François Ier impressionnant par son charisme et son élan remporte une retentissante victoire à Marignan en territoire italien en septembre 1515. Ce fut sans conteste l’une des victoires les plus célèbres de l’histoire de France. Cette victoire permit au monarque français d’affirmer son prestige en France et en Europe. « Dans l’Europe occidentale de la Renaissance, un roi se doit d’être un chevalier et un chef de guerre couvert de victoires. » selon la source citée plus haut.

Dix ans plus tard, en 1525, face aux arquebusiers de son puissant adversaire, Charles Quint, c’est la déroute totale à Pavie suivie de la captivité pour François Ier. Les historiens dénoncent des erreurs de tactique chez François Ier, roi chevalier au courage incontesté mais aux choix discutables.

François 1er, roi chevalier fasciné par l’Italie
De fait, le château de Chambord, l’un des châteaux de la Loire les plus emblématiques est souvent associé au style italien. (Image : wikimedia / Christophe.Finot, CC BY-SA 2.5)

Une attirance persistante pour l’art italien

Si l’année 1525 marque la fin de « la décennie la plus active de la présence de François Ier au milieu des territoires italiens » l’attirance de ce dernier pour la civilisation italienne demeure intacte. Le site Les Essentiels nous laisse entendre à ce sujet :

« De tous les rois de France, c’est François Ier qui tombe le plus profondément amoureux de l’Italie et de son art. Déjà, Charles VIII et Louis XII avaient ramenés des artistes d’Italie et introduit l’art nouveau dans l’ornementation des châteaux d’Amboise et de Blois. Le château des archevêques de Rouen, édifié de 1502 à 1510 par Georges d’Amboise et dans lequel François Ier résida en septembre 1517, est le premier grand édifice influencé par les règles de l’architecture italienne avec ses jardins en terrasses, son portique monumental et son portail à l’italienne. »

De fait, le château de Chambord, l’un des châteaux de la Loire les plus emblématiques est souvent associé au style italien.

François 1er, roi chevalier fasciné par l’Italie
Le peintre Ingres représente Léonard de Vinci mourant sous les yeux de François Ier mais en réalité François Ier était absent le jour de sa mort. (Image : wikimedia / Jean-Auguste-Dominique Ingres / Domaine public)

 Un roi subjugué par Léonard de Vinci

 Dès le XVe siècle, la vie artistique et intellectuelle italienne connut un rayonnement sans précédent. La présence d’artistes italiens était fort recherchée au sein des cours européennes. François Ier, cherchait comme les grands monarques de son temps à inviter à la Cour de France les maîtres italiens de la peinture et de l’architecture.

Il n’est pas parvenu à inviter Michel-Ange. En revanche, Léonard de Vinci accepta son invitation. Les deux hommes éprouvaient l’un pour l’autre une admiration réciproque. Léonard de Vinci est âgé de soixante-quatre ans lorsqu’il se rend à Amboise en 1516 en tant qu’invité du roi de France. Il occupera le château du Clos Lucé à proximité du château royal et recevra une pension royale de 7 000 pièces d’or. Il sera nommé « premier peintre, architecte et ingénieur du roi ».

L’illustre artiste italien tour à tour ingénieur, peintre, philosophe a de quoi s’occuper auprès du jeune roi. Il organise les fêtes de la Cour, gère les effets spéciaux. La belle entente entre le roi chevalier et son mentor ne sera que de courte durée. Au bout de trois ans, Léonard de Vinci frappé de maladie, meurt en 1519. Le peintre Ingres le représente mourant sous les yeux de François Ier mais en réalité François Ier était absent le jour de sa mort. Très éprouvé par la disparition de son hôte, il lui dédia ces mots : « Il n’y a jamais eu un autre homme né au monde qui en savait autant que Léonard. »

Ce séjour historique valut à la France l’acquisition du tableau le plus célèbre du peintre, La Joconde.

François Ier, roi chevalier, mécène et humaniste

Le roi François Ier n’était pas seulement amateur d’art italien. D’autres qualificatifs tels que « père des lettres », « roi mécène » ou encore « roi des humanistes » lui sont attribués et correspondent à son image.

Son action en faveur des nouveaux savoirs se concrétise par la création d’un Collège des « lecteurs royaux », ou Collège royal futur Collège de France. La fondation de cet institut remonte à l’année 1530. C ’est un certain Guillaume Budé (1468-1540) nommé « maître de librairie du roi » qui en suggéra l’idée. Ce grand humaniste fut chargé d’administrer la bibliothèque de Fontainebleau appelée à devenir la Bibliothèque nationale de France.

Le mécénat de François Ier, le charismatique roi chevalier aura contribué à implanter la renaissance italienne en France, ce qui généra une source de rayonnement artistique et culturel pour notre pays.

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