Press "Enter" to skip to content

Tradition. Les quatre grands médecins dans l’histoire de la Chine (4/4)

CHINE ANCIENNE > Tradition

Li Shizhen, le sage de la médecine

La médecine chinoise était très développée dans les temps anciens, et l’histoire a connu de nombreux médecins célèbres qui possédaient d’excellentes compétences médicales, dont Bian Que, Hua Tuo, Sun Simiao et Li Shizhen.

Li Shizhen (李時珍, 1518-1593) est l’un des plus célèbres médecins, pharmacologues et naturalistes de la dynastie Ming et de l’histoire de la Chine. Son livre Bencao gangmu (本草綱目) est un chef-d’œuvre de l’herboristerie et a eu une profonde influence sur l’étude de la médecine et du naturalisme dans le passé et jusqu’à aujourd’hui.

Ce livre témoigne de ses trente années de voyages à travers la Chine, avec ses disciples, pour collecter des herbes dans les montagnes et les collines. L’ouvrage, richement illustré, fait référence à la fois à la médecine et aux médicaments. Ce n’est pas seulement un ouvrage médical, mais il couvre également la botanique, la zoologie, la minéralogie, la pharmacologie, la théorie médicale et la sphygmologie ou étude du pouls.

Au cours de sa pratique médicale, Li Shizhen a découvert que de nombreux livres d’herboristerie étaient inexacts et a décidé d’en établir un nouveau. Il s’est rendu dans les forêts profondes peuplées de serpents venimeux pour collecter les herbes, et a même testé les herbes toxiques sur lui afin de connaître leur dangerosité et d’inventer son propre antidote. La persévérance et l’esprit de Li Shizhen sont vraiment admirables.

Li Shizhen était compétent dans diverses disciplines et avait des connaissances uniques sur la sphygmologie ou étude du pouls, en plus de sa maîtrise des herbes médicinales. Dans son livre Etude des huit méridiens curieux (奇經八脈考), il a exposé la physiologie et la pathologie des méridiens curieux (note : huit méridiens autres que les douze méridiens principaux du corps humain), apportant une contribution remarquable à la théorie des méridiens et une thérapeutique fondée sur des expériences cliniques dans l’histoire de la Chine.

Conclusion

Dans le passé, de nombreux grands médecins chinois étaient non seulement médecins mais également pratiquants. Ainsi, ils n’étaient pas attirés par le renom ni la fortune, et ne pensaient qu’à sauver les gens. Leurs nobles vertus et leurs compétences médicales miraculeuses ont été largement célébrées par les générations futures.

Avec cette série, on s’aperçoit que la médecine chinoise ancienne surpasse encore de loin la science occidentale moderne. Les points d’acupuncture les plus couramment utilisés par les praticiens de la médecine chinoise n’ont pas été reconnus ou détectés dans la science occidentale moderne pendant très longtemps.

L’existence des méridiens et des points d’acupuncture n’a été confirmée que lorsqu’on a découvert que certains endroits du corps humain (c’est-à-dire l’emplacement des points d’acupuncture) pouvaient être éclairés à l’aide de la photographie Kirlian, ou photographie à haute fréquence. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on s’est rendu compte que la médecine traditionnelle chinoise était plus sophistiquée et plus miraculeuse que la médecine moderne.

Rédacteur Tchen Sixuan

Soutenez notre média par un don ! Dès 1€ via Paypal ou carte bancaire.