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Histoire. La dynastie Tang : le summum de la civilisation chinoise 

CHINE ANCIENNE > Histoire

Parmi les dynasties chinoises, la dynastie Tang (618-907 ap. J.-C.) représente souvent le summum de la civilisation chinoise. En effet, sa prospérité, sa paix, sa stabilité et son influence internationale, durant certaines périodes, semblent avoir eu d’égal ni avant, ni après.

Chang’an, la capitale, était l’une des plus grandes métropoles au monde, attirant les diplomates du monde entier, faisant réellement de la Chine « L’Empire du Milieu. » Les accomplissements de la dynastie Tang restent un modèle et une source d’inspiration pour de nombreux Chinois aujourd’hui.

La dynastie Tang : le summum de la civilisation chinoise
L’empereur Taizong de la dynastie Tang est considéré comme l’un des plus grands empereurs de l’histoire de la Chine. (Image : wikimedia / Domaine public)

La dynastie Tang, une ère de prospérité après le chaos

Comme pour la plupart des dynasties chinoises, la dynastie Tang a émergé d’une période de chaos qui avait mené l’ère précédente à sa fin, c’est-à-dire ici, la dynastie Sui (581-618). En 617, Li Shimin incita son père Li Yuan, le roi des Tang, à lever des troupes à Taiyuan. En cinq ans, ils réussirent à mater toutes les rébellions autour de l’empire. Li Shimin s’empara du royaume en 626 et prit le nom d’empereur Taizong des Tang.

L’empereur Taizong de la dynastie Tang est considéré comme l’un des plus grands empereurs de l’histoire de la Chine. C’était un génie militaire capable de commander un champ de bataille situé au loin, à des milliers de kilomètres, ainsi qu’un excellent poète, écrivain et calligraphe.

L’empereur Taizong chérissait son peuple et gouvernait en conséquence. Il a fondé une académie littéraire, utilisant cette dernière pour recruter des hommes talentueux pour son administration. Il est également connu pour avoir su utiliser au mieux les forces de ses sujets, sachant faire preuve d’une très grande tolérance et être réceptif à toute critique constructive et à tout conseil. Son approche a été bénéfique et a contribué à garantir la période la plus stable et paisible de la Chine. On dit que la noblesse et les gens du peuple ont vécu heureux et de façon harmonieuse, avec, au cours de cette période, un faible taux de criminalité et une corruption limitée des fonctionnaires.

Des documents historiques décrivent la période comme un temps où : « Les marchands et les commerçants voyageaient librement sans peur des bandits. Les prisons restaient vides et les gens ne ressentaient pas le besoin de fermer leurs portes. Les récoltes abondantes étaient fréquentes et dix litres de riz ne coûtaient que trois ou quatre qian. Les voyageurs sillonnaient les routes, depuis la capitale jusqu’à Lingbiao ou de Shandong jusqu’à la mer. Ils n’avaient pas besoin de préparer des rations, mais pouvaient toujours se procurer des provisions en chemin. »

Taizong des Tang a étendu également cette attitude aux populations au-delà des frontières de la Chine. Bien que la dynastie Tang possédât de brillantes capacités militaires, il choisit d’employer les accomplissements politiques et culturels de son empire pour attirer et annexer des régions ethniques minoritaires, aussi éloignées que l’actuel Kazakhstan.

De fait, l’hospitalité et l’ouverture de la dynastie Tang envers les étrangers ont constitué une spécificité rare pour la Chine impériale. Les nations du monde entier envoyaient les diplomates et les érudits étudier la culture chinoise et la dynastie Tang encourageait les échanges économiques et religieux. Plus de 400 pays ont envoyé des présents aux empereurs de la dynastie Tang. Par ailleurs, on estime que plus de 100 000 étrangers résidaient dans la capitale cosmopolite de Chang’an.

Le célèbre poète de la dynastie Tang Wang Wei a écrit :

Les neuf portes du Ciel révèlent le palais et ses cours intérieures,
Et les armoiries de nombreux pays s’inclinent devant la Couronne de Perle.

La dynastie Tang : le summum de la civilisation chinoise
En 645, le moine Xuanzang revint de son pèlerinage en Inde où il était allé récupérer les écritures bouddhistes. (Image : wikimedia / Domaine public)

Le développement de trois religions

La dynastie Tang fut également une période très active de développement pour les trois religions : le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. Les examens impériaux de la fonction publique ont été modifiés afin de se concentrer sur les enseignements confucéens. En 645, le moine Xuanzang revint de son pèlerinage en Inde où il était allé récupérer les écritures bouddhistes. On dit que l’empereur Taizong des Tang a personnellement organisé la fête de bienvenue pour le moine, le rencontrant au Pont Zhuque, accompagné de centaines de fonctionnaires civils et militaires. Les empereurs de la dynastie Tang, nommés Li, assuraient aussi que Laozi, le fondateur de l’école du Tao, était leur ancêtre.

La poésie fleurissait également durant la dynastie Tang. L’ère inspira les célèbres paroliers comme Li Bai, connu pour avoir trouvé une brillante inspiration dans une outre pleine de vin, Du Fu, aussi connu comme poète-historien, Wang Wei, également peintre accompli et beaucoup, beaucoup d’autres.

La période, depuis le règne de Tang Taizong jusqu’au règne de son descendant l’empereur Xuanzong, marqua 130 années de prospérité, souvent considérées comme le summum de la culture chinoise.

Cet âge d’or ne pouvait pas durer toujours. En 755, le général An Lushan et son comparse Shi Siming déclenchèrent une révolte, laquelle généra un bouleversement qui devait durer près d’une décennie et coûter la vie à des millions de personnes. Cela affaiblit le contrôle central des empereurs, de la bureaucratie et, finalement, eut pour conséquence la chute de la dynastie.

Source : shenyunperformingarts.org

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