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Monde. L’Iran menace d’un conflit majeur au Moyen-Orient : Donald Trump prévient que le temps est compté

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Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche 1er février : « Si nous n’avons pas d’accord, nous allons voir si (le guide suprême) avait raison ou non, d’alerter sur le risque d’une " guerre régionale " ». Cette remarque intervient alors que le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a publiquement déclaré que toute attaque américaine déclencherait un conflit majeur au Moyen-Orient.

Menace d’un conflit majeur au Moyen-Orient 

Pour conjurer la menace d’intervention militaire, l’Iran redouble d’efforts diplomatiques dans la région. Le président Massoud Pezeshkian s’est ainsi entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui lui a assuré que Ryad n’autoriserait aucune attaque contre l’Iran lancée depuis le territoire saoudien, arguant du « respect de la souveraineté de la République islamique ».

Côté qatarien, le Premier ministre et chef de la diplomatie, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a réitéré auprès d’Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, « le soutien du Qatar à tous les efforts visant à la désescalade et aux solutions pacifiques pour sécuriser et stabiliser la région », a rapporté ce mercredi son bureau.

L’Iran avait prévenu qu’il considérerait les pays voisins comme « hostiles » si leur territoire était utilisé pour le frapper et menaçant d’un blocage du détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et gaz naturel liquéfié.

Rechercher un nouveau leadership en Iran

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran persistent depuis que Washington a lancé des frappes contre des installations nucléaires iraniennes en juin. Parallèlement, les États-Unis ont fermement condamné la répression des manifestants par le gouvernement iranien. Le président Trump avait précédemment suggéré qu’il était peut-être temps de rechercher un nouveau leadership en Iran et avait publiquement exprimé son soutien aux manifestants iraniens, déclarant que « l’aide était en route ». Les organisations de défense des droits humains estiment que cette vague de manifestations a fait des milliers de morts.

Bien que l’Iran ait exprimé sa volonté de reprendre les négociations, les déclarations officielles indiquent qu’aucune discussion formelle spécifique n’a été prévue entre les États-Unis et l’Iran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran était prêt à reprendre les négociations, mais qu’aucun accord n’avait été conclu sur le calendrier ou le lieu.

« Le temps est compté » avant une attaque américaine contre Téhéran

Dans le même temps, le président Trump a publié sur sa plateforme de réseau social Truth Social qu’« Une immense armada fait route » vers l’Iran, soulignant qu’elle était plus importante et plus puissante que celle précédemment déployée contre le Venezuela, ajoutant que « le temps est compté » avant une attaque américaine contre Téhéran. Il a écrit que la flotte « avance rapidement, avec une grande puissance, un grand enthousiasme et une grande détermination ». Donald Trump a en outre écrit : « Espérons que l’Iran acceptera rapidement de s’asseoir à la table et de négocier un accord juste et équitable : pas d’armes nucléaires »

En réponse à la menace d’une éventuelle action militaire américaine, Ali Shamkhani, conseiller principal du Guide suprême iranien, a indiqué : « De notre côté, toute action militaire, d’où qu’elle vienne et à quelque niveau que ce soit, sera considérée comme un début de guerre, et notre réponse sera immédiate, globale et sans précédent, visant le cœur de Tel Aviv et tous ceux qui soutiennent l’agresseur ».

Donald Trump avait déjà annoncé le retrait des États-Unis du Plan d’action global conjoint (JCPOA) – l’accord sur le nucléaire iranien – lors de son premier mandat présidentiel en 2018. L’accord prévoyait à l’origine un allègement des sanctions contre l’Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire. Actuellement, les relations entre les États-Unis et l’Iran restent bloquées dans une confrontation sur les questions nucléaires, les déploiements militaires régionaux et les préoccupations en matière des droits humains.

L’agence de presse Reuters a rapporté, citant plusieurs sources, que M. Trump envisageait plusieurs options contre l’Iran, notamment des frappes ciblées contre les forces de sécurité.

En réponse symbolique à la répression des manifestations, l’Union européenne a désigné jeudi le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), une force militaire idéologique fondée sur la défense du principe du pouvoir absolu du guide suprême, comme une organisation terroriste.

En représailles, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré dimanche que les forces de l’UE seraient également classées comme organisations terroristes, ajoutant que les autorités discuteraient de l’expulsion des attachés militaires des pays de l’UE.

Rédacteur Yasmine Dif

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