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SANTÉ. Canada : débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM)

SANTÉ > Bien-être

Je viens de tomber sur cette vidéo où une jeune fille fait des miracles lors d’un débat sans retenue sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). L’adolescente en question est la militante anti-OGM Rachel Parent. Elle affronte Kevin O’Leary, commentateur à la CBC, qui aurait dit plus tôt que les gens qui s’opposent aux OGM devraient « arrêter de manger » pour qu’on puisse « se débarrasser d’eux ».

Au cours de ce débat qui a duré 13 minutes, le commentateur s’acharne contre cette élève du secondaire, de Toronto.

Toutes mes félicitations à Rachel, qui avait 14 ans à l’époque. Elle a accompli un excellent travail en répondant aux questions du commentateur avec courtoisie et sans dévier du sujet.

Bien que le débat ait eu lieu en 2013, il demeure toujours d’actualité aujourd’hui, et le sujet des OGM a engendré un impact catastrophique en matière de relations publiques pour des entreprises comme Monsanto.

Mais je pense que cela dépend aussi de votre position sur tous les problèmes des OGM

Alors que nous parlons de conséquences désastreuses dans les relations publiques, Monsanto est actuellement sous le choc après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ait déclaré en mars que le glyphosate, le principal ingrédient de son herbicide largement utilisé, le Roundup, provoque « probablement » le cancer.

Il serait intéressant d’assister à une revanche entre Rachel Parent et Kevin O’Leary à ce sujet, mais je doute que le commentateur veuille y participer, ne serait-ce qu’un instant.

En 2011, Rachel a fondé l’organisme à but non lucratif « Kids Right to Know » (les enfants ont le droit de savoir), destiné à sensibiliser à la question des OGM et à la nécessité d’effectuer des tests et d’étiqueter correctement les produits. Voici quelques unes des informations de base que Rachel a exposées à ce sujet, et sur l’étendue de l’utilisation des OGM dans les aliments en Amérique du Nord.

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Rachel Parent

La première fois que j’ai entendu parler des OGM (organismes génétiquement modifiés), j’étais confuse et en colère. Je n’oublierai jamais comment mon monde a été bouleversé. J’ai appris que je faisais partie d’une grande expérience scientifique. Je n’arrivais pas à croire que notre gouvernement ne fasse pas d’essais indépendants sur les effets à long terme des OGM sur notre santé et sur l’environnement.

Je n’arrivais pas à croire qu’ils aient approuvé les cultures d’OGM en se basant uniquement sur les études des entreprises de biotechnologie qui souhaitaient bénéficier de leur approbation.

Au début, je ne savais pas quoi faire. J’ai fait de plus en plus de recherches, sérieusement préoccupée par les risques à long terme des OGM. Je ne savais pas à l’époque qu’il y avait beaucoup plus en jeu que notre santé. Cela concerne aussi notre liberté de choix, notre environnement, nos abeilles et nos papillons, notre écosystème dans son ensemble et notre avenir !

Environ 70 % des aliments que nous consommons aujourd’hui contiennent des organismes génétiquement modifiés. De nombreuses études indépendantes et revues par des pairs remettent en question la neutralité des OGM pour notre santé et pour l’environnement. Les produits comme le maïs, le colza, le soja, le sirop de maïs à haute teneur en fructose, l’aspartame et l’huile végétale, présents dans la plupart des aliments transformés, ont 90 % de risques d’être génétiquement modifiés. L’étiquetage des OGM est obligatoire dans 64 pays à travers le monde, parmi lesquels l’Australie, le Japon, la Russie, la Chine et tous les pays de l’Union européenne. Mais pas au Canada ou aux États-Unis, donc ma question est : Pourquoi pas nous ?

Ensuite j’ai commencé à prendre conscience de ce que je devais faire. Je devais en parler aux autres, surtout aux enfants. J’ai donc fondé un organisme à but non lucratif, auquel j’ai donné le nom de « Kids Right To Know ». L’objectif principal de cet organisme est de sensibiliser davantage les gens sur la question des OGM et sur les risques qui y sont associés, et d’exiger l’étiquetage obligatoire des OGM pour tous les produits utilisés sans méfiance par les parents, pour nourrir leurs familles. Depuis, ma colère et mon inquiétude sont devenues ma force et ma motivation pour aller vers un monde meilleur.

En fin de compte, nous voulons choisir ce que nous mangeons, alors travaillons ensemble et faisons étiqueter les OGM ici au Canada et aux États-Unis !

Traduit par Fetty Adler