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Histoire. L’empereur Wendi de la dynastie Han gouverna avec la vertu et créa une dynastie puissante (1/2)

CHINE ANCIENNE > Histoire

Né en 203 av. J.-C., l’empereur Wendi (Liu Heng de son vrai nom) était le troisième empereur de la dynastie Han. Homme économe et frugal, il a créé une période prospère, très connue dans l’histoire de la Chine.

Personnage des Vingt-quatre histoires sur les vertus filiales

L’empereur Wendi a régné pendant 23 ans avant de décéder à l’âge de 47 ans (157 av. J.-C.). Il était connu sous le nom posthume d’empereur Xiaowen. Personnage célèbre dans les Vingt-quatre histoires sur les vertus filiales, il goûta le médicament avant d’en donner à sa mère, l’impératrice douairière Bo.

De la fondation de la dynastie Han occidentaux au règne de l’empereur Wen, après une période de plus de quarante ans, la dynastie Han a atteint un niveau de vertu digne d’éloges. L’empereur Wendi était influencé par les idées de Lao Tseu, il prônait un esprit clair et tranquille et gouvernait avec une méthode de wuwei (non agir) : au lieu d’épuiser ses sujets au travail et de gaspiller l’argent, il recommandait une vie bien rythmée entre travail et repos. D’autre part, la bienveillance et la générosité de l’empereur Wendi ont profité au peuple et ont conduit progressivement à la prospérité de la dynastie Han occidentaux. Les vertus de l’empereur Wendi se sont reflétées dans tous les aspects de son administration.

Abolition de la peine collective et des mutilations

L’empereur Wendi estimait que la loi était un critère de gouvernance, un outil permettant de mettre fin à la violence et de guider les gens vers le bien. Les criminels ayant été punis, leurs parents, épouses, enfants et frères qui n’étaient pas coupables ne devaient pas être impliqués. De plus, si la loi était juste, le peuple serait loyal, et si les criminels étaient correctement condamnés, le peuple serait convaincu.

Plus tard, un célèbre médecin de Qi, Chunyu Yi, était sur le point d’être condamné à la prison pour un différend médical. Chunyu Tiying, la plus jeune fille de Chunyu Yi, écrivit à la cour qu’elle était prête à devenir une servante pour la résidence officielle d’un mandarin afin d’éviter les sanctions contre son père.

L’empereur Wendi a été touché par sa piété filiale. Il estimait que sa propre moralité n’était pas assez forte pour éduquer ses sujets, ce qui a provoqué de telles disputes. L’empereur Wendi a alors publié un édit impérial abolissant de nombreuses peines sévères dont les mutilations. Ainsi, de nombreux mandarins ont pu juger les affaires avec indulgence et ont été bienveillants dans leur administration au lieu d’être exigeants, réduisant ainsi le nombre de prisons et l’oppression du peuple.

Penser pour les autres et partager le bonheur avec ses sujets

Les ministres demandèrent à l’empereur Wendi de nommer une impératrice. L’empereur Wendi fit de la mère du prince son impératrice, puis accorda à tous les pauvres qui n’avaient ni femme, ni mari, ni père, ni fils, ainsi qu’aux personnes âgées de plus de quatre-vingts ans et aux orphelins de moins de neuf ans, une quantité de tissu, de soie, de riz et de viande, dans l’espoir que ces pauvres parmi ses sujets puissent connaître un peu de bonheur. En outre, l’empereur Wendi a également fait preuve de clémence envers l’empire entier. Il a pacifié les vassaux et les tribus éloignées dans les quatre coins de l’empire, il a anobli les ministres méritants, de sorte que tout le peuple était heureux et harmonieux.

Économiser de l’argent pour éviter la souffrance des sujets

Au dixième mois de la deuxième année du règne de l’empereur Wendi (178 av. J.-C.), les seigneurs de Chang’an ont reçu l’ordre de retourner dans leurs fiefs respectifs afin d’économiser de l’argent pour éviter la souffrance des sujets. D’une part, cela évitait au peuple d’avoir à fournir et à transporter leur subsistance, ce qui permettait d’économiser des ressources humaines et financières, d’autre part, les seigneurs pouvaient éduquer et gérer les sujets de leurs fiefs. L’année suivante, l’empereur Wendi a même délégué la tessère militaire en bronze en forme de tigre pour la mobilisation des troupes et la tessère diplomatique en bambou pour les envoyer aux premiers ministres des états féodaux et aux shérifs des comtés.

L’empereur Wendi était très économe. Pendant son règne de vingt-trois ans, il n’a rien ajouté, qu’il s’agisse de son palais, ses jardins, ses chiens, ses chevaux, ses costumes, ses véhicules… Tout ce qui était lourd pour le peuple était aboli pour le bien du peuple.

L’empereur Wendi a un jour abandonné son projet de construction d’un pavillon car le projet coûtait trop cher. Il portait des vêtements en soie de qualité moyenne et ne permettait pas à sa courtisane préférée, Madame Shen, de porter des vêtements trop festifs. Il n’autorisait pas que des motifs colorés soient brodés sur ses ornements, en signe de frugalité et de simplicité.

L’empereur Wendi a ordonné la suppression de la troupe de gardiens sous le commandement du général Wei. Il a également commandé que seuls les chevaux nécessaires à l’utilisation quotidienne soient gardés et que les autres soient donnés aux stations de relais.

L’empereur Wendi a stipulé que toutes ses tombes devaient être construites en tuiles, et qu’aucun or, argent, cuivre ou étain ne devait être utilisé pour les décorer.

Rédacteur Yi Ming

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