La menace chinoise du point de vue des États-Unis

Par Vision Times
Le 28/07/2020
Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale, estime que les États-Unis se sont finalement réveillés face à la menace posée par le Parti communiste chinois. (Image : La Maison Blanche / CC0 1.0)
Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale, estime que les États-Unis se sont finalement réveillés face à la menace posée par le Parti communiste chinois. (Image : La Maison Blanche / CC0 1.0)
 

Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale, estime que sous l’Administration Trump, les États-Unis se sont enfin réveillés face à la menace que représente l’influence du Parti communiste chinois (PCC) sur le mode de vie américain.

Pendant des décennies, l’idée conventionnelle était que la Chine finirait au fil du temps, par devenir plus ouverte, d’abord économiquement, puis politiquement. Ce point de vue était partagé par les partis politiques américains, les entreprises, les médias et le milieu universitaire. Dans cette hypothèse, les États-Unis ont accueilli la Chine en tant que membre de l’Organisation mondiale du commerce en 2001 en acceptant d’énormes concessions.

Même lorsque les aspects négatifs d’une politique commerciale aussi déséquilibrée furent soulignés, on les a minimisés en raison de la conviction que les aspects positifs finiraient par prendre le dessus. En conséquence, le gouvernement américain a fermé les yeux sur les violations des droits de l’homme en Chine et sur sa pratique du vol de technologie qui a gravement affecté plusieurs secteurs de l’économie américaine. Malheureusement, toutes les attentes positives se sont avérées être de faux espoirs. « Nous avions tout faux. Et cette erreur de calcul a été le plus grand échec de la politique étrangère américaine depuis les années 1930 », a déclaré R. O’Brien dans un discours (YouTube). Il souligne certains des dangers posés par le PCC.

Une Idéologie totalitaire

Le Parti communiste rend obligatoire des séminaires d’étude pronant l’idéologie communiste, dont les membres sont tenus de télécharger des applications enseignant la « pensée de Xi Jinping. » Tout contenu généré à l’intérieur de la Chine est censuré selon les intérêts du Parti, ne laissant aucune place à une quelconque manifestation de pensée ou de critique indépendante. Quiconque parle à l’encontre de l’idéologie communiste est emprisonné. Entre le 1er janvier et le 4 avril 2020, Pékin a inculpé près de 500 personnes pour activités criminelles après qu’elles aient parlé honnêtement du Covid-19.

La propagande

Le PCC a investi des milliards pour diffuser sa propagande à l’étranger. Presque tous les médias de langue chinoise en Amérique sont soit la propriété du PCC ou ont des liens étroits avec le Parti. Les communistes font également des percées dans les médias de langue anglaise. Dans l’application TikTok, les comptes critiquant le PCC sont clos ou supprimés. La Chine a également réussi à persuader beaucoup d’Américains que les États-Unis étaient responsables de la propagation du coronavirus en Chine et dans le monde.

 

Dans l’application TikTok, les comptes qui critiquent le PCC sont supprimés ou retirés. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Dans l’application TikTok, les comptes qui critiquent le PCC sont supprimés ou retirés. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Une persécution religieuse et culturelle

Le régime communiste réinterprète des textes religieux comme la Bible afin d’avoir le contrôle sur les chrétiens. Des millions d’Ouïghours musulmans ont été enfermés dans des centres de détention. Les minorités sont contraintes au travail forcé tandis que leurs enfants sont endoctrinés par l’idéologie communiste avec pour objetif de détruire tout lien avec leur culture.

La censure et l’atteinte à la vie privée

La Chine a réussi à faire pression sur les sociétés cinématographiques d’Hollywood et de l’Amérique en général, pour qu’elles auto-censurent leurs contenus, et fassent la place au marché chinois. Le régime communiste recueille des données personnelles d’Américains, y compris les messages sur les médias sociaux, les dossiers de santé, les allées et venues, les achats, et ainsi de suite. En 2014, le PCC a piraté l’entreprise américaine d’assurance maladie Anthem Insurance et volé des données concernant 80 millions d’Américains. En 2017, l’agence de crédit américaine Equifax a été piratée et les bases de données de 145 millions d’Américains ont été volées. L’année dernière, le PCC a volé les données de 383 millions de clients du groupe hôtelier Marriott.

Action du gouvernement américain

L’administration Trump a pris des mesures strictes pour protéger les citoyens américains contre les dangers susmentionnés posés par le PCC. Par exemple, le gouvernement a pris des mesures pour bloquer l’accès au pays à des entreprises chinoises comme Huawei, afin de protéger les données privées et gouvernementales. L’administration a classé neuf sociétés de médias gérés par l’État chinois comme des missions étrangères afin de minimiser leurs activités de propagande aux États-Unis.

 

L’administration Trump a pris des mesures strictes pour protéger les citoyens américains des dangers posés par le PCC. (Image : La Maison Blanche / CC0 1.0)
L’administration Trump a pris des mesures strictes pour protéger les citoyens américains des dangers posés par le PCC. (Image : La Maison Blanche / CC0 1.0)
 

Les États-Unis ont imposé des restrictions à l’exportation à 16 entreprises chinoises et à 21 entités soutenues par Pékin impliquées dans des violations des droits de l’homme. Suite à la décision du président Trump, les États-Unis se sont retirés du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et de l’Organisation mondiale de la santé en raison de leur soutien excessif au PCC. En outre, Washington a limité la disponibilité des visas d’étudiants aux ressortissants chinois afin de réduire le risque d’espionnage.


Traduit par Gabriel Olamsaint

Version en anglais : The Threat Posed by the Chinese Communist Party