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Monde. L’Afrique et les États membres du BRICS obligent l’OMS à repousser son projet de traité sur les pandémies

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Au cours du mois dernier, plusieurs pays ont rejeté les amendements proposés par l’administration Biden au plan de réponse à la pandémie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), évitant ainsi une soumission quasi-totale de la souveraineté nationale à l’OMS en cas de pandémie.

« Des bonnes nouvelles en provenance de Genève aujourd’hui ! », s’est réjoui Stephen Andrew, un représentant du Queensland en Australie, sur sa page Facebook après qu’un représentant du Botswana, au nom de la délégation africaine, ait annoncé le 25 mai que tous les membres du continent se retiraient du plan.

Le député Stephen Andrew poursuit en expliquant comment l’Assemblée mondiale de la santé (AMS), un sous-ensemble de l’OMS, a convoqué sa réunion annuelle à Genève, en Suisse, du 22 au 29 mai, pour exposer les 13 amendements controversés du président américain Joe Biden au Règlement sanitaire international.

Un contrôle total

Les propositions de Joe Biden forment un ensemble de directives qui « réglementeraient » la réponse ultérieure des membres à une crise sanitaire immédiate, telle qu’une nouvelle épidémie de virus.

Ces directives auraient eu pour effet de totalement contourner la souveraineté nationale dans la gestion d’une urgence sanitaire déclarée et de transférer l’autorité totale à un organisme non gouvernemental, l’OMS.

Une fois la décision mise en place, l’OMS pourrait passer outre les décisions d’urgence nationales et promulguer des mesures douteuses qu’elle jugerait appropriées, pour contrer toutes sortes de virus invisibles.

Ces mesures pourraient inclure, sans s’y limiter, l’imposition de confinements, l’application du port de masque, la vaccination ou l’isolement dans des installations de quarantaine pour une durée indéterminée.

Contre-attaques

« Le premier signe que les choses pourraient ne pas aller dans le sens des mondialistes, est apparu le mercredi 25 mai, qui se trouve être la Journée mondiale de l’Afrique », écrit Stephen Andrew.

Le Botswana a lu une déclaration au nom de ses 47 membres de l’AFRO, disant qu’ils refuseraient collectivement de soutenir les « réformes », « qui préoccupent beaucoup de membres africains ».

D’autres pays ont également émis des objections. Les partenaires du BRIC incluant le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, ainsi que d’autres pays comme l’Iran, l’Afrique du Sud et la Malaisie ont également décidé de se retirer.

« Le Brésil ne participera pas à ce traité de l’OMS sur les pandémies. Le Brésil est autonome », a déclaré le président Jair Bolsonaro aux journalistes avant la réunion.

« La souveraineté nationale n’est pas une chose à remettre à l’OMS ou à d’autres entités et à laquelle on doit renoncer juste pour rejoindre un club de nations apparemment avancées », a indiqué Jair Bolsonaro, insistant à plusieurs reprises sur sa volonté de quitter l’OMS.

Refus du GOP aux États-Unis

En même temps, aux États-Unis, plusieurs initiatives émanant principalement des républicains ont vu le jour. Leur but est d’empêcher l’OMS d’exercer ce qu’ils considèrent comme un excès de pouvoir.

L’une de ces initiatives a été la publication de la loi No WHO Pandemic Preparedness Treaty Without Senate Approval Act, introduite par le sénateur Ron Johnson et 15 autres parrains affiliés au GOP.

Le projet de loi mentionne la création par l’OMS d’un « organe intergouvernemental de négociation » (INB) pour faire face aux crises sanitaires qui nécessiteraient une approche de « l’ensemble du gouvernement » et « de l’ensemble de la société ».

Après sa constitution, l’OMS pourrait décider de toute mesure d’urgence juridiquement contraignante pour tous les États membres de l’OMS.

L’OMS a invoqué une « plus grande transparence » pour justifier sa proposition de grande envergure.

« L’Organisation Mondiale de la Santé, ainsi que nos agences sanitaires fédérales, ont échoué lamentablement dans leur réponse à la Covid-19. Cet échec ne devrait pas être récompensé par un nouveau traité international qui accroîtrait son pouvoir au détriment de la souveraineté américaine. Ce dont l’OMS a besoin, c’est d’une plus grande responsabilité et d’une plus grande transparence », a déclaré Ron Johnson au Daily Caller, le premier site d’information à avoir accès au document.

« Ce projet de loi indique clairement à l’administration Biden que tout nouvel accord de l’OMS sur les pandémies doit être considéré comme un traité et soumis au Sénat pour ratification. La souveraineté des États-Unis n’est pas négociable », a poursuivi Ron Johnson.

Face à face en 2024

Que cette objection des différents pays soit sincère ou simplement provisoire, nous le saurons dans un avenir proche, car comme l’a prévenu Stephen Andrew, en faisant référence à la réponse de l’OMS à la répudiation : « Ils n’ont pas abandonné pour autant, loin de là… Au lieu de cela, ils ont fait ce qu’ils font toujours : ils ont virevolté. »

« À leur demande, un nouveau groupe de travail a été convoqué pour faire des recommandations techniques sur les amendements proposés qui seront à nouveau soumis avec le Traité sur les pandémies, lors de la 77ème réunion de l’Assemblée de la santé en 2024. »

Rédacteur Fetty Adler
Collaboration Jo Ann

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