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Chine. Les forces de sécurité intérieure chinoises détectées à Hong Kong

ACTUALITÉ > Chine

La Police armée du peuple (PAP) a été repérée à Hong Kong.  (Image : inkiboo / wikimedia / CC BY 2.0)
 

James To, membre du Parti démocratique de Hong Kong, a récemment révélé que la Police armée populaire chinoise (PAP) était présente dans la ville pour surveiller les manifestants contre le projet de loi d’extradition de Hong Kong.

Bien que les manifestations aient maintenant cessé en raison de l’épidémie de virus du PCC, un sentiment négatif à l’encontre du gouvernement pro-Pékin et du Parti communiste chinois (PCC) persiste chez les Hongkongais.

La présence de la PAP

«La police de Hong Kong a assigné des agents de la PAP pour surveiller les manifestants et leurs manoeuvres, dans le cadre d’un effort plus large des forces paramilitaires pour approfondir leur compréhension de la situation à Hong Kong... les forces chinoises comprenaient des membres des unités locales de la PAP... les agents de la PAP ont accompagné la police en première ligne», selon Reuters.

Selon les estimations, près de 4 000 membres de la PAP ont été déployés à Hong Kong. En septembre dernier, il a été rapporté qu’un grand nombre de forces chinoises, y compris des membres de la PAP, s’étaient discrètement installées dans des bases de la ville. La PAP est une force anti-émeute et une division paramilitaire en Chine continentale et fonctionne comme une unité indépendante de l’Armée de libération du peuple (ALP). La réforme adoptée en 2018 a fait de Xi Jinping le plus haut commandant de l’ALP et de la PAP.

La PAP a surveillé les manifestations. (Image : Studio Incendo / flickr / CC BY 2.0)
La PAP a surveillé les manifestations. (Image : Studio Incendo / flickr / CC BY 2.0)
 

Lorsque l’agence de presse Reuters a posé la même question au ministère chinois de la défense et aux forces de police de Hong Kong, les deux entités ont nié la présence de la PAP dans la ville. Si Pékin choisit d’intervenir militairement dans les manifestations, les forces de la PAP stationnées à Hong Kong seront sur place pour maîtriser les militants pro-démocratie. Cela semble cependant peu probable car cela déclencherait des répercussions au niveau international, en particulier de la part des États-Unis, qui pourraient à nouveau réexaminer leur partenariat avec la ville.

Selon l’ancien législateur Alan Leong, la loi fondamentale ne prévoit pas la présence de la PAP à Hong Kong. Si la PAP est effectivement présente en première ligne, cela pourrait expliquer pourquoi le commissaire de police Chris Tang et la chef de l’exécutif Carrie Lam ont été réticents à lancer une enquête indépendante sur les violences policières à l’encontre des manifestants.

«La police de Hong Kong a en quelque sorte été infiltrée par du personnel comme celui de la PAP. La dernière chose que nous [Lam et Tang] souhaitons voir, c’est que la présence de la PAP soit examinée par la Commission d’enquête... [Le gouvernement doit fournir une explication] quand à l’implication et la participation inconstitutionnelles de la PAP dans les actions locales de maintien de l’ordre. Dites la vérité et demandez pardon aux citoyens. Si le gouvernement n’est pas prêt à avouer ses actes et à faire marche arrière, alors nous allons suivre cette stratégie de contestation», a-t-il déclaré à la Hong Kong Free Press.

Restrictions sociales

Hong Kong a interdit la visite de la ville aux non-résidents. Cette interdiction restera en vigueur pendant 14 jours et vise à éliminer tout risque d’infection au COVID-19 depuis l’étranger. Tous les services de transit de l’aéroport seront interrompus pendant cette période. Les personnes qui enfreignent les directives de quarantaine seront sévèrement punies.

L’administration envisagerait également d’interdire le service d’alcool après que plusieurs infections en lien avec la fréquentation des bars aient été identifiées. «Même si un bar a l’interdiction de vendre de l’alcool, il peut se tourner vers d’autres choses car beaucoup détiennent également des licences de restaurant... Je comprends que le secteur ait beaucoup à dire sur le sujet. Nous sommes prêts à écouter. Cependant, il nous faudra au minimum quelques jours pour étudier les amendements juridiques», a déclaré Carrie Lam, selon le South China Morning Post.

Carrie Lam envisage l’interdiction de servir de l’alcool. (Image : pixabay / CC0 1.0)
Carrie Lam envisage l’interdiction de servir de l’alcool. (Image : pixabay / CC0 1.0)
 

La directrice générale a indiqué qu’elle mettrait en œuvre des mesures législatives pour garantir le respect de l’interdiction d’alcool, si les entreprises elle-mêmes ne cessaient pas volontairement d’en vendre. Il y a eu 410 cas d’infection par le virus du PCC à Hong Kong. 102 personnes se sont remises de leur maladie, tandis que 4 sont décédées.

Rédacteur Camille A.

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