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Chine. Le seul survivant connu d’un prélèvement forcé d’organes raconte son histoire

ACTUALITÉ > Chine

Peiming Cheng, premier survivant connu au monde d’un prélèvement forcé d’organes sur une personne vivante, a révélé la sombre réalité des pratiques de prélèvement d’organes par le Parti communiste chinois (PCC), mettant une fois de plus en lumière les crimes illicites du régime en matière de transplantation d’organes. 

Le 4 septembre 2024, entouré d’experts médicaux, de personnalités politiques et de militants des droits de l’homme, Peiming Cheng a tenu une conférence de presse à la Chambre des représentants américaine pour réfuter les dénégations du PCC concernant le prélèvement forcé de ses organes.

Lors de la conférence de presse, des experts médicaux ont présenté une analyse détaillée des preuves médicales – notamment les cicatrices chirurgicales et les blessures physiques de Peiming Cheng – afin de réfuter une déclaration du Bureau municipal de la sécurité publique de Tianjin. Le 22 juillet, ce bureau avait publié un article sur son site web affirmant que les cicatrices de Peiming Cheng étaient la conséquence d’une intervention médicale pratiquée pour retirer une lame de rasoir et des clous qu’il avait avalés.

Le Dr Xiangchun Li, diplômé en médecine de l’université Sun Yat-sen en Chine et ayant également mené des recherches diagnostiques à la faculté de médecine de Harvard, a souligné que les affirmations du PCC contredisent de manière flagrante le bon sens médical élémentaire.

Les cicatrices de Cheng sont compatibles avec une thoracotomie classique (chirurgie à thorax ouvert). Cependant, cette intervention n’a pas été pratiquée pour retirer des corps étrangers, mais pour prélever des organes. Le Dr Li a expliqué que, dans des circonstances normales, le traitement standard des corps étrangers ingérés consiste en une chirurgie endoscopique plutôt qu’en une chirurgie à thorax ouvert.

Il a précisé : « 80 % des patients qui avalent accidentellement un corps étranger ne nécessitent aucune intervention chirurgicale, les objets sont généralement éliminés naturellement par l’organisme. Seule une petite fraction — moins de 1 % — requiert un traitement chirurgical. Même dans ces rares cas, les corps étrangers sont presque toujours retirés par endoscopie. La chirurgie à thorax ouvert est extrêmement rare. »

Le seul survivant connu d’un prélèvement forcé d’organes raconte son histoire
Le Dr Xiangchun Li mène des recherches en imagerie médicale diagnostique à la faculté de médecine de Harvard. (Image : Yang Hao / Regard sur La Chine)

Les preuves matérielles d’un prélèvement forcé d’organes

Lors de la conférence de presse, Peiming Cheng a de nouveau montré la cicatrice de 35 centimètres de long qui s’étend sur le haut de son corps.

« Je suis là aujourd’hui, et vous voyez un homme qui paraît normal : je parle normalement, je marche normalement. Pourtant, je ne pourrai jamais redevenir celui que j’étais. La douleur dans ma cage thoracique gauche et la douleur lancinante de ma blessure résonnent au rythme de mon pouls, chaque battement de cœur provoque une nouvelle vague de souffrance. C’est insupportable ! La nuit, j’ai du mal à respirer suffisamment profondément pour dormir, ce qui rend le repos presque impossible », a-t-il déclaré aux médias.

Lors de la conférence de presse, le Dr Sen Nie, professeur émérite à l’Université catholique d’Amérique, a exposé plus en détail les lacunes et les failles de la réponse officielle du PCC. Il a souligné que les démentis du PCC non seulement n’avaient pas permis de dissimuler la vérité, mais qu’au contraire, ils corroboraient le témoignage de Peiming Cheng, selon lequel ses organes avaient été prélevés de son vivant.

« Nous pensons que la réponse du PCC confirme que Peiming Cheng est le premier survivant connu des prélèvements d’organes pratiqués par le PCC sur des personnes vivantes », a-t-il déclaré. Le Dr Nie a indiqué qu’un article publié par le Bureau de la sécurité publique de Tianjin le 22 juillet confirmait au moins quatre points : premièrement, Peiming Cheng a été condamné par le PCC à huit ans de prison pour sa pratique du Falun Gong,  deuxièmement, des hôpitaux en Chine ont bien pratiqué une intervention chirurgicale sur Peiming Cheng,  troisièmement, la cicatrice de 35 centimètres sur le corps de Peiming Cheng est la conséquence de cette opération réalisée en novembre 2004,  enfin, l’hôpital a pratiqué l’opération sans le consentement de Peiming Cheng.

Le seul survivant connu d’un prélèvement forcé d’organes raconte son histoire
Dr Sen Nie, professeur émérite à l’Université catholique d’Amérique. (Image : Yang Hao / Regard sur La Chine)

Cependant, l’article du Bureau de la sécurité publique de Tianjin a passé sous silence des détails cruciaux, omettant de mentionner que des portions du foie et des poumons de Cheng avaient été prélevées lors de l’intervention chirurgicale. Peiming Cheng a réussi à fuir la Chine en 2015, à rejoindre la Thaïlande, puis à arriver aux États-Unis en 2020 grâce à l’aide du gouvernement américain. L’affaire Cheng est devenue un exemple emblématique exposant les crimes du PCC en matière de prélèvement forcé d’organes sur des personnes vivantes.

À l’avenir, la communauté internationale continuera d’intensifier son examen et son enquête sur cette affaire, afin de garantir que cette atrocité soit pleinement révélée et que tous les responsables soient finalement traduits en justice.

Rédacteur Fetty Adler
Collaborateur Jo Ann

Source : The Only Known Survivor of Forced Organ Harvesting Tells His Story
www.nspirement.com

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