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Tradition. Une personne prospère dans les calamités et périt dans le confort

CHINE ANCIENNE > Tradition

 
Mencius croyait que les humains font des erreurs, mais qu’ils peuvent plus tard se corriger en se basant sur leurs expériences passées. (Image : Winnie Wang / Secretchina)

En 300 av. J.-C., le philosophe chinois Mencius enseignait que l’on prospère dans les calamités et les difficultés, mais que l’on périt quand on vit dans la facilité et le confort. Il a dit que lorsque le Ciel est sur le point de conférer de grandes responsabilités à une personne, l’individu doit avoir subi des souffrances et des épreuves physiques, avoir été exposé à la faim et à la pauvreté, et avoir connu la difficulté dans sa vie. Toutes ces circonstances stimulent l’esprit, endurcissent la nature et développent le potentiel.

Mencius croyait que les humains font des erreurs, mais qu’ils peuvent plus tard se corriger en se basant sur leurs expériences passées. Quand ils sont en détresse et perplexes, ils se lèveront et accompliront de grandes choses. Quand les gens ont vu et vécu des épreuves, ils peuvent comprendre et atteindre de nouveaux sommets. Les difficultés et les calamités aident à développer de grandes aptitudes et capacités, tandis que la facilité et le confort ont l’effet contraire.

De nos jours, les gens ont tendance à être menés par l’inertie et la paresse. Les gens essaient de rechercher le plaisir et d’échapper à la souffrance, et ils mènent ainsi une existence vaine. Dans la Chine moderne, en raison de l'amélioration des avantages matériels, de nombreuses personnes n’ont pas connu de difficultés, en particulier celles qui ont grandi sous la politique de l'enfant unique. En conséquence, ces enfants ont développé un égoïsme et un caractère dominateur.

Dans l’esprit de beaucoup de gens, la poursuite du plaisir et du bonheur est le but principal de la vie. Ils veulent récolter sans semer, obtenir le succès du jour au lendemain et le luxe extrême. Beaucoup de gens ne sont pas prêts à travailler dur et se plaignent de leur sort dans la vie. Ils éprouvent du ressentiment chaque fois qu’ils rencontrent des difficultés, refusent d’exceller au travail et ont le sentiment d’avoir été exploités par les autres.

Mencius soutiendrait que les difficultés ne sont pas une mauvaise chose. Elles permettent de développer une volonté forte, de fortifier l’esprit et d’aider à réussir. En fait, la plupart des choses qui sont bonnes pour les gens sont souvent les moins confortables. Par exemple, les exercices du matin peuvent être exhaustifs, mais ils sont bons pour la santé. Les gestionnaires stricts au travail ne sont peut-être pas agréables, mais ils aident à développer l’efficacité des employés. Les bons médicaments ont un goût amer, mais ils permettent de guérir, et des conseils désagréables à entendre peuvent aider les gens à voir leurs défauts et à mieux faire les choses.

D’un autre point de vue, cela peut signifier que les gens ont un mauvais karma ou des péchés, ce qui entraîne des difficultés. Endurer les épreuves peut éliminer ce karma ou ces péchés. Si une personne n’a jamais enduré de difficultés, mais qu’elle jouit seulement du bonheur, le résultat final sera probablement l'inverse.

« Éliminer la calamité plus tôt, guérir la maladie plus tôt et endurer les difficultés plus tôt » est la meilleure approche.

Rédacteur Laïla Hachimi

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