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Tradition. La longue histoire des amulettes (1/2)

CHINE ANCIENNE > Tradition

Petit lotus, porte bonheur. (Image : minghui)

Pour les chinois, les amulettes de protection et de bon augure ne sont pas des choses inconnues. Qu’elles soient en or, en jade ou créées à partir de paille nouée, pour la personne qui les portent, ces amulettes revêtent toujours une signification particulière. Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, les Chinois utilisent ces amulettes pour attirer la bonne fortune et chasser les esprits.

Durant la période du nouvel an, on colle une icône des divinités du foyer, ainsi que le caractère chinois du bonheur sur la porte d’entrée. On dispose des animaux sacrés à l’entrée des grands immeubles. Ces habitudes témoignent du respect au Ciel. En priant les divinités, on chasse les esprits mauvais, on attire la bonne fortune, on a l’espoir d’obtenir les grâces et les bénédictions des divinités pour soi-même, pour un avenir paisible et favorable.

Les amulettes ont une longue histoire

Qu’il s’agisse d’une petite icône en papier ou d’un sceau, l’amulette a une longue tradition historique. Dans le célèbre roman chinois Pérégrinations vers l’ouest (西遊記), le Roi Singe a créé de grandes tribulations dans le Palais Céleste où il s’est battu, et où les soldats et les dieux du ciel étaient impuissants. Après qu’on lui eut demandé son aide, le Bouddha Tathagata ne fit pas appel aux armes célestes, il utilisa sa puissance sans limites de Bouddha pour emprisonner le Roi singe sous la montagne des Cinq éléments, où il le bloqua à l’aide d’un simple talisman de papier collé à la montagne durant 500 ans, jusqu’à ce que le Roi singe rencontre le Moine Tang Seng qu’il prit pour Maître, alors seulement le sort qui le retenait prisonnier dans cette montagne fut levé et il put suivre son maître pour aller jusqu’à l’Ouest, en Inde, pour y obtenir les écritures sacrées.

La connotation de la Loi de Bouddha est très profonde, mais sa forme d’expression est parfois très simple, un simple talisman de papier peut avoir cette puissance inconcevable pour un esprit ordinaire, une puissance divine inimaginable.

Un tunnel mystérieux de 4 000 km en Amérique du Sud, fait ressurgir la civilisation préhistorique

Alors qu’il faisait de l’archéologie en Équateur, un explorateur argentin du nom de Juan Moritz est tombé sur un tunnel de 240 mètres de profondeur. La longueur de ce tunnel est estimée à plus de 4000 kilomètres, il est si grand et si complexe qu’on ne sait pas encore tout à fait où il mène en fin de compte.

Juan Moritz et ses découvertes. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Juan Moritz et ses découvertes. (Image : Capture d’écran / YouTube)

Les archéologues et spéléologues ont eu la surprise non seulement d’y découvrir des dalles avec des sculptures de dinosaures, mais aussi de nombreuses statues de pierre, ainsi que le légendaire Livre d’or, mentionné dans les anciennes légendes de nombreux peuples. Les archéologues y ont également trouvé une petite amulette de pierre avec un petit être tenant le soleil dans sa main gauche et la lune dans sa main droite, debout sur un corps sphérique qui pourrait représenter la Terre. Il s’agit là d’un bouleversement des connaissances communes, car cette petite amulette date de 9000 à 4000 ans av. J.-C.

Depuis que Magellan a effectué le premier tour du monde au XVIe siècle, l’homme sait que la terre est ronde. Qui donc a pu construire ce magnifique tunnel à une époque préhistorique aussi lointaine, et qui a laissé ces trésors et ces vestiges dans ce tunnel ? Jusqu’à présent, ce mystère reste inexpliqué.

Les diverses amulettes dans l’Égypte ancienne il y a plus de 5 000 ans

Dans l’Egypte ancienne, les gens portaient des bijoux en forme d’amulettes, censés protéger les vivants et les morts. Les Égyptiens portaient jusqu’à 275 sortes d’amulettes et de talismans. La plupart étaient en or, en argent et en pierres précieuses. Pour les anciens Égyptiens, les amulettes en poterie émaillée ou en pierres semi-précieuses avaient le pouvoir magique d’éliminer tous les dangers, que ce soit durant la vie sur terre ou dans l’au-delà. Les gens croyaient que tant qu’ils portaient l’amulette, ils pouvaient avoir la santé, guérir d’une maladie grave, recevoir les bénédictions des Dieux et rester à l’écart des souffrances et du danger. L’amulette accompagnait les morts même dans l’au-delà, les protégeant de l’enfer.

L’amulette portée spécialement lors des funérailles avait également pour objectif spécifique d’assurer la sécurité du voyage de l’âme vers l’au-delà.

Il existe différents types d’amulettes dans l’Égypte ancienne, et elles ont également des significations symboliques différentes. Par exemple, l’amulette en forme d’œil est sensée apporter une bonne vue, tandis que l’amulette représentant le lièvre apporte la vitesse, etc. Parmi les différentes amulettes, nous retrouvons celles mentionnant le nom de famille, les amulettes Ankh signes de pouvoir royal, le scarabée, l’œil d’Horus ou celles en forme de pilier Djed.

Amulettes japonaises originaires de Chine

Ōmori (talisman) du Mont Fuji. (Image : wikimedia / jetalone / CC BY 3.0)
Ōmori (amulette) du Mont Fuji. (Image : wikimedia / jetalone / CC BY 3.0)

Le Japon a appris et adopté beaucoup d’éléments de la culture chinoise durant la Dynastie Tang, alors que la Chine atteignait son apogée. Certains ont été préservés jusqu’ à aujourd’hui, comme l’amulette chinoise appelée « Ōmori » (御守), au Japon.

La chose la plus importante pour les Japonais pendant le Nouvel An consiste à se rendre dans les sanctuaires et les temples avec leurs parents et amis pour prier afin d’obtenir des bénédictions. Lorsque les tambours Taiko (太鼓) retentissent, c’est officiellement la nouvelle année qui débute.

Les gens expriment leurs premiers vœux en joignant les deux mains en signe de prière pour la nouvelle année devant le Temple de Kagura (神樂殿). En plus de prier pour une nouvelle année favorable et douce, on remercie les dieux également pour leurs bénédictions au cours de l’année écoulée.

D’autres amulettes appelées « ema » (絵馬) sont également utilisées. Il s’agit de plaques en bois contenant des prières ou des vœux que l’on accroche sur un présentoir dans les temples et les sanctuaires pour exprimer les bons vœux.

À suivre...

Rédacteur François René

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