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Monde. Université de Stanford : un étudiant menacé d’expulsion pour avoir refusé une dose de rappel anti-Covid

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Un étudiant étranger de l’université de Stanford a utilisé l’un des plus grands médias américains pour alerter l’opinion après avoir été menacé d’expulsion suite à son refus d’accepter une injection de rappel anti Covid-19.

Dans un article d’opinion publié dans Newsweek le 31 mars, Diogo Bragança, étudiant en doctorat de physique à l’Université de Stanford, explique en détail le contenu d’un règlement relatif à la vaccination anti-Covid, adopté par l’université au printemps dernier. Ce règlement impose à tous les étudiants d’accepter au moins trois injections anti-Covid pour être admis sur le campus et participer aux cours, qu’ils soient dispensés en ligne ou hors ligne, sous peine de ne pas pouvoir s’inscrire pour le semestre à venir.

« Plusieurs aspects concernant l’imposition d’une injection de rappel de la part de Stanford la rendent particulièrement irrationnelle », affirme Diogo Bragança. « L’université exige que les étudiants soient vaccinés, même ceux qui participent à des cours en ligne et qui vivent hors du campus, mais pas le personnel ou les professeurs, qui sont plus âgés et sans doute plus à risque. »

Diogo Bragança a noté que les vaccins anti-Covid de thérapie génique ont un profil de risque scientifiquement bien établi incluant non seulement une efficacité moindre contre l’infection et la transmission relatives à son âge et à son sexe , en particulier pour Omicron, mais aussi un risque important de myocardite qui augmente avec le nombre d’injections.

« Sur la base de ces faits médicaux, j’ai décidé de recevoir deux doses du vaccin l’année dernière. Bien que vacciné, j’ai néanmoins contracté un cas léger de Covid en janvier dernier, dont je me suis remis », a-t-il déclaré.

« Les preuves épidémiologiques sont accablantes : les personnes vaccinées et guéries de la Covid comme moi ont une immunité plus forte en ce qui concerne la réinfection et la transmission de la maladie, que les personnes vaccinées et renforcées qui n’ont jamais eu la Covid. »

« J’ai déterminé que je n’ai pas besoin d’un rappel et que je n’en recevrais un que suite à l’obligation imposée par Stanford. »

L’étudiant a déclaré que lorsqu’il a contacté Stanford au sujet de cette préoccupation, « ils m’ont rabroué, disant que leur mandat ne devrait pas être considéré comme une contrainte. »

Diogo Bragança, qui est originaire du Portugal, a fait valoir qu’il pourrait, ainsi que son épouse et son enfant, perdre son permis de séjour, si son inscription à Stanford est supprimée.

« Il est douloureux de réaliser que mon école me met sous pression avec la menace d’une annulation de visa tout en prétendant que je ne suis pas obligé de faire quoi que ce soit. De nombreux étudiants se plieront malgré eux à cette obligation, car ils ne veulent pas entraver leur future carrière. »

Diogo Bragança poursuit : « Bien qu’elle oblige les étudiants à accepter l’injection, Stanford ne veut pas assumer la responsabilité ou payer les conséquences de tout effet secondaire grave qui pourrait survenir. »

Opposition

Heureusement, Diogo Bragança n’est pas le seul à se battre contre l’obligation de rappel imposée par Stanford. Pas moins de 2 500 étudiants et sympathisants ont signé une pétition demandant la levée de l’interdiction faite aux étudiants non vaccinés ou n’ayant pas reçu une 3ème injection.

Selon Diogo Bragança, la pétition était également accompagnée de documents scientifiques expliquant la nature aléatoire de la décision. Elle a été remise à l’administration de l’école, qui n’en a pas abordé le contenu, et encore moins les arguments scientifiques.

Une annonce de Stanford du 14 décembre, faisant l’objet d’une opposition dans une pétition à signature publique sur Change.org., explique que les vaccins anti Covid-19 sont « plus efficaces contre le variant Omicron chez les personnes qui ont reçu à la fois un cycle complet de vaccination et une dose de rappel ».

« Rien d’autre n’a été expliqué », poursuit la pétition. « Stanford n’a communiqué ni les données sur l’efficacité des rappels, ni les risques d’inflammation cardiaque liés à la vaccination de rappel, ni le risque relativement faible auquel ses étudiants sont exposés en raison de la Covid-19. »

En fait, le cas de Diogo Bragança n’est pas un incident isolé.

Des cas similaires

En octobre dernier, Christian Walker, étudiant à l’UCLA et influenceur conservateur, a reçu un appel téléphonique d’un supérieur non identifié travaillant pour l’université, lui demandant de télécharger son statut vaccinal sous peine d’expulsion.

Christian Walker, qui compte 161,8 milliers de followers sur Twitter, a enregistré la conversation et l’a rendue publique, furieux que tous ses cours soient dispensés en ligne.

Le tweet a suscité une telle attention de la part des médias que l’UCLA a dû revenir sur sa décision et proposer à Christian Walker de signer une décharge déclarant qu’il assumera l’entière responsabilité des coûts relatifs aux lésions qu’il pourrait subir en raison de la maladie.

En septembre, Logan Hollar, un étudiant du New Jersey, a été banni de l’université Rutgers. Il a fait cette découverte après avoir constaté qu’il n’avait pas accès au système de messagerie de Rutgers lorsqu’il voulu payer ses frais de scolarité.

Il n’avait pas mis à jour son statut vaccinal, alors qu’il vivait dans le comté de Sussex, à une centaine de km du campus, et n’avait jamais eu l’intention d’assister aux cours en personne.

Rédacteur Fetty Adler
Collaboration Jo Ann

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