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Monde. Une base de données révèle l’infiltration de sociétés par le PCC

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Pepsi, ainsi que d’autres multinationales abritent des unités du Parti communiste chinois. (Image : DAMILARE ODUNUYI / Pixabay)

Une fuite provenant de la base de données des membres du PCC a révélé que des centaines de membres du Parti communiste chinois (PCC) sont intégrées dans les divisions chinoises de grandes sociétés américaines comme PepsiCo, 3M et IBM. La liste expose environ 1,95 million de personnes, indiquant leur appartenance ethnique, leur niveau d’éducation et les branches du Parti auxquelles elles sont affiliées. La plupart des personnes figurant sur la liste viennent de Shanghai.

Le fait que des membres du PCC soient intégrés dans des entreprises opérant en Chine n’est en soi pas surprenant, mais cette liste montre à quel point l’influence du régime communiste s’étend au-delà du continent. Voici quelques informations provenant de la fuite :

  • IBM compte 24 unités du Parti dans ses bureaux en Chine, pour un total d’environ 808 membres.
  • PepsiCo emploie 45 membres du Parti communiste chinois.
  • L’entreprise 3M, qui fabrique des produits de santé, notamment des respirateurs N95, compte 230 membres du PCC du comité du Parti.
  • Dow Chemical Company, l’un des plus grands producteurs de produits chimiques au monde, compte 337 membres du PCC.
  • Le Westin Hotel & Resorts, propriété de Marriott International, compte 23 membres du PCC.
  • La compagnie d’assurance MetLife emploie 31 membres du PCC.
  • La société d’analyse Nielsen Holding emploie 94 membres du PCC.

Selon les médias d’État chinois, la Chine compte 92 millions de membres du PCC. La base de données de 1,95 million de personnes ne représente qu’une fraction du total des membres du PCC en Chine. La liste a atterri dans les mains de L’Alliance interparlementaire sur la Chine par le biais d’un opposant chinois. En plus des entreprises américaines, d’autres grandes entreprises internationales ont été infiltrées par des membres du PCC, parmi lesquelles Rolls Royce, Airbus, Boeing, AstraZeneca, Jaguar Land Rover, Pfizer, HSBC et Standard Chartered.

Dans une interview accordée au journal The Epoch Times, Bill Gertz, du groupe « American Thought Leaders » a déclaré que la base de données est un élément de preuve essentiel permettant d’exposer les opérations d’influence du PCC dans le monde entier.

« Je pense qu’il est important de comprendre que l’adhésion au Parti communiste chinois fait que ces personnes se dévouent non pas à la nation chinoise ou au peuple chinois, mais au parti politique du PCC. Et ils peuvent certainement être chargés d’accomplir n’importe quelle e tâche que le parti veut, que ce soit la collecte de renseignements, la subornation de fonctionnaires étrangers, et la collecte d’informations qui pourraient être utiles au gouvernement et aux agences du parti », a-t-il déclaré au cours de l’émission.

Matt Warren, professeur de cybersécurité au Royal Melbourne Institute of Technology, a déclaré que la plupart des membres du PCC figurant dans la base de données travaillent, soit dans des entreprises liées aux technologies de l’information, soit dans des entreprises liées à la défense. Il est probable que ces personnes transmettent au gouvernement communiste des informations privées propres aux entreprises infiltrées. Pour Matt Warren, cette situation représente un risque majeur pour la sécurité. Il suggère que ces sociétés devraient rapidement renforcer leurs mesures de protection.

De nombreux membres du PCC figurent également parmi les employés des consulats britanniques

Il a découvert qu’un membre du PCC travaillait à proximité d’une équipe d’agents du MI6, opérant sous couverture diplomatique. Le député britannique Iain Duncan a demandé au gouvernement d’expulser immédiatement tous les membres du PCC des consulats en Chine.

De nombreux membres du PCC travaillent pour des sociétés informatiques. (Image : Gerd Altmann / Pixabay)
De nombreux membres du PCC travaillent pour des sociétés informatiques. (Image : Gerd Altmann / Pixabay)

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a également récemment fait part de ses inquiétudes concernant l’infiltration de la Chine dans les entreprises et les établissements d’enseignement américains.

« Nous avons vu cela partout, et le président Trump a été le premier président des États-Unis, et, franchement, l’un des premiers dirigeants mondiaux à identifier ce défi du parti communiste chinois... Ils ont infiltré nos écoles, et ils dépensent de l’argent sur des projets de recherche et cooptent ainsi nos institutions qui sont l’enseignement supérieur et la recherche. Ils s’infiltrent maintenant - nous l’avons vu - dans notre gouvernement, dans nos entreprises. Le président Trump l’a dénoncé. Nous avons commencé à nous y opposer. Iil y a encore beaucoup de travail à faire », a-t-il déclaré à Breitbart.

Rédacteur Fetty Adler

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