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Monde. Les États-Unis interdisent les produits venant du Xinjiang

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Le service américain des douanes et de la protection des frontières a pris des mesures contre la Chine communiste et sa pratique du travail forcé. (Image : Mabel Amber / Pixabay)

États-Unis et leurs alliés ont annoncé séparément qu’ils n’importeraient pas d’articles spécifiques de la région du Xinjiang en Chine parce qu’ils sont produits par une main-dœuvre esclave. Aux États-Unis, le département des douanes et de la protection des frontières a émis un décret de suspension et a ordonné à tous les points d’entrée du pays de retenir les tomates et le coton étiquetés comme étant produits ou cultivés dans le Xinjiang. Cela inclut également les graines de tomates, la sauce tomate, les tomates en conserve, les textiles et les vêtements. L’interdiction a commencé le 13 janvier.

Le département des douanes et de la protection des frontières a pris des mesures contre les produits basés au Xinjiang après avoir appris que le travail forcé était répandu dans la région. L’agence a identifié plusieurs indicateurs qui révélaient la présence de travail forcé : restriction de la mobilité, rétention des salaires, isolement, servitude pour dettes, conditions de travail abusives et menaces.

« Le département des douanes et de la protection des frontières ne tolérera pas que le gouvernement chinois utilise l’esclavage moderne pour importer des marchandises aux États-Unis en dessous de leur juste valeur marchande… Les importations réalisées à bas prix en utilisant le travail forcé nuisent aux entreprises américaines qui respectent les droits de l’homme et exposent également les consommateurs peu méfiants à des achats non éthiques », a déclaré le commissaire par intérim Mark A. Morgan dans un communiqué.

Depuis le début de l’année fiscale 2021, le département des douanes et de la protection des frontières a publié quatre décrets de suspension, dont un sur des produits provenant du Xinjiang. Sur les treize décrets de suspension émis par l'agence en 2020, huit d'entre eux visaient des produits provenant de la Chine communiste. En décembre 2020, le département des douanes et de la protection des frontières a publié un décret de suspension sur le coton et les produits du coton provenant du Corps de production et construction du Xinjiang, une organisation paramilitaire du PCC.

On estime que le Xinjiang fournit 20 % de la production mondiale de coton

Une restriction de l’approvisionnement en coton provenant de cette région peut avoir de graves conséquences. La Chine s'en est prise au nouveau décret de suspension du département des douanes et de la protection des frontières, exigeant que Washington lève immédiatement son interdiction. Zhao Lijian, un porte-parole du ministère des affaires étrangères, a qualifié la question du travail forcé de « mensonge du siècle ». Il a affirmé que les restrictions américaines visaient à nuire aux entreprises chinoises.

 Le Xinjiang produit 20 % du coton mondial. (Image : Jim Black / Pixabay)
Le Xinjiang produit 20 % du coton mondial. (Image : Jim Black / Pixabay)

Le Canada s’est associé avec le Royaume-Uni pour bloquer les articles produits par le travail forcé au Xinjiang. Ils ont empêché ces produits fabriqués par des esclaves d’entrer dans les chaînes d’approvisionnement nationales et mondiales et ont empêché les entreprises canadiennes d’en faire partie. L’approche du Canada comprend une déclaration sur l’intégration du Xinjiang pour les entreprises canadiennes, des conseils renforcés aux entreprises canadiennes et la publication d’un avis aux entreprises sur les sociétés liées au Xinjiang.

« Le Canada est profondément préoccupé par la détention arbitraire massive et les mauvais traitements infligés aux Ouïghours et aux autres minorités ethniques par les autorités chinoises. Personne ne devrait être maltraité en raison de sa religion ou de son origine ethnique. Avec le Royaume-Uni, nous prenons des mesures pour nous assurer que nous ne sommes pas complices des mauvais traitements infligés aux musulmans ouïghours du Xinjiang », a déclaré le ministre des affaires étrangères, François-Philippe Champagne, dans un communiqué.

Le ministre britannique des affaires étrangères, Dominic Raab, a annoncé que le Royaume-Uni allait revoir ses contrôles à l’exportation. Le Royaume-Uni s'assurera qu'aucune entreprise ou organisation britannique ne tirera profit du travail forcé au Xinjiang. Le gouvernement établira un ensemble de lignes directrices qui aideront les entreprises britanniques dans ce domaine. Les entreprises qui enfreignent ces règles pourront être poursuivies en vertu de la loi de 2015 sur l’esclavage moderne.

Rédacteur Swanne Vi

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