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Monde. Inde : la Cour suprême envisage d’imposer un confinement pour lutter contre la pollution atmosphérique

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La Cour suprême de l’Inde envisage d’imposer un confinement à sa capitale, New Delhi, afin de lutter contre la pollution atmosphérique croissante. Plusieurs mesures ont été prises comme la fermeture des écoles et l’arrêt de certaines centrales thermiques de la ville et des régions avoisinantes.

Cette mesure, liée à la pollution atmosphérique, et non à la pandémie de Covid-19, est la première du genre dans le pays.

La décision du tribunal devrait être rendue dès le 24 novembre, mais New Delhi a déjà mis en place un système de fermeture pour le week-end afin de faire face à l’aggravation du problème.

Les détails concernant le confinement ne sont pas connus mais comprendront très probablement la fermeture de toutes les écoles, le travail à domicile et la fermeture temporaire des centres industriels.

Le dilemme pour le gouvernement est de décider ou non de maintenir en activité les industries très polluantes. Certains experts estiment qu’un confinement touchant l’industrie ne permettrait pas d’obtenir les résultats escomptés par le gouvernement. Cela ne ferait au contraire que perturber l’économie et affecter négativement les moyens de subsistance de millions de personnes.

Anumita Roychowdhury, directrice exécutive du Center for Science and Environment, une organisation de recherche et de défense des intérêts à New Delhi, a déclaré : « Ce n’est pas la solution que nous recherchons, car elle est extrêmement perturbatrice. Et nous devons aussi garder à l’esprit que l’économie est déjà sous pression - les pauvres sont en danger. »

Des directives strictes

Dans la nuit du 16 novembre, le ministère fédéral de l’environnement a émis des directives strictes pour endiguer la pollution et montrer aux habitants que le gouvernement prend des mesures pour faire face à la crise environnementale.

Outre la fermeture des écoles, la Commission fédérale pour la gestion de la qualité de l’air a ordonné l’arrêt des activités de construction pendant le week-end et a interdit la circulation pour tous les camions transportant des marchandises non essentielles. « La commission a également demandé aux États d’encourager le travail à domicile pour la moitié des employés de tous les bureaux privés », rapporte The Los Angeles Times.

Actuellement, l’indice de qualité de l’air (IQA) de New Delhi est de 348, ce qui représente une nette amélioration depuis le 5 novembre, date à laquelle il avait atteint 463 après les célébrations de Diwali (la fête des lumières). Cependant, il reste supérieur au seuil dangereux de 300.

Au lendemain des célébrations de Diwali, New Delhi baignait dans un épais brouillard toxique, jugé « sévère » car susceptible d’affecter même les personnes les plus saines. Le risque s’avérait très élevé pour les personnes souffrant de maladies respiratoires.

La pollution a été imputée à l’usage des pétards et des feux d’artifice. La Cour suprême de l’Inde avait pourtant interdit les pétards et les feux d’artifice lors de Diwali, comme elle le fait chaque année, mais cette interdiction est rarement appliquée.


L’indice de qualité de l’air est de même supérieur à 300 pour neuf villes, dont Hathras, Agra, Firozabad et Barehra.

Rédacteur Fetty Adler

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