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Monde. Covid-19 en Allemagne : une infirmière accusée d’avoir injecté de faux vaccins à plus de 8 500 patients

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Selon les rapports, une infirmière de la Croix-Rouge allemande est soupçonnée d’avoir administré plus de 8 500 faux vaccins au lieu des vaccins anti-Covid.

L’administrateur du district de Friesland en Basse-Saxe, Sven Ambrosy, a posté un message sur Facebook annonçant qu’il était possible que pas moins de 8 600 personnes aient reçu une dose de solution saline à la place du vaccin Pfizer/BioNTech.

Sven Ambrosy a invité les personnes concernées à demander une vaccination supplémentaire auprès du département de santé de l’État, notant que 3 600 personnes s’étaient déjà inscrites.

Selon la traduction anglaise d’un rapport du média allemand Der Spiegel, l’infirmière a été surprise en train de remplir six seringues de solution saline, au lieu du vaccin contre le coronavirus. Elle a alors prétendu qu’une des fioles contenant le vaccin était accidentellement tombée. Bien que l’infirmière ait affirmé qu’il s’agissait d’un incident isolé, les autorités pensent que toutes les injections qu’elle a administrées étaient contrefaites.

« La suspecte a seulement laissé ses avocats dire qu’il n’y avait pas d’autres cas, en dehors des six cas admis, où le vaccin n’a pas été « administré dans la quantité prescrite », peut-on lire dans la traduction. « Le parquet enquête toujours sur la femme pour suspicion de lésions corporelles dangereuses ».

Sven Ambrosy a déclaré au média : « Selon les déclarations des témoins et l’évaluation sans ambiguïté des risques par la police, nous ne pouvons pas exclure que d’autres personnes aient été vaccinées avec une solution saline pendant que la suspecte était en service. »

« En raison du silence de l’accusée, nous ne pouvons pas dire avec certitude combien de personnes sont réellement concernées. C’est ce qui rend les choses si monstrueuses : 8,7 % de la population de notre district est potentiellement affectée par cette situation peu claire. »

Sven Ambrosy a déclaré que l’appel lancé à tous les patients concernés, pour recevoir une dose supplémentaire de vaccin, était « une pure mesure de précaution dans le cadre de la prévention des dangers », affirmant qu’une dose supplémentaire « protège en toute sécurité » et ne présente « aucun autre inconvénient. »

L’accusée opérait dans le centre de vaccination de Schortens, géré par le district de Jeverland de la Croix-Rouge allemande, et était employée comme infirmière diplômée. Sven Ambrosy a déclaré : « Pour autant que je sache, elle avait un certificat de bonne conduite sans aucune inscription. »

Par mesure de sécurité supplémentaire, Sven Ambrosy a indiqué que toutes les infirmières de Basse-Saxe devront désormais remplir les seringues sous la surveillance d’une autre personne, une politique qu’il recommande d’adopter au niveau national.

Selon un rapport de Reuters, le motif de l’infirmière « n’était pas clair mais elle avait exprimé des opinions sceptiques sur les vaccins dans des messages sur les médias sociaux, ont déclaré les enquêteurs de la police », ajoutant que l’enquête était menée par une « unité spéciale qui enquête sur les crimes à motivation politique ».

Un porte-parole de l’équipe d’intervention Covid-19  de Basse-Saxe a affirmé que l’infirmière était « motivée pour s’opposer à la vaccination », ajoutant : « comme elle garde le silence avec la police, nous ne savons pas si et dans quelle mesure elle a été manipulée pendant cette période. »

Au Pakistan, une campagne de vaccination obligatoire dans la province du Sindh, menaçant de priver ses 48 millions de citoyens du service téléphonique, du droit de travailler et de l’accès aux marchés s’ils n’acceptaient pas une injection, a suscité l’émergence de réseaux de faux certificats de vaccination dans les hôpitaux publics du pays.

Les employés de l’État vendaient les certificats, accompagnés des mises à jour de la base de données informatique nationale, pour un montant compris entre 2 000 et 10 000 roupies chacun. Plusieurs arrestations ont eu lieu.

En mars, un réseau de contrefaçons de vaccins basé en Chine continentale a été démantelé par INTERPOL en Afrique du Sud, avec la saisie de 400 ampoules, soit l’équivalent d’environ 2 400 doses, de faux vaccins, destinés à être vendus en tant que vaccins authentiques.

Selon des rapports du média officiel du Parti communiste, Xinhua, les polices de Pékin et de Jiangsu auraient découvert un réseau de fabrication de faux vaccins, en activité depuis au moins septembre 2020. Le chef présumé du réseau avait trouvé moyen de copier avec précision les modèles d’emballage des vaccins authentiques, produisant près de 58 000 doses de faux vaccins.

En février, les autorités mexicaines ont arrêté plusieurs personnes impliquées dans un réseau de faux vaccins vendus dans une clinique privée de Monterrey pour 40 000 pesos (1 900 dollars) par dose.

En juillet, 14 personnes ont été arrêtées dans un hôpital privé en Inde pour avoir administré des solutions salines au lieu des vaccins. Des médecins et des professionnels de la santé étaient impliqués dans le système, produisant de faux flacons et de fausses seringues tout en délivrant de faux certificats de vaccination. Le prix d’une injection était compris entre 10 et 17 dollars.

La vérité a été dévoilée après que plusieurs personnes ayant reçu l’injection aient constaté qu’elles ne souffraient d’aucun effet secondaire.

Rédacteur Fetty Adler

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