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Monde. Conflit Ukraine-Russie : de possibles conséquences mondiales

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Le conflit Ukraine-Russie, avec le renforcement massif des troupes russes à la frontière ukrainienne, a suscité l’inquiétude de la communauté internationale quant à l’éventualité d’une invasion russe et d’une possible guerre mondiale.

Le conflit entre les séparatistes russes et l’armée ukrainienne, concernant les régions contestées de Donbass et la péninsule de Crimée, s’est intensifié depuis avril dernier, date à laquelle la Russie a renforcé ses troupes le long de la frontière ukrainienne. Selon l’Ukraine, le nombre de soldats russes impliqués pourrait atteindre les 90 000.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré que la Russie ferait face à de « graves conséquences » si elle avait l’audace d’envahir son voisin du sud-ouest, sans révéler la nature de ces conséquences, selon un rapport de Newsmax.

Le secrétaire d’État américain a lancé cet avertissement le 2 décembre, en marge d’une réunion de l’OSCE à Stockholm, juste avant de s’entretenir avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Conflit Ukraine-Russie : de possibles conséquences mondiales
Soldats de la 95ème Brigade aéroportée ukrainienne. (Image : wikimedia / CC BY-SA 4.0)

« La meilleure façon d’éviter la crise est la diplomatie, et c’est ce dont j’ai hâte de discuter avec Sergueï Lavrov », a indiqué Antony Blinken.

Sergueï Lavrov a affirmé que la Russie ne souhaitait pas entrer dans un quelconque conflit. « Comme l’a déclaré le président Poutine, nous ne voulons aucun conflit », a-t-il dit.

Le secrétaire de presse du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le même jour que « la probabilité d’hostilités en Ukraine reste élevée », ajoutant : « c’est un sujet de préoccupation et d’inquiétude particulier pour nous. »

La guerre en Ukraine

La région de Donbass comprend deux oblasts (provinces) : l’oblast de Louhansk et l’oblast de Donetsk. La majorité de la population y parle russe. Ces deux provinces sont en guerre depuis 7 ans avec le gouvernement central de Kiev.

Kiev accuse la Russie d’avoir envahi le pays et de soutenir les troupes pro-russes. Moscou nie être intervenu dans le conflit, affirmant que les soldats russes qui ont rejoint les séparatistes sont des volontaires, agissant pour leur propre compte.

La Russie nie également planifier une invasion de l’Ukraine, affirmant qu’elle ne fait qu’effectuer des exercices militaires, et que c’est légitime. Toutefois, avec la présence de près de 100 000 soldats dans la région frontalière, cette explication est loin de rassurer le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Néanmoins, le conflit Ukraine-Russie cache une ambition bien plus importante : L’expansion de l’OTAN vers l’est au détriment de l’ancien empire soviétique se heurte aux ambitions de Moscou de délimiter sa sphère d’influence en tant que puissance régionale tout en gardant les atouts en main pour rester une puissance mondiale.

L’OTAN et ses alliés semblent avoir fait tout ce qui était en leur pouvoir pour pousser Vladimir Poutine dans un conflit armé au cours des dernières décennies, notamment en accusant la Russie du crash du MH17 de la Malaysia Airlines, abattu en 2014 dans l’est de l’Ukraine.

La ligne rouge de Vladimir Poutine

Vladimir Poutine a toutefois réussi à repousser toutes les provocations sans céder sur le régime intouchable de la Russie et, à ce titre, a formulé la « ligne rouge » atteinte par l’OTAN, affirmant que l’Ukraine ne sera jamais membre de l’OTAN et qu’elle doit se retirer immédiatement des pourparlers.

En outre, Moscou ne tolérera pas que l’Ukraine positionne des missiles balistiques de fabrication américaine dans la région de Donbass ou à portée de tir de Moscou.

« Chaque pays a certainement le droit de choisir la manière la plus acceptable d’assurer sa sécurité, mais cela doit être fait d’une manière qui ne porte pas atteinte aux intérêts et à la sécurité d’autres pays, en l’occurrence la Russie. La sécurité doit être globale et couvrir également tout le monde » a déclaré Vladimir Poutine, selon WSKG.

Cependant, au début du mois, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que la Russie n’avait pas son mot à dire sur l’adhésion ou non à l’alliance. « La relation de l’OTAN avec l’Ukraine sera décidée par les 30 alliés de l’OTAN et l’Ukraine, par personne d’autre. Nous ne pouvons accepter que la Russie essaie de rétablir un système dans lequel des grandes puissances comme la Russie ont des sphères d’influence, où elles peuvent décider de ce que font les autres membres et le contrôler.», a-t-il déclaré.

Une guerre russo-ukrainienne paraît improbable dans un avenir proche, car les conséquences seraient dévastatrices et le monde pourrait faire face à un scénario de troisième guerre mondiale.

Beaucoup dépend de la façon dont Vladimir Poutine va procéder. Très peu de personnes en dehors de son cercle intime semblent être au courant de ses stratégies.

« Nous ne savons pas si le président Poutine a pris la décision d’envahir », a déclaré Antony Blinken lors de sa visite à Stockholm. « Nous savons qu’il met en place les capacités nécessaires pour le faire dans les plus brefs délais s’il en décide ainsi».

« Moscou est tellement bien positionné qu’ils peuvent bouger avec très peu d’avertissement », a déclaré John Herbst, ancien ambassadeur américain en Ukraine, à NBC. « Ils sont certainement menaçants. Et ils sont dans une position telle que s’ils le veulent, ils peuvent le faire ».

Rédacteur Fetty Adler

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