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Chine. Prélèvement d’organes en chine : un avocat de l’ONU s’insurge

ACTUALITÉ > Chine

 Un avocat éminent a déclaré qu’il est du devoir du Conseil des droits de l’homme de l’ONU de s’occuper du prélèvement d’organes autorisé par l’État en Chine. (Image : skeeze / Pixabay)
 

L’une des pires atrocités de masse de ce siècle est en train d’être commise en Chine et le monde doit agir pour y mettre fin, a déclaré un avocat de haut rang à l’ONU.

L’avocat londonien Hamid Sabi a déclaré au Conseil des droits de lvhomme des Nations Unies le 24 septembre que des centaines de milliers d’innocents ont été tués pour leurs organes en Chine. Un tribunal indépendant, dont Sabi est membre, a conclu en juin qu’il avait été prouvé sans l’ombre d’un doute que le prélèvement dvorganes à grande échelle en Chine était et est toujours pratiqué.

« Le Tribunal chinois, un tribunal populaire présidé par Sir Geoffrey Nice, a examiné toutes les preuves disponibles et a conclu que le prélèvement forcé d’organes sur les prisonniers d’opinion, y compris les minorités religieuses et ethniques du Falun Gong et des Ouïghours, a été commis pendant des années partout en Chine à une grande échelle, et qu’il continue aujourd’hui », a déclaré Sabi à l’ONU. « Cela implique des centaines de milliers de victimes ».

« Sur la base d’un avis juridique indépendant, le tribunal a conclu que l’allégation de crimes contre l’humanité commis sur les pratiquants de Falun Gong et les Ouïghours avait été prouvée hors de tout doute raisonnable », a-t-il déclaré.

Regardez le discours de Sabi au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ici :

« Le fait de prélever de force les cœurs et les autres organes de personnes vivantes, irréprochables, inoffensives et pacifiques, constitue l’une des pires atrocités de masse de ce siècle », a déclaré Sabi.

« La transplantation d’organes pour sauver des vies est une avancée scientifique et sociale. Mais tuer le donneur est criminel. Le gouvernement et les organismes internationaux doivent faire leur devoir non seulement en ce qui concerne l’accusation éventuelle de génocide, mais aussi en ce qui concerne les crimes contre l’humanité, que le tribunal ne considère pas comme étant moins odieux ».

« C’est l’obligation légale des États membres de l’ONU et le devoir de ce conseil de s’attaquer à cette conduite criminelle » a-t-il dit.

Sur la base d’une enquête d’un an, les conclusions du tribunal ont attiré l’attention des médias du monde entier sur une atrocité qui a été révélée pour la première fois en 2006 à la suite d’allégations selon lesquelles des pratiquants de Falun Gong emprisonnés étaient tués pour leurs organes dans le nord-est de la Chine.

Regardez un rapport sur les conclusions du Tribunal chinois ici :

Le tribunal a été mis sur pied par l’International Coalition to End Transplant Abuse in China (ETAC), une association dvavocats, d’universitaires, d’éthiciens, de professionnels de la santé, de chercheurs et de défenseurs des droits humains.

Parmi les membres de l’ETAC figurent le journaliste d’investigation américain Ethan Gutmann, l’ancien député David Kilgour et l’avocat des droits de la personne David Matas, qui a rédigé un rapport de plus de 700 pages publié en 2016, démontrant l’ampleur du prélèvement forcé d’organes en Chine.

Le rapport estime que 60 000 à 100 000 greffes d’organes sont effectuées chaque année en Chine. Parmi les données utilisées pour calculer ces chiffres, mentionnons les données sur les revenus des hôpitaux, les volumes de transplantation, les taux d’utilisation des lits, le personnel chirurgical, les programmes de formation et le financement public.

Ils ont conclu que la source de ces organes était des prisonniers d’opinion, principalement des pratiquants de Falun Gong.

Regardez cette courte vidéo ci-dessous de Swoop Films sur les raisons pour lesquelles les pratiquants de Falun Gong ont été la cible de persécutions en Chine

 

Rédacteur Swanne Vi

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