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Insolite. Le mystère des corps incorruptibles de certains moines bouddhistes 

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La naissance, la vieillesse, la maladie et la mort font partie de l’ordre naturel. D’un point de vue scientifique classique, une fois la vie terminée, le corps commence à se décomposer. Pourtant, tout au long de l’histoire du bouddhisme chinois, certains cas de corps incorruptibles semblent remettre en question cette conception. 

Depuis des siècles, des récits font état de moines et de pratiquants spirituels très respectés dont les corps ne se sont pas décomposés après la mort. Dans certains cas rapportés, les articulations seraient restées mobiles. Dans d’autres cas, des cheveux et des ongles auraient repoussé. Ces récits sont considérés depuis longtemps dans les milieux bouddhistes comme des phénomènes authentiques, même si la science moderne n’a pas été en mesure de les expliquer pleinement.

Dans le bouddhisme, ces reliques sont souvent appelées « reliques du corps entier » ou « bodhisattvas vivants ». Parmi les montagnes sacrées du bouddhisme en Chine, le mont Jiuhua est particulièrement réputé pour cela. Situé à Chizhou, dans la province de l’Anhui, sur la rive sud du cours inférieur du Yangtsé, le mont Jiuhua est célèbre pour sa beauté naturelle, avec ses 99 pics et ses 99 temples. Il est également connu comme le site de 14 « bodhisattvas vivants »

Exemples de corps incorruptibles 

Deux des récits modernes les plus marquants sont ceux de la nonne bouddhiste Renyi du mont Jiuhua et du moine bouddhiste Miaozhi du Fujian.

La nonne Renyi du Mont Jiuhua

Parmi les exemples les plus connus de corps incorruptibles figure la nonne Renyi, une nonne bouddhiste connue sous le nom de Jiang Sumin. Née en 1911 dans une famille aisée de Tonghua, dans la province de Jilin, elle se consacra dès son adolescence à l’étude de la médecine, et plus particulièrement de l’acupuncture. Plus tard, elle fut reconnue pour avoir mis ses compétences au service des autres.

En 1940, elle se rendit au mont Wutai et entra dans la vie monastique au temple Xiantong, où elle reçut le nom de Dharma Renyi. En 1983, elle s’installa au mont Jiuhua. Elle s’éteignit paisiblement dans la nuit du 28 novembre 1995, à l’âge de 85 ans.

Le mystère des corps incorruptibles de certains moines bouddhistes
La nonne Renyi entra dans la vie monastique bouddhiste en 1940 au mont Wutai. (Image : Capture d’écran / N’spirement)

Plus de trois ans plus tard, le 2 janvier 1999, ses disciples ouvrirent le reliquaire scellé dans lequel son corps avait été placé en position assise traditionnelle. Ce qu’ils virent les marqua profondément. La nonne Renyi était toujours assise, le dos droit. Ses cheveux noirs parsemés de cheveux blancs avaient poussé de plus de deux centimètres. Ses dents étaient intactes, les pores de sa peau étaient visibles et son corps conservait une certaine souplesse. Le récit indique également que ses caractéristiques physiques féminines avaient disparu.

Dans la tradition bouddhiste, de tels cas ne sont pas considérés comme de simples curiosités. Ils sont perçus comme des signes liés à l’éveil spirituel et à la pratique spirituelle de toute une vie. Pour les croyants, ces restes rappellent que le corps humain peut refléter bien plus que ce que la compréhension matérielle ordinaire permet d’expliquer.

Le moine bouddhiste Miaozhi du Fujian

Un autre exemple souvent cité est celui du moine bouddhiste Miaozhi, décédé en 2003 à l’âge de 116 ans. Il est considéré comme le seul bodhisattva de chair connu dans la province du Fujian.

Du 9 au 17 septembre 2002, à l’âge de 115 ans, le moine Miaozhi a parcouru des milliers de kilomètres en pèlerinage au mont Jiuhua et sur d’autres sites religieux historiques. Durant ce voyage, il s’est recueilli devant la dépouille embaumée du moine bouddhiste Ciming au mont Jiuhua et aurait été profondément ému par ce qu’il a vu.

Le mystère des corps incorruptibles de certains moines bouddhistes
À l’âge de 115 ans, le moine Miaozhi a parcouru des milliers de kilomètres en pèlerinage au mont Jiuhua et sur d’autres sites religieux historiques. (Image : wikimedia / 江上清风1961, CC BY 3.0)

Le soir même, il s’adressa à Maître Dichen, l’abbé du temple Tianchi sur le mont Jiuhua, et lui dit : « Après ma mort, veuillez bien prendre soin de moi. »

L’année suivante, le 28ème jour du premier mois lunaire, le moine Miaozhi s’éteignit. Conformément à ses souhaits, ses disciples firent venir des moines du mont Jiuhua pour veiller sur sa dépouille. Il fut placé en position du lotus dans une urne funéraire, contenant du charbon de bois, du santal, de la chaux et d’autres matériaux, avant que l’urne ne soit fermée et protégée par des briques.

Trois ans plus tard, à la même date lunaire en 2006, l’urne fut ouverte. Selon les témoignages, le corps du moine Miaozhi était intact et son visage paraissait plus vrai que nature. Plus étonnant encore, de nouveaux ongles et des cheveux auraient repoussé.

Un phénomène que la science ne parvient toujours pas à expliquer

Selon les connaissances scientifiques habituelles, la matière organique se décompose après la mort. Pourtant, des témoignages de corps incorruptibles ont été rapportés dans les milieux spirituels depuis plus de mille ans, et ce phénomène demeure inexpliqué.

Pour beaucoup dans le monde de la cultivation, il ne s’agit pas d’une légende ou d’un symbole, mais d’un phénomène réel et récurrent. La science empirique moderne a fait d’énormes progrès, mais certains cas inhabituels restent hors de sa portée.

Que l’on considère ces cas sous l’angle de la foi, de l’histoire ou du mystère, ils continuent de soulever des questions fondamentales sur le corps humain, la discipline spirituelle et les limites de ce que la science moderne peut expliquer.

 Rédacteur Fetty Adler
Collaborateur Jo Ann

Source : The Mystery of Incorruptible Buddhist Bodies
www.nspirement.com

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