Portraits d’arbres urbains rares, par l’artiste Fran Lee

Par Trisha Haddock
Le 17/03/2020
Photo d’une peinture de gommier rouge (Eucalyptus camaldulensis) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature». (Car j’ai appris à regarder la nature) de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’une peinture de gommier rouge (Eucalyptus camaldulensis) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition For I Have Learned to Look on Nature. (Car j’ai appris à regarder la nature) de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

Hatch est une galerie d’art située à Ivanhoe, Australie. Lors d’une visite, j’ai découvert une magnifique exposition d’art sur les arbres historiques qui poussent dans la région de Banyule, au nord-est de Melbourne. Alors que j’admirais chaque tableau, j’ai eu l’impression d’entrer en connexion avec les six sortes d’arbres rares. Une carte a été dessinée pour situer les zones où ces arbres existent et continuent de pousser aujourd’hui.

L’artiste Fran Lee y expose sa collection For I Have Learned to Look on Nature (Car j’ai appris à regarder la nature). Le nom de l’exposition a été inspiré par une strophe du poème de William Wordsmith, Lines Composed a Few Miles above Tintern Abbey, On Revisiting the Banks of the Wye during a Tour, écrit le 13 juillet 1798.

Car j’ai appris à
Regarder la nature, d’autre façon qu’en
Ma jeunesse folle, ayant souvent ouï
La tranquille et triste musique des humains,
Ni rude ni grinçante, encore que très capable
De tempérer et de soumettre... Et j’ai senti
Une présence qui me trouble, avec la joie
Des pensées élevées, le sentiment sublime
D’une chose profondément infuse en moi,
Qui demeure dans la lumière des soleils 
Couchants, dans le rond océan, dans l’air vivant,
Et dans le bleu du ciel, et dans l’âme de l’homme :
Mouvement, esprit, qui donne impulsion à toute 
Chose pensante, à tout objet de la pensée,
Et coule à travers tout.

 

Carte des arbres urbains, par l’artiste Fran Lee dans son exposition «For I Have Learned to Look on Nature». (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Carte des arbres urbains, par l’artiste Fran Lee dans son exposition For I Have Learned to Look on Nature. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

De gauche à droite sur la carte ci-dessus : gommier à sucre (Eucalyptus cladocalyx) sur Abbot Street Fairfield/Darebin Creek ; gommier manne (Eucalyptus Viminalis) sur Darebin Creek ; ironbark rouge (Eucalyptus Sideroxylon) à l’angle de Bell Street et Oriel Road ; gommier rouge (Eucalyptus Camaldulensis) sur RSL Corner of Studley et Upper Heidlelberg Road, arbre significatif n° 168 ; acajou du Sud (Eucalyptus Botryoides) à l’angle de Remembrance Park de Studley Road et Banksia Street, arbre significatif n° 213 ; et gommier jaune (Eucalyptus Mellodora) sur Grantham Road, Viewbank, arbre significatif n° 055.

L’artiste Fran Lee s’est inspiré des arbres les plus anciens, poussant à Banyule. Imaginez ce que serait de vivre la vie d’un arbre ? Les spectaculaires peintures d’eucalyptus de Fran Lee montrent les changements que les arbres ont subi dans l’environnement de la région de Banyule, pendant des centaines d’années.

 

Photo d’une peinture de gommier jaune (Eucalyptus mellodora) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature» de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’une peinture de gommier jaune (Eucalyptus mellodora) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition For I Have Learned to Look on Nature de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

La ville de Banyule s’étend sur une zone de 63 kilomètres carrés, avec 21 banlieues. Banyule est située au nord-est de Melbourne, dans l’État de Victoria, en Australie. La région de Banyule travaille en association avec l’école d’art d’Heidelberg. Les sites archéologiques aborigènes, les arbres cicatrisés et l’important héritage environnemental de la flore et de la faune uniques en leur genre présentent un intérêt particulier pour les habitants et les visiteurs de la région. La végétation indigène composée d’arbres et d’arbustes exotiques s’épanouit dans les espaces ouverts, dans les parcs au bord de la rivière Yarra et dans les vallées de la Plenty.

 

Photo d’une peinture d’acajou du Sud (Eucalyptus botryoides) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature» de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’une peinture d’acajou du Sud (Eucalyptus botryoides) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition For I Have Learned to Look on Nature de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

Chaque arbre prend vie par une représentation si détaillée et si délicate que les moindres caractéristiques propres à chacun des six arbres y sont représentées. Tous les eucalyptus semblaient se pencher vers moi. J’ai dû tendre la main pour m’assurer que l’arbre ne dépassait pas du tableau. Fran Lee a peint ses arbres en relief, ce qui confère à la toile un effet tridimentionnel.

 

Photo d’un gommier manne (Eucalyptus viminalis) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature» de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’un gommier manne (Eucalyptus viminalis) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition For I Have Learned to Look on Nature de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

Tous les arbres ont été peints individuellement, comme pour une personne. Vous pouvez voir que les arbres sont âgés, l’écorce de l’arbre étant ondulée par l’usure. Ces arbres sont les plus vieux citoyens de Banyule et ont connu de nombreux changements dans leur environnement. La douceur et l’abondance des feuilles m’indiquent que ces arbres prospèrent en s’adaptant aux changements qui ont fait passer une partie de la forêt naturelle australienne à un canton qui accueille maintenant différents types de personnes avec leurs différentes cultures.

 

Photo d’une peinture d’Ironbark rouge (Eucalyptus à écorce de fer sideroxylon) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature» de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’une peinture d’Ironbark rouge (Eucalyptus à écorce de fer sideroxylon) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition For I Have Learned to Look on Nature de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

Tous les arbres sont identiques et ont un rôle environnemental important qui est de nous relier à eux. Les gens se ressemblent aussi, mais diffèrent à bien des égards lorsqu’ils sont perçus comme des individus. Tout comme une personne, les arbres rares sont isolés de leur paysage et immortalisés dans un portrait qui nous dévoile leur propre beauté et leur charme, ainsi que notre lien avec chacun d’entre eux.

 

Photo d’un gommier à sucre (Eucalyptus cladocalyx) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature» de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’un gommier à sucre (Eucalyptus cladocalyx) de la collection Portraits d’arbres urbains dans l’exposition For I Have Learned to Look on Nature de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
 

A côté des peintures de l’exposition, on peut entendre les sons des paysages où vit chaque arbre de Vincent Giles. Des poèmes dédiés aux arbres, écrits par l’association : Poets@Watsonia, complètent les tableaux. 

 

Photo d’une peinture de la collection Portraits d’arbres urbains, de l’exposition «For I Have Learned to Look on Nature» de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)
Photo d’une peinture de la collection Portraits d’arbres urbains, de l’exposition For I Have Learned to Look on Nature de Fran Lee. (Image : Trisha Haddock / Vision Times)


 

Traduit par Swanne

Version en anglais : Portraits of Significant Urban Trees by Artist Fran Lee