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Monde. Un rapport gouvernemental accablant révèle l’état choquant de l’environnement en Australie

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Le 19 juillet, le gouvernement travailliste australien a publié un rapport accablant sur l’état choquant de l’environnement en Australie. Bien que le gouvernement rejette la faute sur le parti de la coalition, certains facteurs environnementaux jouent également un rôle dans le déclin de l’environnement en Australie.

L’évaluation environnementale

Le rapport 2021 sur l’état de l’environnement, envoyé initialement au précédent gouvernement libéral-national en décembre 2021, révèle l’accélération du déclin de l’environnement naturel de l’Australie. La publication du rapport, qui a lieu habituellement tous les cinq ans, a été retardée en raison du calendrier des élections fédérales.

La ministre australienne de l’environnement, Tanya Plibersek, a qualifié les conclusions de « choquantes », ajoutant que le document « raconte une histoire de crise et de déclin de l’environnement australien. »

Le rapport explore plusieurs changements survenus dans les écosystèmes australiens au cours des cinq dernières années.

Le document révèle qu’un total de 202 espèces animales et végétales sont « menacées », en plus des 175 espèces figurant sur la liste, de 2011 à 2016. Bien que certaines espèces soient soutenues par les efforts entrepris par le gouvernement, pour beaucoup d’autres, la situation ne s’améliore pas.

Les feux de brousse de 2019-2020 responsables du décès ou du déplacement d’1 à 3 milliards d’animaux ont encore aggravé la situation.

Le rapport révèle en détail que l’Australie a perdu plus d’espèces de mammifères que tout autre continent, en plus d’avoir l’un des taux les plus élevés de déclin des espèces. Plus de 100 espèces ont été déclarées « éteintes ou disparues à l’état sauvage ».

Selon le rapport, le déclin et l’extinction de certaines espèces serait dû aux espèces envahissantes et à la destruction de l’habitat. Le continent compte désormais plus d’espèces végétales non indigènes que d’espèces locales, malgré les centaines de milliards de dollars dépensés depuis un demi-siècle pour tenter de contrôler les espèces envahissantes et les maladies qu’elles peuvent introduire dans l’environnement.

Le document indique que près de la moitié de la surface disponible du pays est réservée au pâturage et à l’agriculture, et plus de 6,1 millions d’hectares de forêts ont été défrichés depuis 1990. Au cours des cinq années précédant 2019, près de 290 000 hectares de forêt primaire et 343 000 hectares de forêt reconstituée ont été défrichés.

En ce qui concerne l’eau, le bassin Murray-Darling, l’un des bassins fluviaux les plus essentiels du pays, a connu de faibles niveaux d’eau en 2019.

Les vagues de chaleur marine et l’acidification des océans ont entraîné un vaste « blanchiment » des coraux dans la Grande Barrière de Corail en 2016, 2017 et 2020. Un autre blanchiment massif a eu lieu en mars 2022, juste après la fin du rapport. La hausse du niveau des mers a affecté de nombreuses zones côtières de faible altitude, comme les zones humides de Kakadu dans le Territoire du Nord.

Grâce à la participation d’un rédacteur autochtone du nom de Terri Janke, le rapport s’est concentré sur les effets sur le patrimoine autochtone, qui a été dégradé. Certaines parties de la gorge de Juukan, un site aborigène australien vieux de 46 000 ans, ont été détruites en 2020 pour faciliter l’exploitation du minerai de fer par le géant minier Rio Tinto.

L’urbanisation serait également responsable de la hausse des températures et de la pollution, affectant les ressources en eau et en énergie.

Le jeu des accusations

En raison du retard pris dans la publication du rapport, le gouvernement travailliste a rejeté la responsabilité de la catastrophe environnementale sur le précédent gouvernement de coalition.

« Sussan Ley (ministre de l’environnement de la Coalition) a choisi de le garder caché, enfermé jusqu’après les élections… Quand vous le lirez, vous saurez pourquoi. Mais les Australiens méritent la vérité », a déclaré Tanya Plibersek au National Press Club après la publication du rapport.

Cependant, les gouvernements des États et des territoires sont également responsables de l’état de l’environnement, les États du Queensland et de l’Australie occidentale, contrôlés par les travaillistes, étant connus pour être des États miniers de premier plan.

Tanya Plibersek a déclaré mardi à l’ABC que les lois environnementales étaient insuffisantes et que les autorités ne disposaient pas des données nécessaires pour s’attaquer à ce problème.

« Si nous nous en tenons à ce que nous faisons actuellement, nous continuerons à obtenir les mêmes résultats », a-t-elle déclaré.

En conséquence, Tanya Plibersek a déclaré qu’il fallait s’attendre à des modifications des lois, notamment à la création d’une Agence de protection de l’environnement.

« Sous les travaillistes, l’environnement est de nouveau sur la liste des priorités », a-t-elle ajouté.

Sarah Hanson-Young, porte-parole de l’environnement pour le parti indépendant des Verts, a expliqué : « Il s’agit d’une urgence et dans une urgence, vous prenez des mesures d’urgence. »

Le rapport indique que « le courage et le leadership » sont nécessaires pour combattre le déclin et renforcer la détermination du pays à sauver l’environnement.

Tanya Plibersek a annoncé que le gouvernement travailliste prévoyait de fixer un objectif de protection de 30 % des terres australiennes d’ici 2030 et d’élaborer une nouvelle législation sur la protection de l’environnement pour 2023.

Rédacteur Fetty Adler
Collaboration
Jo Ann

Source : New Report Reveals Shocking State of Australia’s Environment

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