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Monde. Joe Biden : la Chine doit s’attendre à une concurrence extrême

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Joe Biden se prépare à une « concurrence extrême » avec la Chine communiste. (Image : wikimedia / Domaine public)
 

Le président Biden a averti la Chine qu’elle devait s’attendre à une « concurrence extrême » de la part des Etats-Unis, tout en déclarant par ailleurs qu’il ne souhaitait pas forger une relation conflictuelle avec Pékin. Dans une interview accordée à CBS, Joe Biden a déclaré qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de discuter avec le président chinois Xi Jinping depuis son entrée en fonction. Ils se sont rencontrés plusieurs fois auparavant alors qu’ils étaient tous deux vice-présidents de leurs pays respectifs.

« Je ne vais pas agir de la même façon que Trump. Nous allons nous concentrer sur les règles internationales actuelles... Nous n’avons pas besoin d’entrer en conflit mais il va y avoir une concurrence extrême... Je connais relativement bien Xi Jinping... Il est très brillant et il est très dur et – ce n’est pas une critique, c’est juste une réalité - il n’a pas une once de démocratie en lui… », a déclaré Joe Biden lors de l’interview. Il s’est engagé à « contrer les abus économiques de la Chine », déclarant que la Chine est « le concurrent le plus sérieux de l’Amérique ».

Par ailleurs, Joe Biden a également déclaré que son administration était prête à travailler avec Pékin sur des questions concernant les intérêts de l’Amérique. Joe Biden a limité ses entretiens téléphoniques à un cercle d’alliés proches, dont le Royaume-Uni, la France, le Japon, le Canada, le Mexique, la Corée du Sud, l’Allemagne, l’Australie et le secrétaire général de l’OTAN. Le seul dirigeant avec lequel Joe Biden a un conflit d’intérêts est le président russe Vladimir Poutine.

Le discours ferme de Joe Biden sur la Chine est conforme aux attentes de nombreux experts qui avaient prédit que la nouvelle administration ne changerait rien dans l’immédiat à la politique de Donald Trump vis-à-vis de Pékin. Tout d’abord, une approche souple serait considérée comme un compromis des États-Unis avec le PCC. Cela créerait une image négative de Joe Biden et du Parti démocrate aux États-Unis.

Par ailleurs, une attitude conciliante risque d’envoyer un message négatif aux alliés des États-Unis dans l’Indo-Pacifique, qui pourraient percevoir les États-Unis comme affaiblis. Certaines nations pourraient alors se tourner vers Pékin. Une telle situation pourrait nuire aux intérêts américains dans la région. Par conséquent, Joe Biden n’a pas d’autre choix que de présenter un front solide contre la Chine communiste.

Le gouvernement Joe Biden se tait alors que la Chine impose des sanctions à 28 citoyens américains

Malgré les promesses de Joe Biden, son administration est restée silencieuse alors que la Chine annonçait des sanctions contre 28 citoyens américains. Ces sanctions concernent certains responsables de l’administration de Donald Trump, dont l’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo. Pékin a accusé ces individus de saper les intérêts chinois et de perturber les relations bilatérales.

Mike Pompeo s’inquiète de « l’absence de prospérité » dans le cadre de la politique de Biden à l’égard de la Chine. (Image : wikimedia / Domaine public)
Mike Pompeo s’inquiète de « l’absence de prospérité » dans le cadre de la politique de Biden à l’égard de la Chine. (Image : wikimedia / Domaine public)
 

Mike Pompeo s’est dit inquiet de « l’absence de prospérité » dans la politique de Joe Biden à l’égard de la Chine, qui pourrait à long terme nuire aux États-Unis et créer un monde « profondément différent ». Dans une interview accordée à Fox News, Mike Pompeo a déclaré que la politique de Joe Biden à l’égard de la Chine pourrait avoir de sérieuses conséquences sur l’emploi américain.

« Si nous nous trompons... nous vivrons dans un monde si profondément différent. Ces sanctions contre nos dirigeants nous sembleront comme quelque chose de bénin en comparaison de la douleur et de l’absence de prospérité qui règneront ici aux États-Unis d’Amérique si nous ne faisons pas les choses correctement. C’est l’une des choses dont je suis le plus fier que nous ayons fait. Nous avons protégé les emplois américains. Nous avons protégé les entreprises américaines. Nous avons fait en sorte que notre propriété intellectuelle soit mieux protégée. Ce sont ces choses qui compteront en fin de compte », a-t-il déclaré lors de l’interview.

Rédacteur Fetty Adler

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