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Monde. Falun Gong : la persécution se poursuit en Chine

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La pratique de la méditation et des exercices du Falun Dafa offre des bienfaits pour la santé, tant physique que morale. (Image : Joffers951 / wikimedia / CC BY-SA 4.0)
 

La pratique spirituelle du Falun Gong est interdite aujourd’hui en Chine, et ses pratiquants sont persécutés. Introduite en 1992 par son fondateur, M. Li Hongzhi, la pratique a gagné en popularité dans tout le pays pour ses bienfaits sur la santé, tant physiques que spirituels. On estime à 100 millions le nombre de personnes qui, en l’espace de 7 ans, pratiquaient les cinq séries d’exercices dans les parcs publics en Chine.

Jiang Zemin, le secrétaire général du Parti Communiste de l’époque, a été profondément perturbé par la popularité de cette pratique et, par jalousie, l’a déclarée « illégale » le 19 juillet 1999. Bien que la constitution de la Chine autorise la liberté de croyance, Jiang a lancé une persécution sans précédent contre les personnes qui continuaient à pratiquer le Falun Gong.

Depuis lors, des centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong ont été soumis à des tortures brutales aux mains des agents du parti communiste chinois (PCC), y compris de la police et des forces spéciales. Plus de 4 300 personnes ont été tuées, mais ce chiffre ne concerne que les pratiquants dont la mort a pu été enregistrée. De nombreux autres décès ne l’ont pas été. Des pratiquants de tous les horizons sont encore arrêtés aujourd’hui. Ils sont soumis à des tortures brutales et à de longues peines de prison, souvent sans avoir fait l’objet d’un procès.

Des centaines de milliers de pratiquants du Falun Gong ont été soumis à des tortures brutales de la part des agents du Parti communiste chinois, y compris de la police et des forces spéciales. (Image : Minghui.org)
Des centaines de milliers de pratiquants du Falun Gong ont été soumis à des tortures brutales de la part des agents du Parti communiste chinois, y compris de la police et des forces spéciales. (Image : Minghui.org)
 

Ces dernières années, les pratiquants de Falun Gong ont été soumis à des prélèvements d’organes à vif. Sous la direction du Parti communiste, les pratiquants sont tués, et leurs organes récupérés et vendus, alimentant un sombre marché de plusieurs milliards de dollars. Voici quelques exemples sur la façon dont le régime communiste persécute les pratiquants.

Détention dans un asile psychiatrique

Le 18 mars 2020, la fille de Mme Li s’est rendue chez sa mère et a trouvé la porte d’entrée fermée par un ruban adhésif. Elle a utilisé son double de clé pour entrer et a trouvé la maison saccagée. Elle a tout de suite pensé que sa mère avait été arrêtée pour avoir refusé de renoncer au Falun Gong. Elle est partie à la recherche de sa mère et a été envoyée successivement dans deux commissariats de police et deux centres de détention locaux.

Aucun d’entre eux n’a voulu révéler le lieu de détention de sa mère. Elle a engagé différents avocats qui se sont rendus dans les deux centres de détention. Les autorités ont fini par révéler que Mme Li était détenue dans un hôpital psychiatrique, et que les visites de la famille étaient interdites.

Le 27 mai 2020, alors qu’elle s’informait de l’état d’avancement du dossier de sa mère auprès du parquet du district de Chancheng, elle a découvert que le procureur avait accepté la soumission de son dossier par la police, le 29 avril 2020. Elle a appris par la suite que le procureur avait inculpé Mme Li le 5 juin 2020, et avait transmis l’affaire au tribunal local peu après.

Mme Li est actuellement jugée pour avoir pratiqué le Falun Gong. Il a été confirmé qu’une autre pratiquante, Mme Deng Meizhen, 78 ans, a également été arrêtée au domicile de Mme Li le 17 mars 2020.

Emprisonnement 

Le 4 mars 2020, Mme Ma Xiuqin, qui tient un magasin de vêtements, ainsi que Mme Yang Xiaohua et Mme Liang Zuohua, qui se trouvaient avec elle au magasin, ont été arrêtées sous prétexte de pratiquer le Falun Gong. Un client qui se trouvait là a aussi été détenu et interrogé après que la police ait appris que Mme Ma lui avait parlé du Falun Gong. La police a saccagé le magasin et la maison de Mme Ma.

En raison de l’épidémie due au virus du PCC, les trois pratiquantes ont été libérées le soir même. La police a de nouveau arrêté Mme Ma le 11 mars 2020 et l’a conduite au centre de détention de la ville d’Ulanhot. Elle s’est vue refuser le droit de visite et a été privée de vêtements de rechange et de produits de première nécessité. Le 21 mai, le tribunal de la ville d’Arxan a tenu une audience par vidéoconférence, pour statuer du sort de Mme Ma. Le 12 juin, sa famille a été informée du verdict. Elle a été condamnée à quatre ans de prison. Quatre ans de détention pour avoir cherché à améliorer sa santé physique et mentale !

Condamnation secrète

Le 17 avril 2020, M. Wen Defang, l’époux de Mme Fan, une pratiquante de Falun Gong âgée de 80 ans, est mort dans son lit, de désespoir et de solitude. Mme Fan était la seule personne à s’occuper de lui, après qu’il ait subi une attaque cérébrale et soit devenu alité et incontinent il y a 15 ans. Mme Fan a été arrêtée en juin 2019 pour avoir pratiqué le Falun Gong. La police a soumis le cas de Mme Fan au parquet du district de Xiangyang en octobre 2019. Le tribunal de Xiangyang l’a ensuite secrètement condamnée à une peine d’un an de prison sans en informer sa famille.

Menaces policières envers la famille

Le 6 juin 2020, Mme Xu Fengmei (68 ans) de Pékin a été arrêtée et fouillée par des officiers de police. Elle a été suivie et son domicile a été mis à sac. Sans présenter de mandat, les agents ont confisqué son ordinateur et ses livres de Falun Gong. Mme Xu a été emmenée au poste de police local où elle a été victime d’abus verbaux. Elle a été privée de nourriture et d’eau. On ne lui a même pas permis d’utiliser les toilettes.

Plus tard, Mme Xu a commencé à présenter des symptômes d’hypertension artérielle. Elle a été conduite à l’hôpital, où les médecins ont suggéré qu’elle soit admise immédiatement. Les officiers ont ignoré les recommandations des médecins et l’ont emmenée au centre de détention du district de Daxing. Le centre a refusé de l’admettre en raison de son hypertension.

Le 6 juin 2020, Mme Xu Fengmei de Pékin, âgée de 68 ans, a été arrêtée et fouillée par des policiers. (Image : pixabay / CC0 1.0)
Le 6 juin 2020, Mme Xu Fengmei de Pékin, âgée de 68 ans, a été arrêtée et fouillée par des policiers. (Image : pixabay / CC0 1.0)
 

Mme Xu a été libérée sous caution dans la soirée du 7 juin. La police a exigé que la fille de Mme Xu la surveille de près et l’empêche de sortir. La police a également menacé de forcer son propriétaire à résilier le bail ou de la faire licencier si elle n’obtempérait pas.

La police est retournée au domicile de Mme Xu le 8 juin, l’a prise en photo et l’a de nouveau avertie de ne pas sortir. Ils sont repartis en disant que d’autres policiers seraient envoyés pour la surveiller.

Décès suite à une arrestation

Le 18 juin 2020, vers 5 heures du matin, Mme Han Yuqin du district de Fengrun, ville de Tangshan, province de Hebei, a été arrêtée par la police sous prétexte de pratiquer le Falun Gong. Plus tard dans la matinée, sa famille désemparée s’est rendue au poste de police de Tuiminglu. Ils ont été choqués par l’état de Mme Han qui n’arrêtait pas de sangloter de façon incontrôlable. Le même jour, la police a envoyé Mme Han à l’hôpital pour un traitement d’urgence.

Vers 16 heures, le décès de Mme Han a été prononcé. La police a offert une compensation à la famille, mais les proches de Mme Han n’ont pas été apaisés et ont juré de demander justice pour elle.

La persécution des pratiquants de Falun Gong dure depuis 21 ans et la violation flagrante des droits de l’homme par le PCC se poursuit encore aujourd’hui.

Rédacteur Fetty Adler

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