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Monde. Covid-19 au Royaume-Uni : taux de décès et d’hospitalisation plus élevés chez les personnes vaccinées

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Le Royaume-Uni est l’un des pays les plus vaccinés au monde contre la Covid-19. Sur les 68 millions d’habitants que compte le pays, plus de 45 millions ont reçu au moins une dose unique et plus de 33 millions ont été entièrement vaccinés. Cependant, un nouveau rapport publié par Public Health England (PHE) a souligné le fait qu’au cours des derniers mois, davantage de personnes entièrement vaccinées sont décédées de la variante Delta par rapport aux personnes non vaccinées.

Le rapport, intitulé « SARS-CoV-2 variants of concern and variants under investigation in England, Technical briefing 16 » (Variantes préoccupantes du SARS-CoV-2 et variantes sous enquête en Angleterre, Briefing technique 16), a examiné 60 624 cas d’infections par la variante Delta entre le 1er février et le 14 juin, dont 35 521 cas ont été observés chez des personnes non vaccinées et 4 087 cas chez des personnes entièrement vaccinées qui ont été infectées au moins 14 jours après leur deuxième dose.

Le taux de mortalité des personnes entièrement vaccinées était de 0,636 %, soit 6,6 fois plus élevé que celui des personnes non vaccinées (0,0957 %). 26 décès ont été signalés chez les personnes entièrement vaccinées, contre 34 chez les personnes non vaccinées. Les taux de mortalité chez les personnes totalement vaccinées et non vaccinées étaient tous deux inférieurs à 1 %.

On a également constaté que les personnes entièrement vaccinées étaient plus susceptibles d’être hospitalisées que les personnes non vaccinées. Sur les 4 087 personnes entièrement vaccinées, 84 d’entre elles (soit 2,05 %) ont fini à l’hôpital. Parmi les 35 521 personnes non vaccinées, 527 d’entre elles (soit seulement 1,48 %) ont été hospitalisées.

Dans une interview accordée à Life Site News, Stephanie Seneff, chercheuse principale au laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology (MIT CSAIL), a déclaré que la situation rappelle un phénomène observé parmi d’autres vaccins, appelé renforcement dépendant des anticorps (ADE).

Selon une étude publiée en septembre 2020 dans la revue Nature Microbiology, « un obstacle potentiel pour les vaccins et les traitements à base d’anticorps est le risque d’exacerber la sévérité du Covid-19 par le biais d’un renforcement dépendant des anticorps (ADE). L’ADE peut augmenter la gravité de multiples infections virales, y compris d’autres virus respiratoires tels que le virus respiratoire syncytial (VRS) et la rougeole. »

Dans une autre étude publiée en 2012, des animaux de laboratoire auxquels on a injecté des vaccins expérimentaux contre le coronavirus ont développé des maladies pulmonaires renforcées. En conséquence, les chercheurs ont conclu : « Il faut faire preuve de prudence avant de procéder à l’application d’un vaccin contre le SRAS-CoV chez l’homme. »

Selon Stephanie Seneff, plusieurs études ont montré que les vaccins contre les coronavirus peuvent modifier la façon dont le système immunitaire humain réagit aux infections. En outre, les vaccins peuvent activer des infections dormantes comme l’herpès, entraînant des symptômes de paralysie de Bell ou de zona.

« Il me semble concevable que la spécificité du faisceau laser des anticorps induits soit compensée par un affaiblissement général de l’immunité innée… Je soupçonne également que les campagnes de vaccination massives peuvent accélérer la vitesse à laquelle les souches mutantes résistantes au vaccin deviennent dominantes parmi toutes les souches (de coronavirus) SRAS-Co-V2 », a indiqué Stephanie Seneff.

Évaluation des risques, infections hivernales

Dans une évaluation du risque du variant Delta publiée le 18 juin par le PHS, la gravité de l’infection a été classée comme faible. Cependant, « des analyses effectuées en Angleterre et en Écosse montrent une réduction de l’efficacité du vaccin contre le variant Delta par rapport au variant Alpha dans les cas des infections symptomatiques ».

La réduction de l’efficacité « est plus prononcée après une dose (réduction absolue d’environ 15 à 20 % après une dose). L’analyse itérative continue de montrer que l’efficacité du vaccin contre le variant Delta est plus élevée après 2 doses, mais qu’il y a une réduction pour le Delta par rapport à l’Alpha. »

Le rapport a également classé la transmissibilité du variant Delta entre les humains comme élevée, notant que la souche montre « un taux de croissance considérablement accru par rapport au variant Alpha, dans de multiples analyses. »

Covid-19 au Royaume-Uni : taux de décès et d’hospitalisation plus élevés chez les personnes vaccinées
Le professeur Chris Whitty, nommé médecin-chef du Royaume-Uni en octobre 2019. (Image : wikimedia / Unknown authorUnknown author / OGL 3)

S’exprimant lors d’une conférence, le médecin en chef de l’Angleterre, le professeur Chris Whitty, a averti que la pandémie de Covid-19 « n’en est pas à  sa dernière surprise » et qu’il y aura plusieurs autres vagues d’infections à l’avenir. Il prévoit une recrudescence des cas pendant l’hiver.

« À moyen terme, je m’attends à une nouvelle poussée hivernale, à la fin de l’automne ou en hiver… Nous savons en effet que l’hiver et l’automne favorisent les virus respiratoires, et il serait donc très surprenant que ce virus respiratoire hautement transmissible ne soit pas également favorisé », a indiqué Chris Whitty.

Les infections par la grippe peuvent également augmenter en hiver. Dans une interview accordée à BBC Radio 4, le professeur Anthony Harnden, vice-président du Comité conjoint sur la vaccination et l’immunisation, a estimé que la grippe pourrait constituer un « problème potentiellement plus important » que la Covid-19 pendant la saison hivernale. Il a souligné que lorsque la grippe circule en très faible quantité, comme c’est le cas depuis quelques années, l’immunité de la population diminue. « Et cela nous retombe dessus », a-t-il ajouté.

Traduit par Fetty Adler

Version en anglais : Higher Death, Hospitalization Rates Among Vaccinated Individuals: UK COVID-19 Data