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France. Une majorité de Français s’inquiètent de la théorie du grand remplacement

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Selon un nouveau sondage réalisé à quelques mois de l’élection présidentielle de 2022, une majorité de français s’inquiètent de la théorie du « grand remplacement », une idée qui consiste à croire que la population autochtone finira à terme par être remplacée par une population issue de l’immigration.

Dans le cadre d’une enquête en ligne menée par Harris Interactive entre le 15 et le 18 octobre, auprès de 2 544 utilisateurs en ligne âgés de 18 ans et plus, intitulée « Baromètre d’intentions de vote à l’élection présidentielle de 2022 », les personnes interrogées devaient donner leur avis sur le candidat présidentiel pour lequel elles étaient susceptibles de voter, sur l’augmentation du salaire minimum national et sur le concept de « grand remplacement ».

Le résumé des conclusions de l’enquête indique que la théorie du « grand remplacement » est définie comme « un phénomène présenté par certains comme le risque que les populations européennes, blanches et chrétiennes soient menacées d’extinction suite à l’immigration musulmane, en provenance du Maghreb et d’Afrique noire. »

Harris Interactive constate que plus de 6 Français sur 10 pensent que ce phénomène va se produire, dont plus d’un quart pense qu’il va « certainement » se produire.

Les résultats indiquent également que même parmi les électeurs de l’establishment, la moitié d’entre eux pensent que le « grand remplacement » aura lieu. À droite, plus de 9 partisans sur 10 du Rassemblement national de Marine Le Pen et 77 % des partisans des Républicains craignent que ce phénomène n’arrive.

« Deux tiers des Français déclarent que ce phénomène les inquiète fortement, qu’il pourrait se produire, dont près de 4 Français sur 10 qui en sont très inquiets », peut-on lire dans le rapport.

Dans une diapositive publiée sur Twitter par Harris Interactive, parmi la partie des personnes interrogées qui estiment que le « grand remplacement » se manifestera en France, 59 % sont des femmes et 63 % sont âgées de 18 à 34 ans.

Selon le sondage, le principal opposant au président Emmanuel Macron, Eric Zemmour, perdrait par une marge de 43 à 57 % si l’élection avait lieu aujourd’hui. Eric Zemmour, partisan de la théorie du « grand remplacement », a déclaré : « Les idées que j’épouse sont maintenant centrales dans la société française » en réponse aux résultats sur Twitter, selon Free West Media.

D’après le site World Population Review, les statistiques gouvernementales sur la démographie raciale sont à proscrire car « une loi de 1872 interdit à la République française de procéder à un recensement en faisant une quelconque distinction officielle entre ses citoyens en termes de race ou de croyances religieuses. »

Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux sondages, aux groupes de réflexion ou aux analystes. En 2017, PewResearch Center a montré que 8,8 % de la population française métropolitaine, soit plus de 5,7 millions de personnes , était musulmane, soit le taux le plus élevé de tous les pays d’Europe.

PewResearch Center a modélisé trois scénarios, respectivement faible, moyen et élevé, pour tenter d’estimer les migrations futures. Dans ses conclusions, PewResearch Center note que « la population musulmane d’Europe devrait augmenter dans les trois scénarios - et plus que doubler dans les scénarios de migration moyenne et élevée - les non-musulmans d’Europe, en revanche, devraient diminuer en nombre total dans chaque scénario. »

Le scénario de migration « élevée » modélisé par PewResearch Center a été défini comme un « flux record de réfugiés en Europe entre 2014 et 2016 qui se poursuivra indéfiniment dans l’avenir avec la même composition religieuse (c’est-à-dire composé principalement de musulmans) en plus du flux annuel typique de migrants réguliers. »

Il prévoyait que « les musulmans pourraient représenter 14 % de la population européenne d’ici 2050, soit près du triple de la part actuelle. »

En septembre 2020, le média français Fdesouche a constaté, en analysant les données des prénoms donnés aux nouveau-nés enregistrés auprès du gouvernement, que les enfants nés avec un nom « mixte » ou un nom musulman avaient plus que doublé, passant de moins de 10 % en 2003 à 21,53 % en 2019.

Rédacteur Fetty Adler

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