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Société. Se tourner vers la Journée des Nations Unies pour mieux cultiver la paix

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Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et de ses tragiques retombées une journée porteuse d’espérance est déclarée : la Journée des Nations unies fixée au 24 octobre. L’objectif commun est de s’unir pour effacer à tout jamais le scénario d’autres guerres à venir et enfin vivre une paix durable. Reste à savoir si huit décennies plus tard, l’objectif commun est atteint. 

La Journée des Nations unies, héritière de la SDN, ancienne Société des Nations

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la SDN ou la Société des Nations créée en 1919 pour éviter le déclenchement d’une seconde guerre avait montré ses limites, L’échec était cuisant : la SDN fut dissoute et remplacée par une autre organisation devenue l’Organisation des Nations unies adoptée le 26 juin 1045 à San Francisco. Ainsi naquit la Charte des Nations unies qui est entrée en vigueur à partir du 24 octobre 1945. Depuis cette date, la Journée des Nations unies est célébrée chaque année le 24 octobre. En guise de préambule, la Charte commence ainsi : 

« Nous, Peuples des Nations Unies

Résolus

à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,
à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, de la dignité et de la personne humaine dans l’égalité des hommes et des femmes. »

Quelles sont les missions de l’ONU ?

Rappelons quelques principes ayant prévalu quand fut créée l’ONU. La charte évoque comment la guerre « a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances » et cette charteinvite à « créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international. »

Depuis son existence, l’Organisation des Nations Unies s’efforce de développer les quatre thématiques suivantes :

  • Prévenir les conflits et préserver la paix internationale
  • Promouvoir la coopération internationale
  • Faire reculer la pauvreté et lutter contre les épidémies, favoriser l’aide humanitaire
  • Protéger le respect des droits de l’homme pour tout individu 
Se tourner vers la Journée des Nations Unies pour mieux cultiver la paix
L’ONU est une énorme institution dont le siège principal est basé à New York, Elle comprend 193 États-membres.  (Image : wikimedia / Superbass, CC BY-SA 4.0)

Quel est le fonctionnement de l’ONU ?

L’ONU se compose de six organes principaux :

  • L’Assemblée générale composée de 193 États-membres. Chaque État a droit à un vote.

Cet organe est l’organe délibératif par excellence.

  • Le Conseil de Sécurité est composé d’un conseil permanent de 5 États disposant d’un droit de veto chacun. Il s’agit de la Russie, des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de la Chine.
  • Le Secrétariat, organe administratif principal. Il est dirigé par un Secrétaire général élu pour 5 ans renouvelables. Actuellement, le Secrétaire général est le Portugais Antonio Guterres, élu depuis 2017, puis reconduit sur son poste.
  • Le Conseil économique et social
  • Le Conseil de tutelle
  • La Cour internationale de Justice.

Après huit décennies quel bilan tirer du fonctionnement réel de l’organisation internationale aux enjeux majeurs ? L’ONU s’avère souvent critiqué, voire décrié. Le bilan est mitigé. Cette énorme institution dont le siège principal est basé à New York, comprend 193 États-membres. Elle a ses forces et ses faiblesses.

Les forces de l’ONU

En matière de forces, l’ONU a contribué à maintenir la paix dans des conflits d’envergure notamment entre le Salvador et le Guatemala en 1990 ou à l’occasion de la guerre civile en Sierra Leone en 1998-99. L’ONU a reçu de nombreux prix Nobel de la Paix, 12 dans son histoire. 

Dans le domaine sanitaire, l’organisation onusienne a montré ses aptitudes : par exemple la poliomyélite a reculé de façon drastique dans le monde grâce aux efforts de l’OMS, office mondial de la santé. La variole est un autre exemple de maladie ayant régressé grâce aux actions de l’ONU. 

Se tourner vers la Journée des Nations Unies pour mieux cultiver la paix
« La paix est la raison d’être de l’ONU » expliquait l’actuel Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres dans un discours prononcé le 7 février 2024. (Image : wikimedia / Quirinale.it, Attribution / CC0 1.0)

Le maintien de la paix comme énoncé plus haut constitue la mission majeure de l’ONU selon sa charte universelle. Selon les sources, en dépit d’un budget modeste réservé aux affaires militaires, les soldats de la paix appelés « les casques bleus » sont près de 100 000. « La paix est la raison d’être de l’ONU » expliquait l’actuel Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres dans un discours prononcé le 7 février 2024. Il ajoutait :

« Les guerres détruisent, la paix construit. Dans le monde troublé d’aujourd’hui, construire la paix est un acte conscient, audacieux et même radical. C’est la plus grande responsabilité de l’humanité. » a conclu cet ancien premier ministre du Portugal.

Les faiblesses de l’ONU

Si Antonio Guterres place le maintien de la paix au cœur des préoccupations onusiennes, cette même préoccupation est une source d’échecs et la liste est longue : nous pouvons citer :

  • Le génocide du Rwanda en 1994
  • Le massacre de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine
  • La Somalie, en 2003
  • Le conflit israélo-palestinien et l’Ukraine, plus près de nous
  • Dans ces deux cas en particulier, les conflits, au lieu de se régler, ils s’enlisent.

Les détracteurs ou les simples observateurs estiment que d’autres facteurs expliquent les échecs et les failles de l’ONU. Est pointé du doigt le droit de veto détenu par les 5 puissances. Ce droit bloque toute décision. Par exemple la Chine qui persécute son propre peuple, notamment des pratiquants de Falun Gong va-t-elle se laisser condamner sans user de son droit de veto ? 

Un autre point empêchant le succès de l’ONU relève du domaine militaire. Étant dépourvue de force armée personnelle, l’Organisation est tributaire des contingents de casques bleus fournis par les États membres.

D’autres raisons sont évoquées pour expliquer les failles inhérentes à cette gigantesque institution qui prône en somme le respect de la dignité humaine, le vivre ensemble et la solidarité. Ne s’agit-il pas de valeurs universelles qu’il faudrait cultiver dès l’enfance afin de cultiver la paix, qu’elle soit intérieure ou extérieure ?

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