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Monde. Le président Trump cesse de financer l’OMS

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Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il cesserait d’envoyer des fonds à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de son parti pris en faveur de la Chine lors de l’épidémie de Covid-19. (Image : The White House / CC0 1.0)
 

Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il cesserait d’envoyer des fonds à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de son parti pris en faveur de la Chine lors de l’épidémie de Covid-19.

L’Amérique est le principal bailleur de fonds de l’OMS, avec plus de 400 millions de dollars pour la période 2018-2019, soit près de 15 % du budget de l’OMS. En revanche, la Chine n’a donné que 86 millions de dollars US à l’organisation pendant cette période.

Couper les vannes

« Si l’OMS avait fait son travail en envoyant des experts médicaux en Chine pour évaluer objectivement la situation sur le terrain et pour dénoncer le manque de transparence de la Chine, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts... Cela aurait permis de sauver des milliers de vies et d’éviter des dommages économiques dans le monde entier. Au lieu de cela, l’OMS a volontairement pris les fausses affirmations de la Chine pour argent comptant... et a défendu les actions du gouvernement chinois », a déclaré Donald Trump, selon un rapport de la BBC.

Le président Trump a souligné que l’examen de l’OMS par les États-Unis prendrait de 60 à 90 jours. Dans l’intervalle, l’administration discutera de la question avec ses alliés et d’autres partenaires de la santé mondiale afin de déterminer la meilleure façon d’utiliser les fonds qui ont été réservés à l’organisation. Depuis son entrée en fonction, Donald Trump a retiré l’Amérique d’autres organes et agences sous le contrôle des Nations unies, notamment le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et l’UNESCO, car il estime qu’ils gaspillent des fonds, s’impliquent dans la politique et ne fonctionnent pas conformément à leurs objectifs.

 

Le président Trump continue de couper les liens et de limiter la coopération des États-Unis avec les agences et organismes liés aux Nations unies. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Le président Trump continue de couper les liens et de limiter la coopération des États-Unis avec les agences et organismes liés aux Nations unies. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

De nombreuses personnes ont critiqué la décision de Donald Trump, le chef de l’ONU affirmant que ce n’est pas le moment de prendre une telle mesure. Les critiques soulignent que la réduction des fonds ne fera que renforcer l’influence américaine au sein de l’OMS. Cependant, ces arguments sont bien pâles si l’on considère les faits et les chiffres réels. L’OMS s’accroche au Parti communiste chinois (PCC) depuis le début de l’épidémie de coronavirus, dissimulant la mauvaise gestion de l’épidémie par le gouvernement chinois, qui cause la mort de centaines de milliers de personnes dans le monde entier.

Si, malgré une contribution financière près de cinq fois supérieure à celle de la Chine, pour la période 2018-2019, les États-Unis ne parviennent pas à faire que l’OMS donne la priorité à la sécurité de ses citoyens, l’Amérique est tout à fait en droit de suspendre les fonds. Les 450 millions de dollars auraient pu servir à mettre en place des unités secrètes en Chine, capables de détecter et signaler le virus du PCC dès son apparition. Le gouvernement américain aurait ainsi reçu dès le début un rapport fiable sur la situation, plutôt que de fausses affirmations de la part d’une OMS qui s’est avérée peu fiable. En raison des pertes causées par l’épidémie de Covid-19, plusieurs entreprises et organisations américaines ont intenté des poursuites contre le gouvernement chinois, à hauteur de milliards de dollars.

Parti pris de la Chine

Le 15 janvier, une personne infectée ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisée non loin de Seattle, ou elle était retournée, déclenchant l’épidémie du virus du PCC aux États-Unis. Le jour d’avant, l’OMS avait nié, sur Twitter, que le virus se propageait en Chine par transmission interhumaine, déclarant qu’elle n’avait « trouvé aucune preuve évidente ». Ce qui est surprenant, c’est que Taïwan avait déjà alerté l’organisation le 31 décembre, d’un virus se propageant sur le continent et potentiellement transmissible d’homme à homme. Mais vu que l’OMS, sous la pression chinoise, refuse d’admettre Taïwan en tant que membre, l’organisation a rejeté ces rapports.

 

Les rapports déposés par les médecins taïwanais sur la transmission interhumaine du Covid-19 en Chine continentale ont été rejetés par l’OMS. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Les rapports déposés par les médecins taïwanais sur la transmission interhumaine du Covid-19 en Chine continentale ont été rejetés par l’OMS. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Ce n’est que le 20 janvier que l’OMS a envoyé une équipe à Wuhan, et ce pour une « brève visite sur le terrain ». C’est seulement alors que la Chine a confirmé la transmission interhumaine du virus. Le 28 janvier, le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom, a appelé la communauté internationale à rester calme, exprimant son soutien au PCC. Ce qui est étrange, c’est que l’OMS n’avait pas encore fourni de statistiques avérées sur le virus en Chine. Les seuls chiffres communiqués étaient ceux donnés par le gouvernement chinois, connu pour falsifier les données afin de les adapter à ses objectifs.

Peu de temps après, le 3 février, Tedros Adhanom est allé encore plus loin dans son zèle pour soutenir Pékin, en déclarant que les interdictions de voyage étaient inutiles. L’OMS n’a officiellement qualifié la crise sanitaire de pandémie que le 11 mars, alors que le gouvernement chinois, de son côté, signalait que l’épidémie s’était stabilisée. À ce moment-là, le virus s’était déjà propagé dans tous les grands pays du monde. Il s’agit, comme l’a déclaré le président Trump, d’un échec total de l’OMS. Continuer à financer une telle organisation serait une gifle pour les citoyens américains et les citoyens du monde qui, en ces temps difficiles, ont les yeux fixés sur l’Amérique.

Traduit par Camille A.

Version en anglais : President Trump: No More Funding for WHO