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Monde. Covid-19 : la pire crise depuis la Grande Dépression

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Toute pandémie majeure crée non seulement une urgence médicale, mais peut également déclencher un déclin économique et causer un stress supplémentaire aux individus et aux gouvernements. (Image : Capture d’écran / YouTube) 
 

Toute pandémie majeure crée non seulement une urgence médicale, mais peut également déclencher un déclin économique et causer un stress supplémentaire aux individus et aux gouvernements.

Selon une prévision du Fonds monétaire international (FMI), les conséquences du virus du PCC (Parti communiste chinois) pourraient conduire à l’une des plus importantes récessions économiques, depuis la Grande Dépression.

Crise économique

« Il y a tout juste trois mois, nous prévoyions pour 2020 une croissance positive des revenus par habitant, dans plus de 160 de nos pays membres... Aujourd’hui, ce chiffre a été inversé : nous prévoyons maintenant que plus de 170 pays connaîtront une croissance négative des revenus par habitant cette année... En fait, nous anticipons les pires retombées économiques depuis la Grande Dépression », a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, selon un rapport de la BBC.

Les pays des régions comme l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie, qui sont en grande partie des marchés émergents avec un faible niveau de revenu, seront les plus menacés. Ces pays affichent déjà des systèmes de santé faibles les rendant incapables de faire face aux conséquences du Covid-19 si la pandémie se propageait de manière incontrôlée. Les retombées économiques ne feront qu’aggraver la situation. Les investisseurs retirent déjà des capitaux de ces marchés émergents. En fait, les sorties de capitaux ont totalisé plus de 100 milliards de dollars américains au cours des deux derniers mois sur ces marchés. Ce chiffre est plus de trois fois supérieur à celui des sorties de capitaux enregistrées sur deux mois lors de la grande crise financière de 2008.

Les pays des régions comme l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie sont en grande partie des marchés émergents à faible niveau de revenus affichant des systèmes de santé faibles. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Les pays des régions comme l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie sont en grande partie des marchés émergents à faible niveau de revenus affichant des systèmes de santé faibles. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Le FMI et la Banque mondiale travaillerait de concert pour instaurer un gel du recouvrement des dettes pour l’année prochaine, dans certains des pays les plus pauvres du monde. On espère que ces pays pourront faire face à l’épidémie due au virus du PCC, à l’aide de cet argent. Le FMI met également en place un fonds de 1 000 milliards de dollars US qui servira à financer les pays qui ont du mal à faire face à l’épidémie. L’organisation pourrait également fournir 100 milliards de dollars US aux pays à faible revenu.

Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, avertit que la pandémie du virus du PCC pourrait entraîner des pertes pouvant atteindre 4 000 milliards de dollars US pour les entreprises américaines. Il souligne que la situation économique actuelle semble évoluer vers une crise économique. « Nous en sommes maintenant à un point où il faudra restructurer la dette et la monétiser... Nous vivons dans un monde différent, comme dans les années 1930, où l’on a assisté à une dévaluation du dollar. Vous aurez de l’argent imprimé », a-t-il dit à CNBC.

Contre-mesures

Les gouvernements du monde entier ont annoncé diverses mesures pour faire face aux retombées économiques du virus du PCC. En Chine, la banque centrale a réduit les réserves obligatoires, permettant essentiellement aux banques de fournir des prêts supplémentaires d’une valeur de 80 milliards de dollars US aux entreprises en difficulté dans le contexte économique actuel. Pékin prépare apparemment un énorme plan de relance économique. Les analystes s’attendent à ce que la taille de ce plan dépende du type de croissance économique que la Chine vise pour l’année. L’administration révèle habituellement son objectif de croissance à cette période de l’année. Le fait qu’elle ne l’ait pas encore fait montre à quel point l’impact du Covid-19 a été chaotique.

La banque centrale chinoise (BPC) a réduit les réserves obligatoires, permettant essentiellement aux banques de fournir des prêts supplémentaires d’une valeur de 80 milliards de dollars US aux entreprises en difficulté dans le contexte économique actuel. (Image : pixabay / CC0 1.0)
La banque centrale chinoise (BPC) a réduit les réserves obligatoires, permettant essentiellement aux banques de fournir des prêts supplémentaires d’une valeur de 80 milliards de dollars US aux entreprises en difficulté dans le contexte économique actuel. (Image : pixabay / CC0 1.0)
 

Aux États-Unis, l’administration Trump a déjà annoncé une enveloppe de 2 000 milliards de dollars pour stimuler l’économie locale. Ce programme comprend des prêts aux entreprises ainsi qu’une aide au revenu pour les couches économiquement faibles de la société. La Fed a réduit les taux d’intérêt à un niveau proche de zéro et a accéléré l’achat de bons du Trésor et de dettes d’entreprises afin de maintenir la liquidité du marché. Le facteur effrayant concerne le taux de chômage. En date du 20 avril, 22 millions de personnes ont déposé des demandes de chômage au cours des quatre dernières semaines.

Rédacteur Camille A.

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