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Opinion. La Terre serait une prison cosmique ? Un livre révèle une autre vision de l’univers 

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La Terre ne serait pas seulement le foyer de l’humanité, mais pourrait également être comparée à une prison au sein du cosmos : à l’image d’une île conçue spécifiquement pour exiler le vivant. Cela peut sembler relever de la science-fiction. Mais, lorsque l’on combine les découvertes astronomiques modernes à un curieux ouvrage du XIXe siècle, cette notion soulève des hypothèses.

Un jour de 2024, l’astrophysicienne Alice Pisani analysait des simulations informatiques du cosmos. Munis d’un casque de réalité virtuelle, elle fixait intensément un vide noir sur son écran : le vide KBC. Découvert en 2013 par trois scientifiques et nommé d’après leurs initiales, le vide KBC est actuellement le plus grand connu aujourd’hui dans l’univers, avec un diamètre de plus de 2 milliards d’années-lumière. 

La Terre une île isolée ?

La Voie lactée, qui abrite la Terre, se trouve précisément au centre de ce vide, d’où son autre nom : le vide local. Laniakea : le superamas de galaxies qui englobe aussi le superamas de la Vierge dont fait partie la Voie lactée, est également contenu dans ce vide. Alice Pisani a observé que le superamas abritant la Terre ressemble à une île isolée, dérivant seule dans l’immensité de l’espace.

Cette image d’une île isolée évoquerait un peu celle de Sainte-Hélène dans l’océan Atlantique. Située à environ 1 900 kilomètres des côtes Ouest-africaines et à 3 400 kilomètres des côtes Est-américaines, elle se dresse isolée dans le vaste océan : loin de tout voisinage. De 1815 à 1821, l’île est prêtée au Gouvernement britannique par son propriétaire de l’époque, la Compagnie britannique des Indes orientales, et devient un lieu d’exil pour Napoléon Ier. 

L’île de Sainte-Hélène est connue comme l’un des endroits les plus reculés de la planète. Si l’on compare l’océan Atlantique au vide KBC de l’Univers, alors Laniakea, le superamas de galaxie qui contient la Terre, apparaît, à l’instar de Sainte-Hélène, comme une zone d’exil isolée. Ceci pourrait soulever l’hypothèse suivante : la Terre pourrait-elle vraiment être un lieu d’exil pour la vie cosmique ?

Oahspe de John Ballou Newbrough

Une façon d’y répondre pourrait être de se pencher sur le paradigme développé par un homme, John Ballou Newbrough, avec son surprenant ouvrage, Oahspe. John Ballou Newbrough (1828–1891) est né dans une petite cabane près de Springfield, dans l’Ohio aux États-Unis. Son père, un anglais versé dans les sciences modernes, rejetait tout ce qui touchait au monde spirituel. Sa mère, une Suissesse au grand cœur, croyait fermement en l’existence d’un Créateur et au monde spirituel. 

John Ballou Newbrough partageait les croyances de sa mère. Il pouvait voir et entendre des choses provenant du monde spirituel, dès son plus jeune âge. Il partageait souvent ses visions avec son père. Cependant, ce dernier le réprimandait sévèrement. Il estimait que de telles croyances entraveraient sa réussite future. Peu à peu, John Ballou Newbrough cessa d’évoquer ses expériences spirituelles avec son père.

Suivant la voie tracée par son père, John Ballou Newbrough s’inscrit au programme de chirurgie dentaire de la faculté de médecine de Cincinnati. Après ses études, il ouvre d’abord un cabinet dentaire à Dayton, puis s’installe à Cincinnati. Il déménage par la suite à New York, où sa carrière prend son essor. Il invente un nouveau matériau pour les prothèses dentaires. D’excellente qualité et bon marché, ce matériau défie le monopole de la Goodyear Rubber Company. Goodyear le poursuit pour contrefaçon de brevet, mais le tribunal finit par lui donner raison, lui assurant une immense fortune. Cependant, malgré son succès, John Ballou Newbrough ne cessera jamais de communiquer avec le monde spirituel.

Le matin même du verdict final de son procès contre Goodyear, John Ballou Newbrough reçoit un message divin : son avenir devrait être consacré à la spiritualité : le monde matériel ne devait pas être au centre de ses préoccupations. 

À l’époque, il ne comprit pas pleinement ce message, et continua d’exercer sa profession de dentiste tout en acceptant peu à peu ce message. À la fin de sa vie, son père lui confie soudainement qu’il entendait lui aussi parfois la voix de sa mère décédée. Il comprenait désormais que le monde spirituel existait vraiment. Ayant refusé d’y croire autrefois, il admettait avoir été trop sévère avec son fils et le regrettait profondément. 

Il l’encouragea à approfondir son étude sur le monde spirituel dans l’espoir qu’il pourrait continuer à recevoir des messages de celui-ci. John Ballou Newbrough serra fermement la main de son père, et les années de brouille entre eux sur ce sujet s’évanouirent instantanément. Dès lors, il commença à lire des ouvrages sur le monde spirituel et demanda conseil au divin sur la manière de communiquer plus efficacement avec les êtres spirituels. Les esprits lui auraient conseillé de réduire ses désirs matériels. Ce faisant, il va découvrir qu’il pouvait effectivement entrer en contact avec le monde spirituel.

La source divine lui enjoint d’écrire un livre. Il lui suffisait d’écrire chaque jour tout ce qui lui venait à l’esprit, puis de mettre son travail de côté en attendant de nouvelles inspirations. Chaque matin, avant de se rendre à sa clinique, il prenait du papier et un stylo, et lorsqu’un rayon de lumière illuminait le dos de ses mains, l’inspiration lui venait comme par magie et il écrivait sans relâche. Il achève, en moins de deux ans, une œuvre monumentale.

La Terre serait une prison cosmique ? Un livre révèle une autre vision de l’univers 

Ce n’est qu’une fois terminé que ses sources d’inspiration l’ont invité à lire son ouvrage. John Ballou Newbrough fut stupéfait de constater que son Oahspe, écrit par écriture automatique, était comparable aux plus grands textes de l’histoire. Publié en 1882, Oahspe, qui se présente comme étant une « nouvelle Bible », embrasse la somme totale des connaissances des mondes matériel et spirituel. À son époque, John Ballou Newbrough souligna qu’il ne s’agissait ni d’un ouvrage religieux ni d’un livre scientifique, mais plutôt d’une chronique et d’une prophétie, retraçant 80 000 ans d’histoire de la Terre, et révélant l’origine et le but de sa création. Il affirmait que le véritable auteur était le Créateur, lui-même n’était que le scribe.

Les trois mondes proposés par Oahspe

Dans Oahspe, après avoir créé l’humanité, le Créateur demande à l’homme de le nommer. L’homme répondit à sa volonté et le nomma El-O-Ih, d’après le son du vent qui souffle, plus tard traduit en hébreu, il prit le nom de Yahweh. Par la suite, le Créateur façonna une structure cosmique pour l’humanité, composée de trois parties, et lui demanda de les nommer. L’homme désigna ces trois mondes comme le Monde matériel, le Monde atmosphérique et le Monde éthérique. 

Le Monde matériel constituerait l’environnement dans lequel vit l’humanité, englobant la terre et toute vie terrestre, tandis que les Mondes atmosphérique et éthérique restaient invisibles à l’œil nu. Le Créateur confia à ces deux mondes invisibles la gestion du Monde matériel visible. Les êtres que les hommes appellent anges ou entités spirituelles vivent précisément dans les Mondes atmosphérique et éthérique. Ces deux mondes sont souvent désignés ensemble dans l’ouvrage par le sigle « ES ». Ainsi, la structure cosmique révélée par Oahspe est également appelée « les Trois Mondes ».

Le Monde matériel correspond au royaume du désir dans le bouddhisme. Le Monde atmosphérique correspond aux cieux du royaume du désir ou au royaume de la forme. Le Monde éthérique correspond au royaume de l’informe. Le Créateur utilisa ensuite la puissance d’un tourbillon pour subdiviser le Monde atmosphérique en trois niveaux, appelés de bas en haut Nebula, Ji-ai et Aji. Ces appellations proviennent d’une langue que l’humanité n’a jamais utilisée et ne peuvent être que translittérés. 

Il convient de noter que le symbole taiji taoïste, le symbole svastika du bouddhiste, ainsi que la Voie lactée et la majorité des galaxies observées présentent des structures en forme de vortex. Dans Oahspe, elles sont semblables à la description de la création de l’univers par la force du tourbillon : un fait qui n’avait pas encore été observé au moment de la rédaction de l’ouvrage.

Selon Oahspe, ce que les humains perçoivent comme le Royaume des Cieux réside en réalité dans les Mondes atmosphérique et éthérique. Les divinités chargées de gouverner l’humanité et le Monde matériel résidant majoritairement dans le Monde éthérique, ce que les humains appellent enfer existe dans une zone spécifique du Monde éthérique. À la mort du corps physique, l’esprit immortel le quitte et devient semblable aux anges. 

Ces esprits déterminent leur destinée future en fonction de leurs pensées, actions et paroles durant leur vie : ils peuvent retourner immédiatement dans le Monde matériel pour renaître en tant qu’humains, s’élever dans le Monde atmosphérique pour devenir un ange, entrer dans l’enfer du Monde atmosphérique et côtoyer des esprits maléfiques ou, dans de rares cas, entrer directement dans le Monde éthérique pour devenir des anges de haut rang. 

Une explication alternative : l’environnement terrestre est un système isolé, créé spécifiquement pour l’humanité ?

Au travers de l’ouvrage de John Ballou Newbrough, le Créateur explique que les anges possèdent différents niveaux et capacités. Même ceux que les humains considèrent comme des dieux sont classés selon une hiérarchie. L’établissement des Trois Mondes vise à offrir aux anges déchus un environnement propice à leur cultivation et leur ascension : leur permettant ainsi de vivre, d’apprendre et de progresser à une fréquence appropriée.

Au sein des Trois Mondes, les souverains suprêmes sont appelés dieux ou déesses, chacun présidant un monde distinct du Ciel et de la Terre, assisté par des anges de différents rangs. Dans le Monde éthérique, ils disposent généralement de cités célestes, de trônes et de conseils de gouvernement, représentant le Créateur dans la gestion des anges et de l’humanité. Au-dessous des dieux se trouvent les seigneurs, chargés d’assister directement l’humanité et de gérer les affaires terrestres. 

Le mandat des dieux et des seigneurs au sein des Trois Mondes s’étend généralement de deux cents à mille ans, et n’excède jamais trois mille ans. Lorsque le Créateur émet une lumière spéciale, le Dan, qui balaie la Terre, leur mandat prend fin. Ils rejoignent alors le Royaume éthérique du Créateur, où ils sont accueillis par les dieux et les seigneurs de ce royaume, accomplissant ainsi une transition parfaite, et accédant à une purification et une élévation supplémentaires. 

Les êtres vivants au sein des Trois Mondes ne peuvent généralement pas y entrer ni en sortir librement, ce qui souligne l’isolement cosmique unique de la Terre. Par la suite, le Créateur nomme de nouveaux êtres divins pour entrer dans les Trois Mondes, formant ainsi un nouveau monde céleste et son conseil dirigeant. Ces nouveaux dieux et membres du conseil sont généralement des anges ayant subi des épreuves difficiles dans le Monde matériel, et qui ont acquis la sagesse et les capacités nécessaires pour remplir leurs fonctions.

En-dessous des dieux et des seigneurs existent d’innombrables anges de rangs différents. Les plus fréquemment évoqués sont les anges gardiens, originaires pour la plupart du Monde matériel. Après leur mort, ils accèdent au Monde éthérique en raison de leur bonté et de leur sens du devoir. Ils se consacrent à la protection de l’humanité, mais ne peuvent accéder à des rangs supérieurs. Les anges de rangs supérieurs sont appelés archanges, juste après les dieux et les seigneurs. Ils administrent de vastes régions du Monde éthérique correspondant à une région ou à un peuple de la Terre, écoutant fréquemment les voix humaines et offrant leur aide.  Les niveaux et les catégories d’anges sont extrêmement nombreux, et Oahspe ne les énumère pas tous.

Dans Oahspe, il est aussi écrit que le monde humain fonctionne selon des schémas cycliques, les petits cycles s’inscrivant dans les grands, perpétuant ainsi le cycle des civilisations. Selon ce récit, l’exil de l’humanité sur Terre aurait commencé il y a environ 80 000 ans. Cette structure cosmique à trois mondes offre également une explication au paradoxe de Fermi : « Où sont tous les extraterrestres ? » Le paradoxe de Fermi découle de la contradiction selon laquelle l’humanité ne peut ni observer ni contacter des civilisations extraterrestres alors que l’univers est truffé de milliards d’étoiles et de planètes. La communauté scientifique a proposé diverses explications, telles que l’hypothèse de la Terre rare, celle du Grand Filtre, les limites technologiques humaines ou le principe de non-ingérence. 

Oahspe propose une explication alternative : l’environnement terrestre est un système isolé, créé spécifiquement pour l’humanité, l’isolant ainsi du reste de l’univers. Les humains seraient originaires de royaumes supérieurs, exilée sur Terre pour apprendre et se perfectionner, avec certains souvenirs et certaines capacités délibérément effacés. Si les formes de vie extérieures ne peuvent interagir librement avec eux, elles observent l’humanité de près. Sur Terre, la vie humaine, faite à la fois de souffrances et de joies, possède ainsi un but et un sens profond.

Selon ce paradigme, au cours du développement de la civilisation, l’humanité a progressivement maîtrisé le langage, l’écriture, la musique et l’art, partant d’un état initial d’ignorance, pour donner naissance à des cultures complexes. Derrière chaque manifestation de civilisation, l’homme peut percevoir la présence du Créateur, lui offrant ainsi l’opportunité de se cultiver, de s’élever. Ainsi, lorsque le Créateur descendra sur Terre, l’humanité aura l’opportunité d’être sauvée et de retourner dans les royaumes supérieurs dont elle est originaire.

Rédacteur Yasmine Dif

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