Le satellite TESS date une ancienne collision avec notre galaxie

Par Troy Oakes
Le 24/01/2020
 
Une seule étoile brillante située dans la constellation de l'Indus v, visible depuis l'hémisphère sud, a révélé de nouvelles informations sur une ancienne collision de notre galaxie, la Voie lactée, avec une autre galaxie plus petite appelée Gaia-Encelade, au commencement de son histoire. (Image: via Troy Oakes Photography )
Une seule étoile brillante située dans la constellation de l’Indus v, visible depuis l’hémisphère sud, a révélé de nouvelles informations sur une ancienne collision de notre galaxie, la Voie lactée, avec une autre galaxie plus petite appelée Gaia-Encelade, au commencement de son histoire. (Image : Troy Oakes Photography)
 

Une équipe internationale de scientifiques dirigée par l’université de Birmingham a adopté une approche novatrice en utilisant les caractéristiques scientifiques d’une seule étoile ancienne et brillante appelée ν Indi, pour reconstituer l’histoire de notre Voie lactée. Les étoiles portent des «traces fossiles» de leur histoire et donc, de leur environnement de formation. L’équipe a utilisé des données provenant de satellites et de télescopes terrestres pour obtenir ces informations sur ν Indi. Leurs résultats sont publiés dans la revue Nature Astronomy.

 
 
 

L’étoile a été datée en utilisant ses oscillations naturelles (astérosismologie), détectées dans les données recueillies par le satellite TESS (Satellite de recensement des exoplanètes en transit) de la NASA. Lancé en 2018, TESS surveille les étoiles dans la majeure partie du ciel pour rechercher les planètes en orbite autour des étoiles et pour étudier ces mêmes étoiles.

 

Concept artistique du TESS (Satellite d'étude des exoplanètes en transit). (Image: Centre de vol spatial Goddard de la NASA/Chris Meaney)
Concept artistique du TESS (Satellite d’étude des exoplanètes en transit). (Image : Centre de vol spatial Goddard de la NASA / Chris Meaney)


Gaia a pour ambitieuse mission de cartographier, sous forme de carte tri-dimensionnelle, notre Galaxie, la Voie lactée, et dans le processus, de révéler la composition, la formation et l’évolution de la galaxie. Gaia fournira des mesures de vitesse positionnelle et radiale sans précédent avec les précisions nécessaires pour produire un recensement stéréoscopique et cinématique d’environ un milliard d’étoiles dans notre galaxie et dans tout le groupe local. Cela représente environ 1% de la population stellaire galactique.

Combinées aux données de la mission Gaia, de lAgence spatiale européenne (ESA), les recherches ont révélé que cette ancienne étoile est née tôt dans l’histoire de la Voie lactée, mais que la collision avec Gaia-Encelade a modifié sa trajectoire à travers notre Galaxie. Bill Chaplin, professeur d’astrophysique à l’Université de Birmingham et auteur principal de l’étude, a déclaré : «Étant donné que la trajectoire de ν Indi a été affectée par sa collision avec Gaia-Encelade, cette collision a dû se produire une fois que l’étoile s’était formée. C’est ainsi que nous avons pu utiliser l’âge astérosismique pour fixer de nouvelles limites au moment où l’événement Gaia-Encelade s’est produit».

Le co-auteur, le Dr. Ted Mackereth, également de Birmingham, a déclaré : «Parce que nous voyons tant d’étoiles de Gaia-Encelade, nous pensons que cela a dû avoir un grand impact sur l’évolution de notre Galaxie. La compréhension de ce phénomène est aujourd’hui un sujet préoccupant en astronomie, et cette étude est une étape importante pour comprendre le moment où cette collision s’est produite».

Bill Chaplin a ajouté : «Cette étude démontre le potentiel de l’astérosismologie avec TESS, et ce qui est possible lorsqu’on dispose d’une variété de données de pointe sur une seule étoile brillante».

La recherche montre clairement le fort potentiel du programme TESS pour rassembler de nouvelles données sur les étoiles qui sont nos plus proches voisines dans la Voie lactée. La recherche a été financée par le Science and Technology Facilities Council (Conseil des installations scientifiques et technologiques) et par le CER (Conseil européen de la recherche) dans le cadre du projet «Asterochronometry Project»



Fourni par : Université de Birmingham (Note: le contenu et la longueur des documents peuvent être modifiés).

Traduit par Swanne Vi

Version en anglais : TESS Dates an Ancient Collision With Our Galaxy