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Bien-être. L’estime de soi : pourquoi nous en avons besoin et comment la conserver

SANTÉ > Bien-être

L’estime de soi désigne l’évaluation que l’on se fait de sa propre valeur et de ses propres mérites - en gros, à quel point on se sent valable. L’estime de soi intègre les composantes suivantes : la confiance en soi, le sentiment de sécurité, l’identité, le sentiment d’appartenance et le sentiment de compétence.

Une bonne estime de soi nous pousse à aller de l’avant et nous donne la confiance nécessaire pour relever les défis et pour affronter la vie. Une mauvaise estime de soi peut avoir des répercussions négatives sur notre vie, conduisant à un sentiment de vide et de doute, et à un manque de confiance.

Voyons comment nous pouvons maintenir un bon niveau d’estime de soi pour éviter de s’engager sur une pente glissante.

Impacts d’une mauvaise estime de soi

Une bonne estime de soi contribue à améliorer les prises de décisions, les relations, la santé et le bien-être émotionnels. Vous vous sentez plus motivé et mieux dans votre peau au niveau des compétences, des relations avec les autres et de la confiance.

Une faible estime de soi peut générer des émotions négatives, notamment un complexe d’infériorité, de la difficulté à exprimer ses sentiments ou ses idées, le doute et la peur, un sentiment d’échec et d’autres effets démoralisants.

Selon le docteur Robin Miller, médecin basé à Medford, dans l’Oregon, les personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes sont « généralement malheureuses » et sont sujettes à la solitude, qui est un facteur alarmant de mortalité précoce.

Une étude menée en 1938 sur des étudiants de deuxième année de l’Université Harvard a montré que le fait d’avoir de bonnes relations favorisait la santé et la longévité, alors qu’une faible estime de soi donnait lieu à des relations moins satisfaisantes.

Une étude plus récente, réalisée en 2018, a montré que les personnes ayant une faible estime de soi qui affichent ouvertement leur mal-être pour éviter d’être exclues, étaient susceptibles de subir davantage de rejet, ce qui pourrait les conduire à l’isolement et au repli. Cela pourrait même les conduire à couper les liens avec leur entourage.

Renforcer l’estime de soi

Selon le médecin Collin Lynn, basé à Redding, en Californie, il est vital de conserver une bonne estime de soi. « C’est comme un aimant. Si vous connaissez votre but et que vous avez une bonne estime de vous-même, vous pouvez utiliser cet aimant pour changer le monde en mieux », a-t-il déclaré.

Collin Lynn a constaté que les patients ayant une bonne estime d’eux-mêmes ont une meilleure prise sur leur santé, ajoutant que les autres ne sont pas « non conformes », mais qu’ils ont tout simplement l’impression de ne pas contrôler leur santé.

L’estime de soi ne doit cependant pas être confondue avec le narcissisme – ce fait est très important. Il ne faut pas surestimer ou exagérer sa valeur. Selon le Dr Lynn, les personnes qui aiment se vanter ont souvent une faible estime d’elles-mêmes. Elles cachent leur vulnérabilité en dissimulant leurs sentiments, et en se montrant audacieuses et téméraires.

Alors, comment promouvoir une meilleure estime de soi ?

Un dialogue positif avec soi-même

Pour commencer, nous pouvons utiliser le discours intérieur positif pour réduire l’anxiété et le stress et mieux nous affirmer face à des pensées négatives.

Une étude réalisée en 2020 pour le journal Nature Communications sur 184 participants, a  estimé qu’une personne expérimente en moyenne environ 6 200 pensées par jour, ce qui pourrait signifier que nous nous posons constamment la question de savoir si ce que nous faisons est bon ou mauvais.

Ce qui se passe dans notre tête a une grande importance. Le Dr Lynn, qui était auparavant un perfectionniste, a même remarqué que son estime de soi s’était améliorée lorsqu’il a commencé à se rassurer de la même manière qu’il réconfortait ses enfants : en évacuant la colère que lui inspirait un échec en se disant : « Ce n’est pas grave. »

Dans le processus du discours intérieur on ne devrait pas se blâmer, ou blâmer les autres pour ses propres erreurs, mais plutôt se dire que l’on peut s’en relever.

Pour résoudre un problème, vous devez être conscient des schémas qui peuvent affecter votre situation. Vous pouvez écrire un journal intime en explorant vos sentiments et vos pensées pour vous aider à surmonter vos frustrations.

Il est important de rester ouvert à toutes les possibilités et d’éviter de se restreindre par des « déclarations d’intention », de s’ « étiqueter » ou de mal étiqueter les autres. Assurez-vous que tout ira bien, en envisageant différentes issues positives. Avec une attitude positive vous serez en mesure de gérer vos émotions et d’éviter une crise de panique.

L’effort avant les résultats

Parfois, dans un voyage ce n’est pas la destination qui compte mais plutôt le chemin parcouru.

Dans son livre The Price of Privilege : How Parental Pressure and Material Advantage Are Creating a Generation of Discontented and Unhappy Kids, la psychologue Madeline Levine indique que féliciter un enfant pour ses réalisations peut avoir un impact négatif sur le développement de son estime de soi, et qu’il faut plutôt le féliciter pour le travail qu’il a fourni pour parvenir à ce résultat.

Selon Madeline Levine, si nous félicitons sans cesse un enfant pour ce qu’il a bien fait, il ne sera pas disposé à essayer d’accomplir de nouvelles choses. En le félicitant plutôt pour son travail acharné, il se sentira mieux par rapport à ce qu’il pourrait faire dans d’autres domaines en dehors de sa zone de confort.

Le corps et l’esprit ne font qu’un

Le corps et l’esprit sont liés, il est donc important de maintenir l’estime de soi à un niveau élevé pour que notre corps soit poussé à faire ce que nous désirons.

Pour renforcer l’estime de soi, Robin Miller suggère d’essayer une thérapie cognitive-comportementale pour aider à limiter les discours et les pensées négatives. Une femme a tenu un journal où elle témoignait de son bien-être tout au long de son parcours pour vaincre l’obésité.

Dans le processus, elle a fait un travail sur elle-même, qui l’a amenée à se sentir bien et son estime de soi s’est améliorée petit à petit, ce qui lui a ouvert les portes à d’autres options pour un meilleur style de vie.

L’autocompassion

S’il est facile d’expérimenter la compassion chez les autres, il est parfois difficile d’avoir de la compassion pour soi-même. Lorsque nous sommes vulnérables face à notre insécurité et au stress, nous sommes nos pires juges.

Cependant, nous pouvons trouver la force dans l’autocompassion en étant bienveillant envers soi-même (reconnaître que l’échec fait partie de notre vie), envers l’humanité (nous ne sommes pas les seuls à être confrontés à ces problèmes) et en pratiquant la pleine conscience (être conscient de nos émotions négatives sans les surexposer).

Pour parvenir à un état d’autocompassion, essayez de vous traiter comme vous le feriez pour un bon ami. Vous pouvez également vous plonger dans le passé, afin de mieux cerner vos problèmes. Apprenez à prendre soin de vous tout comme vous prenez soin des autres.

Libérez-vous du sentiment d’échec lorsque vous n’avez pas été capable de bien faire une chose, dites-vous que ce n’est pas la fin du monde et que vous ferez mieux la prochaine fois. Prenez du recul, prenez conscience de vos défauts et développez une pensée positive afin de retrouver la force dont vous avez besoin pour affronter le monde.

Rédacteur Fetty Adler

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